www.edi.admin.ch/ebgb  et au 031 322 82 36 ChA La politique non concernée S’il est un domaine qui échappe complètement à l’action du Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées, c’est bien celui de la lutte contre la discrimination au niveau politique, où pourtant les personnes handicapées demeurent largement sous-représentées, tant aux niveaux cantonal que fédéral, et même communal. « Clairement, ce n’est ni notre mandat ni notre rôle en tant qu’organe de l’administration fédérale, précise Andreas Rieder. En revanche, il incombe aux organisations privées, comme les partis politiques, de se saisir de cette question, qui demeure très importante en termes de citoyenneté ». " />

Berne : Un Bureau fédéral au service du handicap

Fondé en 2004 par la Confédération dans la foulée de l’entrée en vigueur de la LHand (loi sur l’égalité pour les handicapés), le Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées (BFEH) a soutenu à ce jour plus de 200 projets en faveur de cette mission ambitieuse. Une action multiforme qui bénéficie d’un budget annuel d’environ deux millions de francs.

« Nous sommes le service de la Confédération dévolu aux questions d’égalité pour les personnes handicapées et nous couvrons toute l’amplitude des handicaps. Ma plus grande fierté, en huit années d’activité, c’est que nous avons réussi à faire en sorte que le sujet de l’égalité soit désormais un sujet de débat. Bien sûr, tout ne fonctionne pas toujours comme on le souhaite, mais nous sommes présents. Et cela, c’est très important ! »

A la tête du Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées (BFEH), qu’il dirige depuis sa fondation en mars 2004, Andreas Rieder mesure les avancées obtenues, sans pour autant sombrer dans l’autosatisfaction, tant les tâches encore à accomplir demeurent immenses.

Sous l’égide du Département fédéral de l’intérieur, le BFEH a été créé par la Confédération, dans le cadre de la mise en œuvre des obligations légales découlant de la loi sur l’égalité pour les handicapés (LHand), elle-même adoptée suite à une initiative populaire. « Notre rôle n’est pas de travailler directement avec les citoyens, mais d’interagir avec les institutions, associations et autres organismes dans le but de promouvoir l’égalité des personnes handicapées, y compris les malentendants, précise Andreas Rieder. Evidemment, si des particuliers prennent contact avec nous, nous les renseignons volontiers ! »

Donner l’exemple

Première mission du BFEH, et non des moindres: œuvrer à l’interne, au sein de l’administration fédérale, pour faire en sorte que, dans les services mêmes de la Confédération, le principe d’égalité ne demeure pas un vœu pieu. « Comme les cantons, l’Etat fédéral a lui-même l’obligation légale de prendre des mesures pour éliminer la discrimination dont peuvent faire l’objet les personnes handicapées, souligne le directeur du BFEH. Qu’il s’agisse des questions de mobilité ou autres, nous travaillons afin que la Confédération donne elle-même l’exemple ».

Autre grand axe, en plus d’un travail de conseil et d’information: le soutien, y compris financier, à des projets extérieurs qui visent à agir en faveur de l’égalité. « Nous avons soutenu environ 200 projets à ce jour, se réjouit Andreas Rieder. Cela a permis à des actions très intéressantes de démarrer, des projets qui peuvent même servir de modèles aux institutions souhaitant avancer dans cette direction ! Le plus difficile pour nous, c’est qu’il faut toujours recommencer le travail depuis zéro, parce qu’aussi bien le handicap que l’égalité sont des notions encore mal connues. Au fond, il faut vraiment connaître les difficultés de la vie quotidienne d’une personne handicapée pour comprendre ce qu’est réellement le handicap ! »

Pour ce faire, le Bureau dispose d’un budget annuel relativement conséquent, de l’ordre de deux millions de francs. Une dotation financière qui a quasiment décuplé depuis la première année d’activité du BFEH, et qui devrait, selon les projections financières actuelles, se maintenir à ce niveau pendant de longues années. « Jusqu’à présent, observe M. Rieder, nous avons toujours eu suffisamment de moyens pour venir en aide aux projets qui répondaient aux conditions ». Et de préciser: « mais si un jour, d’autres structures que celles directement liée au handicap venaient à nous solliciter, ce que je souhaite bien sûr, notre budget devra être revu à la hausse ! »

Culture

Pour les années qui viennent, le Bureau s’est fixé comme action prioritaire l’accessibilité à la culture pour les personnes souffrant d’un handicap. « La LHand est une excellente base de travail, et la Suisse ne se débrouille pas si mal en comparaison internationale, souligne Andreas Rieder, mais de nombreux axes doivent être approfondis: l’accès à la culture en est manifestement un, car on a constaté que de nombreux projets issus de la société civile relevaient de la culture, du sport et des loisirs. Nous allons donc concéder un effort particulier de coordination en ce domaine. Mais d’autres questions, comme par exemple l’accès à l’emploi et à la formation, méritent aussi d’être travaillées en profondeur ».

Après huit années à la tête du BFEH, Andreas Rieder conserve un enthousiasme revigorant. « Diriger un bureau de cinq collaborateurs, dont certains sont handicapés, représente une aventure exceptionnelle. Il faut de l’engagement et une vraie volonté de s’investir, mais ce travail d’équipe est très enrichissant, car source de diversité. Nous rencontrons des personnes et des situations toujours différentes et il y a toujours quelque chose de nouveau à faire. C’est réellement passionnant! »

Renseignements: www.edi.admin.ch/ebgb  et au 031 322 82 36

ChA

La politique non concernée

S’il est un domaine qui échappe complètement à l’action du Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées, c’est bien celui de la lutte contre la discrimination au niveau politique, où pourtant les personnes handicapées demeurent largement sous-représentées, tant aux niveaux cantonal que fédéral, et même communal. « Clairement, ce n’est ni notre mandat ni notre rôle en tant qu’organe de l’administration fédérale, précise Andreas Rieder. En revanche, il incombe aux organisations privées, comme les partis politiques, de se saisir de cette question, qui demeure très importante en termes de citoyenneté ».