top of page
WhatsApp Image 2026-02-11 at 12.03.32.jpeg

25e édition de notre congrès annuel sur le thème de l’inclusion des personnes malentendantes dans la société au Lausanne Palace le 30 mai

NOS PROCHAINS ÉVÉNEMENTS 

eeplm_aff_grande-11-scaled.jpg

Diffusion offerte par Forom Ecoute de "ELLE ENTEND PAS LA MOTO" - de Dominique FISCHBACH au cinéma de Bellevaux à Lausanne le 25 Avril 

DERNIÈRES NOUVELLES

MAGAZINE

Comprendre sans tout entendre: la lecture labiale, une compétence qui s’acquiert

Dans le brouhaha d’un restaurant, lors de conversations en groupe ou lors de réunions professionnelles, une personne malentendante peut facilement perdre une partie des échanges. Si les appareils auditifs ou les implants cochléaires aident, ils ne restituent pas toujours les sons de manière nette. C’est ici qu’intervient la lecture labiale. Loin d’être une capacité innée, il s’agit d’une compétence précise qui s’acquiert et se perfectionne par la pratique.


Bien que l’on dise couramment qu’il s’agit de «lire sur les lèvres», l’exercice consiste en réalité à observer un ensemble de mouvements qui fournissent une multitude d’indices visuels: le dessin formé par les lèvres, bien sûr, mais aussi la position de la langue et le degré d’ouverture de la bouche. Pourtant, cette observation ne suffit pas toujours, car certaines syllabes se ressemblent terriblement, comme «pa», «ba» et «ma», pour ne citer qu’un exemple.


Décoder ce qui est visible et invisible


Au-delà de la reconnaissance des images produites par la bouche selon les différents sons, l’enjeu de l’apprentissage consiste aussi à apprendre à combler ces ambiguïtés. Pour y parvenir, le cerveau opère un travail formidable de reconstitution, par ce que l’on nomme la «suppléance mentale». Il s’appuie sur le contexte de la phrase, la logique du discours et les résidus auditifs pour assembler les fragments et retrouver le sens global. Ainsi, l'apprentissage consiste à affiner la reconnaissance des indices visuels de la parole et à développer les capacités d’interprétation, afin de rendre la compréhension plus rapide, plus efficace et moins fatigante.


Un accompagnement structuré et accessible


Acquérir ces compétences demande un guidage. C’est l’une des missions que nous nous sommes donnés à la fondation FoRom écoute. Chaque année, nous finançons et coordonnons environ 600 heures de cours collectifs, dispensés dans une quinzaine de villes romandes par treize enseignantes spécialisées dont notre fondation a financé la formation spécifique en lecture labiale. Ce soutien permet aux participant·e·s d’accéder à cet apprentissage quels que soient leurs moyens financiers, puisque seule une contribution symbolique leur est demandée.


Ces cours sont dispensés sous forme de cycles de 10 séances hebdomadaires ou mensuelles de 2 heures, en petits groupes de 5 à 7 personnes. Cette taille réduite permet aux participant·e·s de bénéficier d’un suivi individualisé, tout en profitant de la dynamique de groupe et des échanges entre pairs. Car au-delà de la technique et des méthodes, il s’agit aussi de rompre l’isolement et de prendre sa place dans les conversations. Un participant le confirme: «J’acquiers de nouvelles compétences et je retrouve confiance en moi dans un climat amical».


Une pratique à vivre au quotidien


Cette offre, destinée aux adultes, est actuellement déployée à Genève, Lausanne, Vevey, St-Maurice, Martigny, Bulle, Bienne, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Porrentruy, Delémont, Vicques et Moutier *. Entre les séances, les participant·e·s poursuivent leur apprentissage dans leurs interactions courantes. Nous les y encourageons, car l’articulation varie d’une personne à l’autre par de subtiles nuances: multiplier les expériences avec divers interlocuteurs permet donc de progresser plus rapidement.


La lecture labiale complète ainsi utilement les prothèses auditives les plus efficaces, comme en témoigne l’une de nos participantes: «En milieu bruyant, j’arrive désormais à suivre la discussion». Une belle victoire!



* La liste des villes dans lesquelles des cours sont disponibles peut évoluer. Nous vous recommandons de consulter la page «Cours de lecture labiale» pour plus de détails sur les cours actuels, ainsi que pour trouver les contacts utiles selon votre région.



💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter!


Photo © Sébastien Monachon

Point fort

30 juin 2026

Publié le :

Et si le bonheur tenait au chant des oiseaux?

Des études récentes le confirment: écouter les oiseaux apaise et remonte le moral. Pour profiter de ce bienfait, encore faut-il pouvoir entendre ces mélodies aiguës et subtiles. Or, souvent, avec une perte auditive qui s’installe progressivement, notre monde sonore s’appauvrit sans que nous n’en ayons conscience, nous privant de ces petites choses qui nous font du bien.


Selon un communiqué de la Station ornithologique suisse de Sempach, relayé par RTS info la semaine dernière, plusieurs recherches scientifiques confirment le lien entre la présence d’oiseaux et notre santé mentale. Une étude révèle par exemple que se promener durant 30 minutes dans un parc urbain en écoutant le chant des oiseaux suffit à réduire le taux de cortisol (hormone du stress) de près de 40%, tout en augmentant les émotions positives et en faisant baisser la tension artérielle. D’autres travaux montrent que vivre dans un environnement riche en diversité d'oiseaux augmente significativement la satisfaction de vie, procurant un bonheur dont l'intensité équivaudrait à celle d'une augmentation de salaire.


