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Voler de ses propres ailes après Le Repuis
La fin l’année scolaire approche ; pour les malentendants, les sourds ou jeunes en difficulté, quelles sont les formations professionnelles pour prendre leur envol ? Point fort en Suisse romande : le Centre CFPS Le Repuis.

Chantier secteur maçonnerie 2017

Le Centre de formation professionnelle spécialisée (CFPS) Le Repuis, constitue un atout majeur dans la formation professionnelle spécialisée en Suisse romande.
Au cœur de ses préoccupations et à l’image d’un Rubik’s cube, les niveaux, les concepts de formation, la socialisation et le choix de nombreuses voies se dressent, s’entrecroisent et se combinent, dans le but de répondre de manière spécifique et personnalisée aux besoins de chaque futur-e apprenti-e.

Cela leur permet de trouver leur place au sein d’une formation en entreprise, en atelier ou en partenariat-entreprise pour obtenir un CFC, une AFP, voire une attestation de formation pratique…
« Environ 30% des jeunes viennent d’un établissement spécialisé, 35% de l’enseignement obligatoire pas toujours abouti et les autres ont été sans occupation durant les mois qui précèdent leur formation. Nous mettons en avant le rôle « professionnel » de notre Centre et au contraire, minimisons le terme « spécialisé » qui stigmatise les jeunes », explique Luc Lambert directeur-adjoint de l’unité ressources socio-pédagogiques.

En pratique
Ainsi, des jeunes ayant besoin d’un soutien durant leur formation, et également des malentendants ou sourds, soutenus par l’AI, peuvent apprendre un métier au CFPS. Quelque 380 apprentis, dont 150 au Centre principal de Grandson, bénéficient d’un apprentissage, précédé d’une préparation à la formation initiale, de stages et d’appuis personnalisés selon le rythme de chacun. Un soutien de santé est également proposé, composé de psychologues, art-thérapeutes et infirmières.

secteur paysagiste 2017

Le Repuis propose trois concepts de formation : une formation en atelier, une formation en partenariat-entreprise ou encore une formation directement en entreprise.

Si l’apprenti est autonome et sans grandes difficultés, la formation en entreprise en vue d’une AFP ou d’un CFC, avec le soutien d’un coordinateur de l’insertion professionnelle, CIP, est privilégiée.

Le CFPS dispense des formations professionnelles pouvant déboucher sur trois niveaux de certification. La formation pratique interne pour une certification des compétences opératoires (FP), l’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) et la formation initiale standard en vue de l’acquisition du certificat fédéral de capacité (CFC).

« L’Assurance Invalidité, AI,finance la formation et l’hébergement. Si l’apprenti profite d’un hébergement au Repuis, en raison de l’éloignement de son domicile ou pour des raisons familiales, nous tenons bien évidemment compte de ses activités sportives ou de loisirs, afin qu’il conserve des relations avec ses amis », poursuit le directeur-adjoint en ressources socio-pédagogiques.
Les liens sociaux, la transversalité, répondre aux besoins de chacun est prioritaire. Le Repuis est également établi à Yverdon-les-Bains, où les formations en entreprise sont pour le moment centralisées. Des antennes se trouvent à Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Genève et en Valais.
Dans le cadre du projet Repuis 2020, l’ensemble des activités et ateliers du CFPS seront centralisés à Grandson, dans un nouveau bâtiment qui sera inauguré l’année prochaine.

Où loger durant la formation ?
Il existe plusieurs options durant la formation : Le Repuis met à disposition des hébergements progressifs, adaptés aux besoins des apprentis avec le soutien des éducateurs/trices, un internat, des lieux de vie décentralisés et des appartements. Une grande partie des apprentis reste en externat durant toute la formation. Un réfectoire est à leur disposition pour les pauses et les repas.

Le siège de Grandson compte des classes, ateliers, internat (la Maison Jura-Lac) pourvu d’un réfectoire et le restaurant d’application « Le Petit Gourmand », ouvert au public où les apprentis mettent en pratique leurs apprentissages. Ce dernier est implanté dans la verdure, face au lac, privilégiant des terrasses végétalisées, réalisées par les apprentis horticulteurs et paysagistes.
La construction de nouveaux ateliers dédiés à différents corps de métier est en cours et devrait permettre, dès la rentrée 2019, de centraliser et regrouper les cours pratiques et les ateliers.

Témoignage
Actuellement, parmi les apprentis, cinq sont sourds ou malentendants. Témoignage d’un jeune sourd qui s’est adressé à nous en LSF et traduit par Michèle Lovis, répondante-surdité au CFPS Le Repuis.

« Après avoir été refusé au sein de l’école cantonale d’art du Valais à cause de mon niveau insuffisant en allemand et en anglais (!), j’ai éprouvé une grande déception. Des amis m’ont parlé du Repuis et l’AI m’y a orienté. Après deux stages différents de deux semaines chacun à mon arrivée au Repuis, j’ai effectué mon stage de confirmation de six semaines dans le domaine des arts-graphiques, qui m’ouvre les portes d’une formation CFC de technologue en impression, option reprographie ».

secteur mécanique 2016

Arrivé en août dernier au Repuis, il prépare son entrée à l’Ecole romande d’arts et communication, ERACOM. « Le niveau CFC qui dure quatre ans, est élevé, aussi je travaille énormément le vocabulaire professionnel, incluant également les textes en français, l’écriture et la syntaxe ».
À son entrée à l’ERACOM, l’étudiant bénéficiera de l’aide d’un interprète LSF pour les cours professionnels. Interprète avec qui il collabore déjà et avec qui le courant passe.
Curieux, autodidacte, bosseur, observateur, amateur d’informatique, de photographie et de mode, il aime aussi la découverte des cultures, les expériences différentes et les histoires vécues. Un plus pour lui dans la vie de tous les jours.

