La déficience auditive chez les enfants

Beaucoup de parents ne sont pas conscients des signes avant-coureurs de la déficience auditive. Et beaucoup trop attendent trop longtemps avant qu’ils agissent en observant enfin les symptômes, selon une étude américaine.

Selon une étude américaine, 46% des audiologistes et orthophonistes des États-Unis ont l’impression que les parents ne sont pas au courant des signes avant-coureurs d’une déficience auditive chez leur enfant.

Les parents attendent trop longtemps
L’étude a révélé qu’aux États-Unis, près de 40% des audiologistes et près de 30% des orthophonistes constataient qu’en moyenne, les symptômes de déficience auditive ne sont pas détectés chez les enfants pendant six mois à un an. Même si près de 60% des audiologistes et des orthophonistes ont indiqué que leurs patients sont conscients de l’importance de la détection précoce des problèmes de parole, de langage et d’audition, 40% des audiologistes et orthophonistes croient que les parents attendent en moyenne 6 mois à 1 an avant qu’ils agissent lors de la première observation des symptômes de déficience auditive chez leurs enfants.

«Il y a une période critique de développement au cours des sept premières années de la vie et si vous manquez cette période critique de développement de la langue, l’enfant aura des problèmes d’élocution et de langage à long terme», a déclaré le Dr Desjardins, professeur en audiologie à l’Université du Texas El Paso (UTEP) aux États-Unis.

Les audiologistes et les orthophonistes estiment que le principal obstacle à la détection précoce des troubles de la communication est le manque de sensibilisation. Dans l’ensemble, 35% des audiologistes et 47% des orthophonistes estiment qu’un manque de sensibilisation explique pourquoi de nombreux parents ne détectent pas les symptômes tôt.

A propos de l’étude
L’étude consistait en un sondage en ligne qui a été envoyé à un échantillon aléatoire d’audiologistes et d’orthophonistes certifiés par l’American Speech Language Hearing Association en 2018. L’étude comptait au total 1.121 réponses.