top of page
WhatsApp Image 2026-02-11 at 12.03.32.jpeg

25e édition de notre congrès annuel sur le thème de l’inclusion des personnes malentendantes dans la société au Lausanne Palace le 30 mai

NOS PROCHAINS ÉVÉNEMENTS 

eeplm_aff_grande-11-scaled.jpg

Diffusion offerte par Forom Ecoute de "ELLE ENTEND PAS LA MOTO" - de Dominique FISCHBACH au cinéma de Bellevaux à Lausanne le 25 Avril 

DERNIÈRES NOUVELLES

MAGAZINE

Auracast: une technologie prometteuse

Auracast est une technologie de diffusion audio Bluetooth qui pourrait être intégrée aux prochaines évolutions de la norme SIA 500 en matière d’accessibilité auditive. Plus ouverte et polyvalente que les systèmes traditionnels, elle permet de transmettre un son de qualité directement vers des aides auditives ou des écouteurs compatibles. Notre fondation s’est saisie de cette innovation en acquérant du matériel dès 2025 et en réalisant un premier test d’utilisation lors de son congrès annuel.


Pendant des décennies, la boucle magnétique a constitué la principale solution de transmission audio dans les lieux publics pour les personnes malentendantes. Si ce système a rendu d’immenses services, ses coûts d’installation et d’entretien ont parfois freiné son déploiement. A présent, une nouvelle approche se développe avec Auracast, une technologie de diffusion audio par Bluetooth qui ouvre de nouvelles perspectives en matière d’accessibilité, tant pour les personnes malentendantes que pour le grand public.


Le principe est à la fois simple et visionnaire: un émetteur diffuse un flux audio Bluetooth que n’importe quel récepteur compatible peut capter instantanément, sans appairage complexe. Ainsi, un nombre illimité de personnes peut recevoir un son clair et direct dans son propre dispositif, qu’il s’agisse d’aides auditives ou de simples écouteurs du commerce.


Une technologie à la disposition de toutes et tous


C’est ici que réside la force d’Auracast. Contrairement aux systèmes réservés aux seuls porteurs d’appareils auditifs spécifiques, cette technologie fonctionne également avec les casques et écouteurs grand public. Cette ouverture change la donne pour les gestionnaires de musées, gares, salles de conférences et autres lieux publics: choisir Auracast, c’est servir à la fois les personnes en situation de handicap auditif et le grand public, que ce soit pour une meilleure écoute ou pour accéder à des services tels que les audioguides ou la traduction simultanée. L’investissement devient ainsi transversal.


De plus, pour les personnes malentendantes légères qui ne portent pas encore d’appareillage, Auracast offre une première marche vers l’accessibilité sans stigmatisation.


En première ligne pour tester et faire tester


Notre fondation a acquis en 2025 du matériel d’émission et de réception Auracast. L’objectif est double: éprouver la robustesse de cette technologie et permettre aux personnes malentendantes d’en faire une première expérience pour se forger leur propre opinion.


Notre démarche s’inscrit également dans un contexte législatif en cours de mutation, avec la révision de la norme SIA 500 «Constructions sans obstacles». Tout indique qu’Auracast deviendra prochainement une solution admissible, voire recommandée, pour répondre aux exigences d’accessibilité dans les constructions ouvertes au public, là où le texte actuel fait principalement référence aux boucles magnétiques. En anticipant cette évolution, nous voulons permettre aux personnes malentendantes de se familiariser avec les systèmes de transmission audio numériques qui leur seront utiles dans un futur proche.


Retour d’expérience: notre congrès annuel comme terrain d’essai


Lors de notre dernier congrès annuel, nous avons offert à trois participantes malentendantes l’opportunité de tester le matériel Auracast en situation réelle. L’objectif était d’évaluer la simplicité de connexion, la qualité sonore et le confort d’usage.


Le verdict sur la prise en main est encourageant. Si Sandra, la plus jeune, a réussi à se connecter seule instantanément, Marlène et Michèle ont eu besoin d’un bref accompagnement. Cependant, toutes s’accordent à dire que quelques explications ont suffi à surmonter les doutes initiaux.


Les retours de Marlène et Sandra concernant la qualité audio sont enthousiastes. Elles ont jugé le son «excellent», le volume «parfaitement adapté», permettant de comprendre «beaucoup mieux» les interventions, sans coupures ni interruptions. Michelle a en revanche trouvé la qualité «moyenne» et le réglage du volume perfectible. L’audioprothésiste responsable de piloter cette expérience précise que ces écarts ne sont pas inhérents à la technologie Auracast, mais s’expliquent par la nature d’un test ponctuel: les réglages fins et le suivi de l’adaptation n’ont pas pu être réalisés avec la même précision que pour un appareillage individuel classique.