« Lorsque je suis arrivé à Grandson, ma famille me manquait et l’idée d’être en internat me pesait. Maintenant, cela se passe vraiment bien. Si la communication avec mes camarades est parfois spartiate ; nous dialoguons beaucoup avec des messages via les smartphones. J’échange plus facilement avec les éducateurs/trices qui connaissent la langue des signes et en particulier avec Michèle Lovis, éducatrice spécialisée, qui connaît également bien le réseau externe au Repuis en lien avec la surdité et la malentendance. « Au Repuis depuis huit ans, j’ai rencontré et suivi – parfois pour une semaine découverte ou le temps d’une formation de quatre ans – une quarantaine d’apprentis. Qu’ils soient implantés, appareillés, oralistes, utilisant ou non le code LPC ou encore communiquant en Langue des Signes, je valorise toutes les formes de communication et m’adapte à chacun ».

L’apprenti se projette déjà à la fin de ses études et espère trouver un travail avec l’aide du Repuis.

Soutien social
L’aspect psychologique est très important ; pour un jeune, il est parfois difficile d’accepter d’être dans une école dite spécialisée. Quoi qu’il en soit, ils reçoivent un titre fédéral, avec exactement les mêmes niveaux d’exigences que dans l’économie libre. Sur leur CFC ou AFP, il n’est écrit nulle part qu’ils ont suivi leur formation dans un CFPS.
« L’enjeu social prime et mon rôle premier envers les apprentis, avec le soutien des familles, consiste à être bienveillante et pédagogue, à l’écoute, de les accompagner et les encourager pour qu’ils croient en leurs capacités. Notre regard sur eux est important et nous positivons toujours. Ils ont besoin, comme tout le monde, de reconnaissance ».
Entre son maître socioprofessionnel, son enseignant-e, éducatrice ou éducateur et les autres soutiens mis à disposition, le réseau de l’apprenti-e regroupe en général quatre à cinq formateurs.

Plusieurs activités de loisirs sont programmées hebdomadairement. Culture, sport, bien-être & fun, sorties leur permettent de décompresser et de s’intéresser au monde environnant.

Marché du travail
« Nous accompagnons les diplômés sur le marché du travail, afin de les aider à trouver un poste, démarche qui aboutit pratiquement toujours de manière positive. De plus, nous sommes responsables des contrats et nous garantissons un suivi en cas de besoin, soutenant ainsi l’employé et l’employeur », évoque encore Luc Lambert.
50% des apprentis commencent chaque année, au mois d’août ; avis aux intéressés, les semaines découvertes sont possibles jusqu’au début du mois de juillet. Les 50% restants commencent en cours d’année. Quelque 240 familles visitent annuellement le CFPS, en vue d’une inscription. En moyenne, 150 jeunes viennent y faire une semaine découverte.

Le logo du Repuis, qui représente deux oiseaux en vol, est un message fort pour les adolescents et jeunes adultes de l’institution. «Pouvoir voler de ses propres ailes reflète bien notre philosophie et l’objectif que nous cherchons à atteindre avec eux ».
Infos pratiques CFPS Le Repuis : www.lerepuis.ch, Assurance Invalidité AI : www.ahv-iv.ch

Malentendants, sourds et entendants en formation au Repuis
Les apprentis suivent deux stages d’orientation au début de la 1ère année.
Une fois le stage de confirmation de 6 semaines effectué et le métier choisi, ils apprennent les premiers gestes professionnels.
Ils sont évalués sur leur niveau de formation durant la 1ère année passée au Repuis.
+ 1 an pour la formation pratique.
+ 2 ans pour la formation AFP.
+ 3 ans ou 4 ans pour la formation CFC.
En fonction des compétences et du niveau de formation, ils suivent leur apprentissage en atelier,
ou/et dans les entreprises partenaires,
ou/et chez un patron.

Secteurs de formation au Repuis
Arts Graphiques
Bureau-Commerce
Carrosserie-tôlerie
Cuisine
Entretien des bâtiments
Ferblanterie-Sanitaire
Horticulture
Intendance
Maçonnerie
Mécanique
Menuiserie
Paysagisme
Peinture en bâtiment
Restaurant d’application : « Le Petit Gourmand »
Logistique et vente en partenariat entreprise.

Peu visible, la malentendance nécessite un accompagnement destiné à la personne touchée par ce déficit ou à ses proches. Rencontre avec la psychologue spécialiste en Psychothérapie FSP/ACP, Corinne Béran, spécialisée en surdité, LSF, LPC.

