Hiver blanc en Valais

En Valais, chaque station et chaque village possèdent des atouts indéniables. Voici quelques-unes de nos destinations préférées, au charme authentique. L’hiver vous appartient!

Evolène, l’authentique

Un séjour en Valais passe forcément par le Val d’Hérens, l’une des vallées les plus sauvages et authentiques de la région. Nous avons eu le coup de foudre, avouons-le, pour Evolène, petit village d’à peine 750 âmes composé d’un entrelacs de granges, de greniers, de raccards et de chalets noircis par les ans.  Au cœur de l’hiver, les toits d’ardoise ou de lause se couvrent d’un épais manteau neigeux. Le ruissellement des eaux de la Borgne berce la quiétude de ce village qui a su préserver toute son authenticité, sans pour autant ressembler à un musée en plein air. Certains habitants du coin portent encore le costume traditionnel quand ils vaquent à leurs activités. Et pas seulement pour plaire aux touristes !

Empruntez la route qui grimpe au-dessus de Villaz. Vous aurez de là-haut le plus beau panorama sur la commune – la 4e de Suisse en superficie tout de même ! -, de la Dent-Blanche jusqu’au pic d’Artsinol.

Grimentz, village carte postale

C’est en suivant le Val d’Anniviers que vous découvrirez le village de Grimentz, perché à 1570 m d’altitude. Le long de ses ruelles pentues, les maisons aux façades noircies par le soleil et aux toits de bardeaux semblent imbriquées les unes dans les autres. En hiver, les pilotis qui maintenaient ces anciens greniers à l’abri des rongeurs disparaissent sous une épaisse couche de neige.

Grand rendez-vous de la saison froide: le marché de Noël animera les rues du village les 11 et 12 décembre prochains, dans un décor féérique.

Ovronnaz: détente dans les bulles

Située  sur un plateau bien ensoleillé, la petite station d’Ovronnaz dispose d’un domaine skiable qui s’étend de 1400 à 2500 m d’altitude. Sentiers de randonnée ou de raquettes et pistes de fonds balisés attendent les amoureux de nature sauvage.

Mais après les joies de la neige, place aux délices de l’eau bien chaude, qui effacera les courbatures et la fatigue d’une journée skis ou raquettes aux pieds. Une petite trempette dans les bassins extérieurs du magnifique centre thermal vous détendra et vous remettra en forme, pour mieux apprécier la soirée au coin du feu qui se profile à l’horizon.

Imaginez: vous barbotez dans une eau à 30-35 degrés, tout en admirant un cirque exceptionnel de sommets enneigés. Si le paradis hivernal existe, c’est à cela qu’il doit ressembler…

Sans voiture

Vous rêvez d’air pur et de calme absolu ? La neige tombe en abondance dans la vallée de Conches, paradis des fondeurs. Les stations familiales de Riederalp et Bettmeralp, sans voitures, sont idéalement situées sur un haut plateau ensoleillé, à près de 2000 m d’altitude, en bordure du glacier d’Aletsch. Ces deux villages offrent un panorama exceptionnel sur les sommets culminant à plus de 4000 m des Alpes valaisannes, dont le Cervin et le Dom.

A la nuit tombée, empruntez le chemin éclairé qui relie Riederalp à Bettmeralp: une heure de magie garantie !

Le domaine des Portes du Soleil

Paradis des amateurs de neige fraîche et de sports de glisse,  le domaine  des Portes du Soleil, qui compte 650 km de pistes réparties sur un territoire franco-suisse regroupant 12 stations, bénéficie d’un enneigement exceptionnel de mi-novembre à fin avril. Vous n’aimez pas la monotonie ? Pas de problème, vous pourrez passer d’une piste à l’autre avec un seul et même forfait. Au total 26 pistes  noires, 105 rouges, 112 bleues et 37 vertes sont à votre disposition pour vous dégourdir les jambes ! Les adeptes du snowboard auront le choix entre 9 snowparks pour peaufiner leurs figures.

Les montées d’adrénaline, très peu pour vous ? Chaussez raquettes ou chaussures de marche et empruntez les sentiers balisés – 385 km en tout ! – pour partir à la découverte d’un paysage grandiose. Vous êtes plutôt bouquin, lunettes de soleil, vin chaud et chaise longue ? Pas moins de 89 restaurants vous accueillent sur les pistes.

 Comment s’y rendre ?

En voiture, par l’autouroute A9 qui traverse la Vallée du Rhône. Jusqu’à Sion (pour le Val d’Hérens), Sierre (Val d’Anniviers) ou Brigue, au pied du Simplon, pour la Vallée de Conches. Ou encore en train.

Jean-Pierre Mathys