Malgré ces points de vigilance, le sentiment général reste positif. Marlène recommande «absolument» Auracast et attend «avec impatience de pouvoir activer Auracast dans chaque endroit où il y a de l’écoute». Michelle, malgré une certaine déception, a apprécié la démarche: «je vous encourage à recommencer», a-t-elle conclu. Une invitation que nous relèverons sans aucune hésitation.


Les retours de cette expérience confirment en tout cas le potentiel d’Auracast et témoignent de l’ouverture des personnes malentendantes à explorer de nouvelles solutions.


💡 Nous reviendrons régulièrement avec d’autres points de situation sur les innovations numériques qui faciliteront l’accessibilité auditive dans le futur. Pour ne rien manquer de nos articles: abonnez-vous à la newsletter!


Photo: lors du congrès, des participant·e·s ont également testé des casques intégrant la technologie Auracast et pouvant être utilisés aussi bien par des personnes malentendantes qu’entendantes. © Sebastien Monachon

Solutions

7 juillet 2026

Publié le :

Comprendre sans tout entendre: la lecture labiale, une compétence qui s’acquiert

Dans le brouhaha d’un restaurant, lors de conversations en groupe ou lors de réunions professionnelles, une personne malentendante peut facilement perdre une partie des échanges. Si les appareils auditifs ou les implants cochléaires aident, ils ne restituent pas toujours les sons de manière nette. C’est ici qu’intervient la lecture labiale. Loin d’être une capacité innée, il s’agit d’une compétence précise qui s’acquiert et se perfectionne par la pratique.


Bien que l’on dise couramment qu’il s’agit de «lire sur les lèvres», l’exercice consiste en réalité à observer un ensemble de mouvements qui fournissent une multitude d’indices visuels: le dessin formé par les lèvres, bien sûr, mais aussi la position de la langue et le degré d’ouverture de la bouche. Pourtant, cette observation ne suffit pas toujours, car certaines syllabes se ressemblent terriblement, comme «pa», «ba» et «ma», pour ne citer qu’un exemple.


Décoder ce qui est visible et invisible


Au-delà de la reconnaissance des images produites par la bouche selon les différents sons, l’enjeu de l’apprentissage consiste aussi à apprendre à combler ces ambiguïtés. Pour y parvenir, le cerveau opère un travail formidable de reconstitution, par ce que l’on nomme la «suppléance mentale». Il s’appuie sur le contexte de la phrase, la logique du discours et les résidus auditifs pour assembler les fragments et retrouver le sens global. Ainsi, l'apprentissage consiste à affiner la reconnaissance des indices visuels de la parole et à développer les capacités d’interprétation, afin de rendre la compréhension plus rapide, plus efficace et moins fatigante.


Un accompagnement structuré et accessible


Acquérir ces compétences demande un guidage. C’est l’une des missions que nous nous sommes donnés à la fondation FoRom écoute. Chaque année, nous finançons et coordonnons environ 600 heures de cours collectifs, dispensés dans une quinzaine de villes romandes par treize enseignantes spécialisées dont notre fondation a financé la formation spécifique en lecture labiale. Ce soutien permet aux participant·e·s d’accéder à cet apprentissage quels que soient leurs moyens financiers, puisque seule une contribution symbolique leur est demandée.


Ces cours sont dispensés sous forme de cycles de 10 séances hebdomadaires ou mensuelles de 2 heures, en petits groupes de 5 à 7 personnes. Cette taille réduite permet aux participant·e·s de bénéficier d’un suivi individualisé, tout en profitant de la dynamique de groupe et des échanges entre pairs. Car au-delà de la technique et des méthodes, il s’agit aussi de rompre l’isolement et de prendre sa place dans les conversations. Un participant le confirme: «J’acquiers de nouvelles compétences et je retrouve confiance en moi dans un climat amical».


Une pratique à vivre au quotidien


Cette offre, destinée aux adultes, est actuellement déployée à Genève, Lausanne, Vevey, St-Maurice, Martigny, Bulle, Bienne, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Porrentruy, Delémont, Vicques et Moutier *. Entre les séances, les participant·e·s poursuivent leur apprentissage dans leurs interactions courantes. Nous les y encourageons, car l’articulation varie d’une personne à l’autre par de subtiles nuances: multiplier les expériences avec divers interlocuteurs permet donc de progresser plus rapidement.