Corinne Béran nous explique, à travers ces lignes, l’importance du coaching des personnes présentant cette différence à peine perceptible et déplore la pénurie de psychiatres spécialisés en surdité. Portrait d’une femme très engagée, humaniste, qui exerce sa profession depuis une quinzaine d’années, parce qu’elle était attirée par le monde de la communication autre que par la parole, au moment de ses études de psychologie.

« Vu de l’extérieur, cela semble étrange de communiquer « sans rien dire », uniquement par des gestes. Le travail de la comédienne française Emmanuelle Laborit, sourde de naissance qui a reçu le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans « Les enfants du silence » m’a réellement interpelé, au point de vouloir appréhender ce phénomène », explique Corinne Béran.

Une méthode emphatique et individuelle
Basé sur la méthode rogérienne du psychologue Carl Rogers, qui met l’accent sur la qualité de la relation entre le patient et le thérapeute agissant avec empathie, adéquation et considération positive inconditionnelle, le travail de la thérapeute consiste à accompagner individuellement des personnes sourdes, malentendantes et leurs proches, la plupart adultes. Les suivis abordent régulièrement des thématiques comme la honte, le déni, l’isolement, le besoin de s’identifier, le besoin de reconnaissance, l’acceptation de la réalité, la reconnaissance de ses limites, des barrières à faire tomber.

« A posteriori, la malentandance étant à l’ordinaire inapparente, certaines personnes restent dans une attitude de déni et font illusion. Leur entourage peut croire en une normalité retrouvée à travers l’appareillage et l’oralisation. Un jour, malheureusement, lorsque les limites sont atteintes, accompagnées d’une lancinante fatigue, ils craquent parfois».

Interaction
Corinne Béran effectue des entretiens dans son cabinet privé lausannois avec comme support le Langage Parlé Complété, LPC, la Langue des Signes, LSF, des boucles magnétiques portables ou sans soutien à la communication. La vaudoise, âgée de 46 ans, a acquis une connaissance approfondie du réseau spécialisé en surdité professionnel et associatif.

Elle collabore régulièrement avec le Service d’Aide à l’Intégration, SAI, le Service Itinérant Surdité, SIS, Pro Infirmis, Le Repuis et l’Assurance Invalidité, l’OAI. « Le financement de mon travail varie d’une personne à l’autre : l’assurance maladie complémentaire, par la personne elle-même, lors de réinsertion professionnelle l’OAI peut intervenir et finalement Pro Infirmis.».

Chaque patient est différent, l’approche est personnalisée et individuelle
Diplômée de l’Université de Lausanne et Genève en psychologie en 1997, Corinne Béran obtient le titre de Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP en 2015. Depuis, elle participe régulièrement à des groupes d‘Intervision en psychothérapie centrée sur la personne, d’Intervision entre psychologues travaillant dans le domaine de la surdité. Dernièrement, elle a suivi une formation sur « L’utilité de la psychopathologie pour la prise en charge thérapeutique des demandeurs d’asile – Psychose, traumatisme, dissociation et culture », organisée par l’association Appartenances.

« Je suis actuellement une formation sur la Psychothérapie sensori-motrice, IRPT. C’est une approche sensorimotrice pour accompagner les personnes traumatisées ou présentant des troubles de l’attachement. Les traumas s’expriment parfois par des maladies psychosomatiques ou des réactions physiques, majeures ou plus minimes. L’objectif de cette approche thérapeutique consiste à prendre conscience de soi et de comment réagit son corps et de développer de nouveau comportement, aptitude, en travaillant le traumatisme. »

Entre 1996 et 2002, la psychothérapeute a participé au cours de LSF auprès de la  Fédération Suisse des Sourds et de 2004 et 2007 au cycle d’études avancées « Surdité » auprès de la haute école pédagogique, HEP. « Je participe régulièrement à des formations dans le domaine de la surdité, week-ends de formation en LPC, niveau moyen, et aux Journées de formation organisées par le Groupement romand des professionnels de la surdité, GRPS ou la Fédération suisse des sourds, FSS depuis 14 ans ». Elle a par ailleurs travaillé comme éducatrice spécialisée au Centre Jeunes Sourds à Lausanne entre 2003-2007.

Suivi bifocal
Corinne Béran propose également un suivi bifocal pour les parents d’enfants sourds. « Durant la période de périnatalité, nous accueillons, avec la doctoresse Hélène Veuthey, psychiatre psychothérapeute FMH, spécialisée en périnatalité, des couples en détresse qui ont besoin d’un accompagnement spécialisé en surdité, mais également en périnatalité ».

Les personnes qui s’adressent à mon cabinet sont en lien avec une situation de surdité, soit des personnes sourdes de naissance, malentendantes, devenues sourdes ou présentant une perte soudaine de l’audition et parfois également des parents d’enfants sourds.

Les demandes sont de tout type. Accompagnements dans le processus d’implantation cochléaire, mesure de réinsertion professionnelle, acceptation et gestion du handicap, demande de soutien suite à une dépression, un deuil, une migration, etc ».

Son cabinet accueille des patients principalement domiciliés dans le canton de Vaud, mais également dans les cantons de Fribourg et Valais et parfois du Jura, Neuchâtel et Berne.