Quand le chant s'efface progressivement


Il n’est pourtant pas donné à tous de percevoir ces mélodies. La presbyacousie, perte auditive liée à l'âge, touche prioritairement les fréquences aiguës, précisément là où se niche l'essentiel du répertoire des oiseaux. En plus de la hauteur du son, c'est aussi la capacité à discerner la complexité des trilles et la rapidité des modulations qui s'érode, rendant le chant indistinct. Le piège réside dans la progressivité de cette baisse: on s’y habitue sans prêter attention au fait que nos balades semblent de plus en plus calmes et les oiseaux toujours plus rares.


Cela touche aussi les personnes déjà appareillées dont l'audition a évolué sans qu'elles ne réalisent la nécessité de réajuster leur dispositif, les privant peu à peu de cette connexion à la nature.


Des témoignages qui parlent d’eux-mêmes


Au-delà des données scientifiques, le plaisir que procure le chant des oiseaux relève d'une certaine évidence. Deux intervenantes du récent congrès annuel organisé par notre fondation FoRom écoute ont en effet spontanément mentionné leurs expériences à ce sujet. La première, malentendante de naissance, a décrit la surprise et le bonheur intense ressentis lorsque, appareillée pour la première fois passé la quarantaine, elle a découvert ces sons pour la première fois. Elle accédait alors à un monde qu’elle ignorait jusqu’alors. La seconde, dont la perte auditive s’est installée progressivement, a partagé l'émotion de retrouver ces mélodies oubliées.


Prendre soin de son audition pour préserver son paysage sonore


Ces récits rappellent à quel point les capacités auditives sont précieuses. Le dépistage et le port d’aides correctement ajustées ne sont pas de simples actes médicaux et techniques, mais les clés qui redonnent sa couleur et sa richesse à la vie quotidienne.


L’une des intervenantes a également rappelé l’importance de protéger son ouïe en portant des bouchons d’oreille ou autres protections auditives, soulignant que cela concerne aussi bien les personnes malentendantes que celles dont le capital auditif est intact.


Veiller à son audition, c'est finalement se donner les moyens de ne rien perdre de ces petites joies du quotidien, pour une vie plus douce et plus connectée. C’est une attention qui en vaut vraiment la peine.



💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter!


Photo: James Wainscoat sur Unsplash

Santé

23 juin 2026

Publié le :

Les gilets haute visibilité pour mieux évoluer dans l’espace public

Produits l’année dernière à la demande directe des personnes malentendantes, nos gilets haute visibilité répondent à un double enjeu: plus de sécurité et plus d’harmonie dans l’espace public.


Sursauter lorsqu’une trottinette nous double soudainement ou subir l’agacement des cyclistes qui ne comprennent pas notre absence de réaction malgré l’alerte insistante de la sonnette: ces scénarios sont familiers à de nombreuses personnes malentendantes. La multiplication des trottinettes et des vélos a accru ces problématiques lorsque les voies de circulation sont partagées avec les piétons. Pour contrer ces difficultés, FoRom écoute offre gratuitement des gilets haute visibilité conçus pour la communauté malentendante.


Un principe simple et efficace


Notre gilet, jaune fluo, arbore un pictogramme signalant la malaudition. Il permet d’être vu·e de loin, compensant l’impossibilité d’entendre l’approche d’un véhicule par derrière. Les retours des utilisatrices et utilisateurs sont clairs: l’accessoire rassure, renforce la sécurité et évite les incompréhensions, ainsi que les potentiels conflits. Ces gilets sont disponibles gratuitement pour toute personne malentendante intéressée en nous écrivant à info@ecoute.ch.


De la sécurité à l’inclusion


La question de la visibilité dépasse le seul cadre de la sécurité sur les trottoirs, routes et chemins. Elle touche à l’inclusion sociale et à la qualité de vie de manière plus large. Comme discuté lors du congrès annuel de FoRom écoute le 30 mai dernier, se rendre visible facilite grandement les échanges au quotidien.

Porter un signe distinctif – qu’il s’agisse d’un gilet, d’un badge, d’une prothèse auditive assumée ou encore d’un cordon tournesol – évite d’avoir à «raconter sa vie à chaque nouvelle interaction», comme en a témoigné l’une des intervenantes. D’autres témoins ont relevé que l’attitude des interlocuteurs change immédiatement, passant parfois de l’incompréhension, voire du jugement ou de l’agacement, à plus de bienveillance et de patience.


Visibilité et prudence: trouver le juste équilibre


Si le consensus au sein de la communauté est que la visibilité est essentielle, une nuance importante a été soulevée lors des débats du congrès. Une participante a relaté s’être fait voler des affaires dans son sac dans les transports, soupçonnant que le badge «malentendant» apposé sur celui-ci ait pu rassurer les voleurs sur son incapacité à percevoir leurs gestes.


Ce témoignage invite à une prudence élémentaire, valable d’ailleurs pour tout un chacun dans les lieux bondés: se rendre visible ne doit pas signifier se rendre vulnérable. Il s’agit de garder un œil vigilant sur ses objets de valeur, tout en profitant des avantages sociaux et sécuritaires que procure le fait d’être identifié.



➡️ Pour aller plus loin sur le sujet de la visibilité du handicap auditif, nous vous invitons à consulter d’autres articles parus récemment dans notre magazine en ligne:



💡 Pour ne rien manquer de nos articles: abonnez-vous à la newsletter!

Actualités

16 juin 2026

Publié le :

Lecture Labiale

Foire aux questions

Demander de l'aide

Appelez-nous

27.11.2025_illustration_Bonjour_Malentendant_noël_2025.png

ENTRER EN CONTACT AVEC FOROM ECOUTE

bottom of page