La lecture labiale complète ainsi utilement les prothèses auditives les plus efficaces, comme en témoigne l’une de nos participantes: «En milieu bruyant, j’arrive désormais à suivre la discussion». Une belle victoire!



* La liste des villes dans lesquelles des cours sont disponibles peut évoluer. Nous vous recommandons de consulter la page «Cours de lecture labiale» pour plus de détails sur les cours actuels, ainsi que pour trouver les contacts utiles selon votre région.



💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter!


Photo © Sébastien Monachon

Point fort

30 juin 2026

Publié le :

Et si le bonheur tenait au chant des oiseaux?

Des études récentes le confirment: écouter les oiseaux apaise et remonte le moral. Pour profiter de ce bienfait, encore faut-il pouvoir entendre ces mélodies aiguës et subtiles. Or, souvent, avec une perte auditive qui s’installe progressivement, notre monde sonore s’appauvrit sans que nous n’en ayons conscience, nous privant de ces petites choses qui nous font du bien.


Selon un communiqué de la Station ornithologique suisse de Sempach, relayé par RTS info la semaine dernière, plusieurs recherches scientifiques confirment le lien entre la présence d’oiseaux et notre santé mentale. Une étude révèle par exemple que se promener durant 30 minutes dans un parc urbain en écoutant le chant des oiseaux suffit à réduire le taux de cortisol (hormone du stress) de près de 40%, tout en augmentant les émotions positives et en faisant baisser la tension artérielle. D’autres travaux montrent que vivre dans un environnement riche en diversité d'oiseaux augmente significativement la satisfaction de vie, procurant un bonheur dont l'intensité équivaudrait à celle d'une augmentation de salaire.


Quand le chant s'efface progressivement


Il n’est pourtant pas donné à tous de percevoir ces mélodies. La presbyacousie, perte auditive liée à l'âge, touche prioritairement les fréquences aiguës, précisément là où se niche l'essentiel du répertoire des oiseaux. En plus de la hauteur du son, c'est aussi la capacité à discerner la complexité des trilles et la rapidité des modulations qui s'érode, rendant le chant indistinct. Le piège réside dans la progressivité de cette baisse: on s’y habitue sans prêter attention au fait que nos balades semblent de plus en plus calmes et les oiseaux toujours plus rares.


Cela touche aussi les personnes déjà appareillées dont l'audition a évolué sans qu'elles ne réalisent la nécessité de réajuster leur dispositif, les privant peu à peu de cette connexion à la nature.


Des témoignages qui parlent d’eux-mêmes


Au-delà des données scientifiques, le plaisir que procure le chant des oiseaux relève d'une certaine évidence. Deux intervenantes du récent congrès annuel organisé par notre fondation FoRom écoute ont en effet spontanément mentionné leurs expériences à ce sujet. La première, malentendante de naissance, a décrit la surprise et le bonheur intense ressentis lorsque, appareillée pour la première fois passé la quarantaine, elle a découvert ces sons pour la première fois. Elle accédait alors à un monde qu’elle ignorait jusqu’alors. La seconde, dont la perte auditive s’est installée progressivement, a partagé l'émotion de retrouver ces mélodies oubliées.


Prendre soin de son audition pour préserver son paysage sonore


Ces récits rappellent à quel point les capacités auditives sont précieuses. Le dépistage et le port d’aides correctement ajustées ne sont pas de simples actes médicaux et techniques, mais les clés qui redonnent sa couleur et sa richesse à la vie quotidienne.


L’une des intervenantes a également rappelé l’importance de protéger son ouïe en portant des bouchons d’oreille ou autres protections auditives, soulignant que cela concerne aussi bien les personnes malentendantes que celles dont le capital auditif est intact.


Veiller à son audition, c'est finalement se donner les moyens de ne rien perdre de ces petites joies du quotidien, pour une vie plus douce et plus connectée. C’est une attention qui en vaut vraiment la peine.



💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter!


Photo: James Wainscoat sur Unsplash

Santé

23 juin 2026

Publié le :

Lecture Labiale

Foire aux questions

Demander de l'aide

Appelez-nous

27.11.2025_illustration_Bonjour_Malentendant_noël_2025.png

ENTRER EN CONTACT AVEC FOROM ECOUTE

bottom of page