Où sont les psychiatres et la relève ?
En Suisse romande, on compte sur les doigts d’une main les psychothérapeutes spécialisés en surdité. Les cabinets de psychiatres connaissant ce domaine, dont les frais seraient pris en charge, n’existent pas encore. Alors qui prendra la relève ?

« Il n’existe que très peu de spécialistes en surdité et le grand problème réside dans le financement. Les autorités compétentes font « la sourde oreille ». Cette problématique concerne la prise en charge de la santé en général des personnes sourdes et pas seulement de la santé mentale. « Je pense que le bon fonctionnement de certains services mis en place, comme Le Repuis, centre de formation professionnelle et sociale vaudois, est dépendant de la volonté de la Direction des centres de formation spécialisés d’engager et de former des collaborateurs avec des compétences spécifiques en lien avec les différentes surdités. Mais si ces professionnels formés quittent leur poste pour une raison ou pour une autre, que se passera-t-il ? Aucun engagement politique n’assure la pérennité de telles démarches ».

Implications dans le réseau
Impliquée depuis 2003, Corinne Béran participe à différentes activités associatives. Elle est membre du comité du GRPS, depuis 2015 et a repris la fonction de présidente l’année passée, elle a encadré pendant 2 ans une psychologue stagiaire, participe aux réunions entre professionnels de la surdité et a contribué à l’organisation de séminaires de formation à la surdité des collaborateurs de l’OAI de Vevey. Corinne Béran sera prochainement l’animatrice de groupes de paroles pour personnes malentendantes.

Groupes de paroles pour les personnes malentendantes
En collaboration avec forom écoute, avec qui elle est en lien depuis plusieurs années, Corinne Béran crée des groupes de parole pour personnes malentendantes à venir tout prochainement.

« Je souhaite, à travers ce projet, leur permettre de créer des liens, de se sentir moins seul, de profiter de l’expérience de chacun pour trouver des solutions respectueuses de leurs limites ».

Subventionnées en partie par l’OFAS, ces rencontres auront lieu dans son cabinet Boulevard de Grancy et les inscriptions s’effectuent directement sur le site de forom écoute.

Au vu du nombre de personnes à l’AI qui paraissent intéressées, deux groupes devraient démarrer de manière bimensuelle les lundis et mardis (voir encadré ci-contre).

Groupe de paroles pour personnes malentendantes

Les rencontres bimensuelles, animées par la psychologue spécialiste en Psychothérapie FSP/ACP, Corinne Béran, spécialisée en surdité, LSF, LPC, devraient démarrer dès la rentrée 2018.

Mardi 4 septembre 2018 entre 18h et  19h30,
Lundi 10 septembre 2018 entre 14h et 15h30.
Maximum 7 personnes par groupe.
Bld de Grancy 1, 1006 Lausanne
Les inscriptions s’effectuent sur www.ecoute.ch, sous la rubrique CONTACT.

Roger Daltrey, star du rock et chanteur du groupe The Who, est, dit-il, «très, très sourd».

The Who est l’un des groupes de rock les plus célèbres et légendaires du monde. Les Who ont commencé au milieu des années 60. Ils étaient célèbres pour jouer des concerts très très forts.

Pas le seul membre des Who
Il est bien connu que Pete Townshend, co-fondateur du groupe The Who, vit avec des problèmes auditifs depuis des décennies. Selon Daltrey, Pete Townshend portait également des appareils auditifs aux deux oreilles.
Roger Daltrey a déjà dit que le bassiste John Entwistle portait également des appareils auditifs aux deux oreilles. John Entwistle est décédé en 2002.

Portez des protections auditives!
Roger Daltrey encourage les amateurs de concerts à porter des protections auditives.
« Je vous conseille à tous, fans de rock-and-roll, de porter des bouchons d’oreille lors des concerts. Si seulement nous avions su alors … » dit-il.

Beaucoup d’autres stars du rock ont des problèmes auditifs
Beaucoup d’autres stars du rock vivent également avec déficience auditive.
Plus tôt cette année, Eric Clapton a révélé qu’il avait des problèmes auditifs. Le chanteur d’AC / DC Brian Johnson a été informé par les médecins qu’il pourrait perdre toute sa capacité auditive s’il n’arrêtait pas de tourner. Puis il s’est arrêté.
Parmi les autres stars du rock et musiciens qui ont parlé de leurs problèmes auditifs ou d’acouphènes : Phil Collins, Sting, Ryan Adams, Midge Ure, Paul Gilbert, le guitariste de Portishead Adrian Utley et le bassiste de Spandau Ballet Martin Kemp.

source: https://www.hear-it.org

Avis aux amateurs du ballon rond, le samedi 12 mai promet une journée sportive, de rencontres et de partages sur la commune valaisanne de Chalais. Joueurs ou supporters y sont attendus.

La section Football de la Société des Sourds du Valais invite tous les jeunes de la Comm’s Jeun’s de forom écoute à participer à un match amical mixte, samedi 12 mai à Chalais. Inscriptions souhaitées. « Notre section est l’organisatrice pour cette édition et nous espérons que forom écoute, à son tour, organise la rencontre 2019 et nous invite », se réjouit le responsable de la section Football Hommes SSV, Ludovic Duc.

Pour les sportifs et non sportifs, cette rencontre, qui démarre à 9h, sera suivie d’une grillade party à Sion.

« Le foot, c’est juste pour le plaisir, que vous soyez bon ou pas ! Cela permet de créer des liens dans une ambiance bon enfant », rebondit Bastien Perruchoud, un des 150 membres de la Société des Sourds du Valais active depuis 1939, et également membre du comité d’organisation Comm’s Jeun’s au sein de forom écoute.

Le 12 mai sera l’occasion de jouer sur un vrai terrain de football ou en cas de mauvais temps, d’investir la salle de Chalais, munie de douches séparées pour les femmes et pour les hommes.

Pour les non sportifs et non supporters, ils sont les bienvenus au local sédunois de Clair’s dès 13h heures.

Meneur d’équipe
Avec sa belle énergie, Bastien arbitre l’organisation d’événements, afin que les choses roulent en Valais. « Il est vrai que je suis impliqué dans plusieurs activités de loisirs et de rencontres, comme le foot, Escape game, des camps de sport pour les malentendants et les sourds, du camping, etc. J’aime le faire, cela permet de faire connaissance et d’échanger entre jeunes malentendants ».

Résidant et travaillant sur la commune de Chalais, il est également membre du comité de carnaval et membre de la jeunesse. Au menu : soirée beerpong, slow up, camp de jeunes en tant que moniteur, giron et aussi membre du ski-club Chalais-Vercorin.

C’est d’ailleurs à lui qu’on doit l’organisation du week-end de ski à Vercorin en mars dernier, soutenu financièrement par forom écoute et l’ALPC. Avec son handicap, il brave et arpente toutes les pistes afin de réunir ses acolytes et tout simplement vivre et profiter de sa jeunesse.

Infos pratiques

Match amical mixte
Samedi 12 mai 2018 à Chalais
Terrain de football : Rue des Zittes 20, 3966 Chalais
En cas de mauvais temps : Salle de Gym, place des Ecole 2, 3966 Chalais
Inscriptions souhaitées
Pour tout renseignement complémentaire : www.ssvalais.com
Ludovic Duc : ludomich69@gmail.com

 

Programme

08h30 – Rendez-vous à l’extérieur de la salle de Chalais
09h00 – Début du match amical mixte
11h00 – Fin du match amical mixte
11h15 – Douche
13h00 – Grillade au local Clair’s, Rue de la Blancherie 61, 1950 Sion

 

Un employé entre dans votre bureau et vous explique qu’il adore son travail mais que sa femme est très malade et qu’il n’arrive plus à tout gérer. Que lui répondez-vous ?
Dans une telle situation l’aspect humain est primordial. Les trois aspects les plus importants sont une relation de confiance réciproque, de l’écoute et de l’empathie sans amener de solution toute faite et sans préjugé,et la garantie d’une confidentialité totale au sein de l’entreprise sur laquelle les employés savent qu’ils peuvent compter. A partir de là, nous cherchons ensemble une solution qui puisse satisfaire l’employé et convenir à l’entreprise. Je lui demande ce qu’il souhaite concrètement et ce qu’il est prêt à faire pour trouver une solution. Je pose également mes conditions. Souvent je ne peux pas apporter un changement tout de suite, ni péjorer les conditions de travail de toute une équipe. Tout dépend de la durée des aménagements à trouver. En marge de la discussion strictement professionnelle, je peux inviter la personne à consulter le service social de La Poste qui peut les orienter vers des prestations d’aide. Mais cette démarche reste entièrement libre.

Photo C. Demierre

Actuellement la Loi ne garantit aucune flexibilité pour concilier travail et assistance d’un proche, comme l’a dénoncé dans la presse le Conseiller national Jean-Christophe Schwaab en renonçant à son mandat politique pour s’occuper de son fils (« Les proches aidants, toujours ignorés par le droit », 24 Heures, 02.11.2017). En tant qu’employeur, quelle est votre marge de manœuvre ?

La Poste est une entreprise socialement responsable. Elle dispose d’une convention collective de travail qui va au-delà des obligations légales. Les parents d’un enfant malade disposent de 5 jours de congé au lieu des 3 jours prévus par la loi. En cas de maladie soudaine d’un proche, le congé peut aller jusqu’à une semaine de congé payé. Nous travaillons selon une planification des horaires et des baisses du taux d’occupation ou des congés non payés peuvent être envisagés dans des circonstances familiales particulières. Dans la mesure du possible nous soutenons les familles. Cela dit pour moi, au-delà de la loi et des conventions collectives de travail, c’est l’aspect humain qui prime.

Souvent, les proches se taisent car ils redoutent une réaction négative de leur employeur, voire craignent pour leur emploi. Que leur conseillez-vous de faire ?
Une relation de confiance est la clé pour que les employés parlent ouvertement de leur situation personnelle à leur employeur. Mais cela est surtout une affaire de personnes, de relations entre êtres humains. Moi aussi je peux un jour me trouver dans la situation de mon employé. Je n’ai pas de conseil à donner. Pour ma part j’apprécie que les personnes viennent me voir. La transparence évite le fait de se trouver mis devant le fait accompli. Je leur en suis reconnaissant. Cela fait partie de cette relation de confiance.

Une expérience positive avec un employé confronté à de lourdes charges familiales ?
Oui, un bel exemple ! Celui d’une personne qui travaillait à 80%, particulièrement dynamique. Un jour, cette dernière vient me voir. Son enfant souffre d’hyperactivité. Sa scolarité va subir des changements. Elle a 6 mois pour se réorganiser avant la rentrée scolaire. Je lui ai demandé comment elle imaginait concilier son travail avec sa vie de famille. Elle m’a répondu qu’elle voulait baisser son taux d’activité à 20%. Mais que pouvais-je faire avec un 20% ? Je ne voyais pas de solution. De plus, était-ce vraiment une bonne chose pour elle ? Je ne pourrais pas forcément augmenter à nouveau son taux le jour où elle en aurait besoin. Nous avons convenu de nous donner le temps de la réflexion. J’en ai parlé à mon collègue responsable d’exploitation. Lui non plus ne voyait pas de solution. Puis j’ai eu l’idée de lui proposer de travailler tous les samedis. Cela semblait possible dans une filiale. Elle n’avait pas imaginé travailler le weekend, mais elle est revenue le lendemain en disant : « C’est la meilleure solution ! ». Un nouveau contrat de travail a été établi. Parfois nous lui demandons quelques heures en semaine, bien à l’avance et elle s’est toujours arrangée.

source: https://www.procheconnect.ch

Oyez, Oyez, le rideau se lève sur la nouvelle pièce de Madeleine Nicolier. « Un vendredi pas comme les autres » interprétée au Centre de loisirs pour seniors, l’Escale à la Tour-de-Peilz du 26 avril au 9 mai 2018.

Actrice à ses heures, Madeleine Nicolier a déjà écrit plusieurs pièces de théâtre. Dès le 26 avril, « Un vendredi pas comme les autres » est jouée par des seniors amateurs à l’Escale de la Tour-de-Peilz. L’histoire se trame entre quatre colocataires apprenant que le propriétaire veut vendre son bien immobilier et qu’elles devront quitter les lieux.

Un jeu de manipulation va se tisser entre les protagonistes, tirant à son avantage sur la corde raide, jusqu’à ce que ces dames décident de l’éliminer. « Le thème de la colocation est d’actualité, car certains retraités préfèrent partager un appartement plutôt que rester chacun chez soi avec sa solitude pour compagne », dépeint Madeleine Nicolier.

Suspense, humour et implication des comédiens promettent de passer un excellent moment au centre de loisirs dédié aux rencontres et échanges entre personnes âgées.

Malentendante, et alors !

L’auteure est devenue malentendante vers l’âge de 48 ans. « Mon ouïe a diminué par paliers conséquents, jusqu’à devenir sourde profonde des deux oreilles en dix ans. Après le port de contours d’oreilles durant cette période, j’ai eu la chance de pouvoir me faire opérer pour la pose d’un implant cochléaire aux HUG à Genève en 2003 », poursuit-elle. Grâce à cela, elle réentend d’une oreille et comprend à nouveau son entourage avec qui elle communiquait via des petits papiers.

Avec vaillance et une motivation tout créative, elle se lance dans l’écriture de pièces de théâtre jouées, dès 2011. « Le Neveu d’Australie » sera la première, puis « Paprika-Cannelle », qui relate la retraite, l’EMS et l’amour ! Sensible au sort du troisième âge,

« Senior-Amor.com » s’inspire de veuves et de veufs tentant de trouver, eux aussi, l’amour… par Internet.

Alors qu’ « Un vendredi pas comme les autres  » se joue actuellement, la cinquième pièce de Madeleine est déjà en cours d’écriture. « Si je suis septuagénaire, je possède une énergie débordante et les comédiens qui ont en moyenne 75 ans, font partie du groupe théâtre de l’association de loisirs pour aînés, L’Escale, qui propose également de nombreux cours et après-midis de jeux très intéressants », ajoute l’auteure.

Avec deux heures de spectacle à la clé, les jeunes peuvent en prendre de la graine et s’assurer qu’avec un brin de fantaisie et de la joie de vivre, on peut s’éclater sans limite d’âge !


Représentations « On perd la boule » – « Un vendredi pas comme les autres »

Avril :
Vendredi 27, 15h00
Samedi 28, 14h30
Dimanche 29, 16h30
Lundi 30, 14h30

Mai :
Mercredi 2, jeudi 3, 14h30
Samedi 5, 20h00
Dimanche 6, 16h30
Lundi 7, mardi 8, mercredi 9, 14h30
Entrée 16 frs

Rue du Léman 7, 1814 La Tour-de-Peilz

021 944 25 21 / www.l-escale.ch

escale@la-tour-de-peilz.ch

Prospectus

Le bruit peut nuire à notre santé de plusieurs façons et constitue l’une des principales causes de la déficience auditive.

Le 25 avril est la journée internationale de sensibilisation au bruit
Le 25 avril 2018 est la journée internationale de sensibilisation au bruit. Lors de la Journée internationale de sensibilisation au bruit, les gens sont encouragés à faire quelque chose contre le bruit lorsqu’ils travaillent et lors des moments de détente et des loisirs.

La Journée internationale de sensibilisation au bruit est une campagne mondiale visant à accroître la sensibilisation au bruit et son incidence sur notre vie et notre santé.

Le bruit peut entraîner une déficience auditive
Il existe un lien étroit entre le bruit excessif et la déficience auditive. L’exposition au bruit et les niveaux sonores élevés peuvent entraîner une déficience auditive induite par le bruit (NIHL) et les acouphènes.
Selon le Centre pour l’ouïe et la communication (CHC), des activités de sensibilisation au bruit excessif, comment il nous affect et comment réduire les nuisances sonores, ont été organisées pendant cette journée dans plusieurs pays du monde, comme aux États-Unis, au Brésil, au Chili, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Lettonie. Au cours des dernières années, des événements connexes ont été initiés en Australie et en Asie, notamment à Singapour.

Fondé par le Centre d’audition et de communication
La journée internationale de sensibilisation au bruit a été fondée en 1996 par le Center for Hearing and Communication (CHC) aux États-Unis. L’objectif est de d’augmenter la sensibilisation au bruit et le bien-être ainsi que la santé des personnes. La journée est commémorée le dernier mercredi d’avril de chaque année.

En savoir plus sur la Journée internationale de sensibilisation au bruit ici.

source: https://www.hear-it.org

Etre enseignant et malentendant, c’est une affaire d’ambition, comme le démontre Mégane Giancamilli. Les inscriptions auprès de la Haute Ecole Pédagogique, HEP, Vaud pour y accéder sont ouvertes.

Depuis sa tendre enfance, Mégane Giancamilli veut être enseignante. A sept ans, après un contrôle médical de routine dans le cadre de l’école, les médecins diagnostiquent une légère voire moyenne surdité.

Appareillée des deux oreilles, elle poursuit son objectif avec ambition, avantagée par sa curiosité et une grande facilité à l’école. «Lorsque je suis arrivée en classe de première enfantine, je savais lire ; plus tard, ma maîtresse me donnait les fiches des autres élèves à corriger car j’étais plus rapide. Outre les jalousies et un isolement au niveau social, mes notes étaient excellentes. Je me suis accrochée et ai obtenu mon diplôme d’enseignante en 2016», explique la jeune vaudoise de 24 ans qui est, notamment, membre de la Comm’s Jeun’s (Commission jeunesse et prévention) de forom écoute depuis sa création. Les membres, âgés de 19 à 28 ans sont tous malentendants. Cette plateforme veut réunir les jeunes malentendants romands pour partager des moments d’échanges et de fun. Journées loisirs, rencontres, soirées d’informations préventives pour palier le manque d’infrastructures adaptées ou le bon fonctionnement des boucles magnétiques laissant parfois à désirer, sont prévues prochainement.

Maîtresse à l’écoute
Maîtresse au sein de l’école publique, Mégane enseigne en 7 et 8 HarmoS depuis deux ans. Dès le premier jour, elle a levé le voile sur la malentendance auprès de ses élèves. «Je leur ai en effet parlé de mon handicap et fourni quelques explications. Par ailleurs, une de mes élèves est sourde profonde, ce qui m’a aussi permis de désamorcer toute attitude irrespectueuse. Une codeuse en Langage Parlée Complétée, LPC, soutient régulièrement mon élève et ses résultats sont excellents, comme l’étaient les miens», ajoute-elle.

Quels conseils peut-on donner aux jeunes malentendants intéressés par ce métier ? «Ne jamais baisser les bras et profiter des stages de langue que la HEP impose. C’est une expérience enrichissante aux niveaux humain, de l’apprentissage et de l’autonomie».

Dans le cas de Mégane, enseignante en primaire, l’admission au «Bachelor en enseignement primaire» exige un diplôme. Il est nécessaire d’avoir soit un certificat de maturité gymnasiale, une maturité spécialisée orientation pédagogie (MSOP), une maturité spécialisée, mention socio-pédagogique (MSSP), un titre d’une haute école universitaire ou spécialisée ou une maturité professionnelle avec réussite de l’examen passerelle DUBS. Pour tout renseignement sur les inscriptions, lire l’encadré ci-contre.

Et Mégane de conclure avec enthousiasme et tout sourire : «Rien n’est impossible, il suffit juste d’y croire et de s’en donner les moyens» !

Échéances d’admission HEP Vaud
Ouverture de la procédure d’admission: mi-octobre

Délai recommandé pour les demandes d’admission avec analyse d’équivalence:
30 novembre

Clôture des inscriptions pour les demandes d’admission avec validation des acquis d’expérience :
1er décembre

Clôtures des demandes d’admission sur dossier:
15 décembre

Clôture de la procédure de demande d’admission:
28 février

Clôture de la procédure de demande d’admission à un Diplôme additionnel:
15 juin

Dernier délai pour l’envoi des titres obtenus:
15 juillet

Dernier délai pour l’envoi des justificatifs liés aux exigences linguistiques (allemand):
31 juillet

https://www.hepl.ch.

Si vous utilisez quotidiennement les transports en commun, vous risquez davantage de subir une déficience auditive. Une étude canadienne a révélé que les transports en commun pourraient entraîner une déficience auditive due au bruit en raison de l’exposition excessive au bruit lors de l’utilisation des transports en commun.

Même si les niveaux de bruit se situaient en dessous du niveau recommandé d’exposition au bruit, les navetteurs ont été exposés à une exposition maximale au bruit qui pourrait potentiellement les exposer à une déficience auditive due au bruit, selon une étude canadienne.

Niveaux de bruit dans les transports en commun
Pour illustrer comment les niveaux de bruit des transports en commun sont nuisibles, on a examiné les niveaux de bruit moyens des utilisateurs de transports en commun à Toronto qui attendent sur les quais des tramways et des autobus ou à vélo ou à pied dans les métros. L’étude a révélé que les personnes faisant du vélo étaient exposées à un bruit plus fort que les personnes qui marchaient ou conduisaient un véhicule automobile. L’examen dans le métro a montré que les navetteurs sur les plates-formes étaient exposés à un bruit plus fort que les navetteurs à l’intérieur du métro. En outre, les niveaux de bruit sur les plates-formes de métro étaient plus élevés que le niveau de bruit dans les véhicules personnels.
En comparant les usagers des transports publics et les utilisateurs de transports personnels, l’étude a révélé que les usagers du transport public étaient les plus exposés aux arrêts de bus, tandis que les usagers des transports personnels étaient exposés au bruit le plus fort en vélo.

L’exposition maximale au bruit est nuisible
L’étude a révélé que l’exposition au bruit dans les transports en commun était courte et intense suite à des bruits impulsifs. Selon l’Agence pour la Protection de l’Environnement Américaine (EPA), une exposition de plus de quatre secondes à un bruit de 114 dBA et une seconde d’exposition au bruit de 120 dBA peut entraîner un risque accru de déficience auditive suite au bruit.
Les niveaux de bruit les plus élevés dans les transports en commun dépassaient la limite d’exposition jugée tout aussi nuisible qu’une exposition au bruit plus longue et moins intense.
«Le niveau de bruit moyen est en fait tout à fait acceptable, mais les pics auxquels les gens sont exposés sont préoccupants», a déclaré le Dr Vincent Lin, chercheur et professeur agrégé au département d’oto-rhino-laryngologie de l’Université de Toronto.

Les mesures dans les métros ont montré que 20% des mesures avaient un bruit maximal moyen supérieur à 114 dBA, ce qui dépasse les limites de bruit de l’EPA. En effet, jusqu’à 85% des mesures aux arrêts de bus dépassaient le seuil de 54% supérieur à 120 dBA. Par conséquent, l’étude montre que les navetteurs utilisant les transports en commun risquent de subir une déficience auditive suite à une exposition au bruit en raison des niveaux de bruit intenses.

A propos de l’étude
L’étude a été réalisée dans la ville de Toronto, au Canada, en avril-août 2016 sur les transports en commun, y compris les métros, les autobus, les tramways, les véhicules privés, le vélo et la marche. Les niveaux de bruit ont été mesurés à l’aide d’un décibelmètre fixé aux colliers de chemise des navetteurs pendant qu’ils utilisaient les transports privés et publics. Toutes les mesures ont été effectuées en semaine entre 07h00 et 19h00 dans des véhicules et sur les plates-formes. Au total, 210 mesures ont été effectuées et comparées aux seuils recommandés par l’EPA pour déterminer à quel point les seuils de bruit étaient nocifs en dBA.

L’étude «L’exposition au bruit lors des transports à Toronto – une étude sur les transports personnels et publics à Toronto» a été publiée dans le Journal of Otolaryngology – Head & Neck Surgery en novembre 2017.

source: https://www.hear-it.org

Pour certaines personnes, le désagrément des acouphènes chroniques entraîne l’anxiété et la dépression selon une étude italienne.

Les personnes atteintes d’acouphènes chroniques peuvent également éprouver de l’anxiété et de la dépression.

Une étude italienne a montré que les personnes qui sont atteintes d’acouphènes chroniques présentent également une prévalence d’anxiété et de dépression significativement plus élevée par rapport à la population générale.

L’étude a trouvé une corrélation significative entre le trouble entraîné par les acouphènes et les niveaux d’anxiété et de dépression.

Parmi les patients, la durée moyenne de l’acouphène était de six ans et neuf mois. Parmi les patients, la majorité des audiogrammes examinés ont montré une déficience auditive bilatérale symétrique dans les hautes fréquences (4 à 8 kHz). Seulement 16% des patients avaient une capacité auditive normale. La gène entraîné par les acouphènes a été signalée comme «très légère» par 32,5% des patients. 15% souffraient d’une gêne «légère», 12% d’une gêne «modérée», tandis que 25% et 15% disaient que le désagrément entraîné par les acouphènes était «sévère» voire «catastrophique». 45% des patients présentaient des symptômes d’anxiété, tandis que 26,3% souffraient de symptômes dépressifs. 42,5% des patients n’ont montré aucun signe d’anxiété ou de dépression.

A propos de l’étude
L’étude a été effectuée sur 80 patients acouphèniques atteints d’acouphènes chroniques au Département d’oto-rhino-laryngologie de l’Université catholique de Rome en 2015.

L’étude «Relation entre la perception des acouphènes et l’inconfort psychiatrique» a été publiée dans l’International Tinnitus Journal en avril 2017.

source: https://www.hear-it.org