www.lanuitdelalecture.ch   Un projet né… par hasard « La Nuit de la Lecture » est née presque par accident. Tout a commencé par un de ces tours du lac en bateau dont Xavier Vasseur et sa famille sont coutumiers. Nous sommes en 2013, et voilà la petite famille qui vient d’accoster dans le port de la Tour-de-Peilz. Dans les rues de la ville, une affiche de la bibliothèque, qui est à la recherche de bénévoles pour des lectures à haute voix. Amoureux des mots, il n’hésite pas une seconde et se propose. « C’était très chouette, se souvient-il. Sauf que le public était déjà un public conquis par la lecture. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de lancer quelque chose qui permette d’amener la lecture à ceux qui d’ordinaire n’y ont pas accès ». C’est ensuite la rencontre avec le responsable de Payot Suisse romande, d’emblée enthousiaste, qui donne le coup d’envoi à l’opération. Dès la première édition, la Nuit de la Lecture réunit un budget « inespéré », d’environ 30’000 francs, assuré pour moitié sous forme d’aides financières et pour l’autre moitié sous forme de prêts de matériel.   " />

Lire jusqu’au bout de la nuit…

La prochaine édition de la Nuit de la Lecture aura lieu à Lausanne le 18 avril prochain, avec un superbe programme. Une grande partie des animations, par ailleurs toutes gratuites, sera accessible aux malentendants grâce à une boucle magnétique mise à disposition par forom écoute.

 «L’objet même de cette manifestation est d’amener la lecture à ceux qui n’y ont pas accès ou qui pensent ne pas pouvoir y accéder. C’est la raison pour laquelle il est particulièrement important pour moi de faire le maximum pour la rendre également accessible aux personnes en situation de handicap, y compris les sourds et les malentendants». La 2ème édition de la Nuit de la Lecture aura lieu le samedi 18 avril prochain à Lausanne. Et bonne nouvelle pour les malentendants, une boucle magnétique, installée dans l’immense yourte qui trônera à la Place de l’Europe, sera à leur disposition durant toute la durée de l’événement.

Fondateur et responsable du comité d’organisation de l’association qui gère l’événement, Xavier Vasseur, qui travaille à la fondation IPT-Vaud (Intégration pour Tous), est de longue date et entre autres pour des raisons familiales, très sensible à la problématique du handicap. «En fait, forom écoute m’a contacté alors que je pensais moi-même le faire, explique-t-il encore. L’année dernière, pour la première édition, j’avais tellement de travail que je n’avais pas eu le temps de m’en occuper. Cette année, grâce à forom écoute qui met à disposition une boucle magnétique, les malentendants pourront profiter de la manifestation».

Animations gratuites

Résultat : les malentendants auront accès à l’ensemble des animations qui se tiendront à l’intérieur de la yourte durant toute la durée de l’événement, entre 14 heures et 2 heures du matin. Avec une petite incertitude technique. « Peut-être devrons-nous, mais ce n’est pas sûr, débrancher la boucle durant deux heures », avertit Xavier Vasseur. « Nous aurons en effet la grande chance de recevoir l’émission de la Première de la RTS intitulée « Dernier rêve avant la nuit«  qui émettra en direct pendant deux heures. C’est en raison du risque d’interférences, que nous serons peut-être obligés de débrancher, mais cela reste encore à préciser !»

Ainsi, entre 14 h et 2 h du matin, plus de 30 animations gratuites seront offertes au public sur la scène principale de la Place de l’Europe, ainsi que sur 5 autres sites périphériques. Le programme inclura des contes, du slam, de la poésie, des romans, du théâtre, des ateliers, du kamishibaï (art théâtral typiquement japonais), ainsi que des jeux basés sur les mots inventés, comme le «match de mots». «Nous n’ambitionnons pas d’être le Salon du Livre, ni Morges sur les quais, ni encore Bernard Pivot, observe un brin amusé Xavier Vasseur. Notre seul et unique but, c’est que le public aille à la rencontre de la lecture sous toutes ses formes, via les animations très variées que nous proposons. »

Projets durables

Mais la Nuit de la Lecture ne se contente pas d’être un événement ponctuel qui amène gratuitement, pendant douze heures, de la lecture à haute voix dans la rue. Elle est également le lieu de ralliement de divers projets durables prévus tout au long de l’année, comme la transformation de cabines téléphoniques en boites d’échanges de livres entre voisins, inspirée d’une action similaire à Genève, l’édition de contes en langues du monde entier traduits en français, des ateliers de sensibilisation à la littérature dans des classes professionnelles ou même des collaborations avec Lausanne Jardins ou la célèbre Nuit des musées.

«C’est ce qui est passionnant avec ce projet, conclut Xavier Vasseur. Il ne s’agit pas seulement d’amener la lecture à ceux qui ne lisent pas. Nous nous sommes rendu compte en réalité que la Nuit de la Lecture agit aussi comme une plate-forme de visibilité pour les autres associations qui travaillent tout au long de l’année. C’est par exemple le cas de la BSR, la bibliothèque sonore romande qui fait un travail formidable, mais dont malheureusement trop peu de gens connaissent l’existence !»

«La nuit de la Lecture» 2ème édition. Le samedi 18 avril de 14 heures à 2 heures du matin. A la Place de l’Europe et sur 5 autres sites de Lausanne. Organisation Association la Voix des Arts. Rens. www.lanuitdelalecture.ch

 

Un projet né… par hasard

« La Nuit de la Lecture » est née presque par accident. Tout a commencé par un de ces tours du lac en bateau dont Xavier Vasseur et sa famille sont coutumiers. Nous sommes en 2013, et voilà la petite famille qui vient d’accoster dans le port de la Tour-de-Peilz. Dans les rues de la ville, une affiche de la bibliothèque, qui est à la recherche de bénévoles pour des lectures à haute voix. Amoureux des mots, il n’hésite pas une seconde et se propose.

« C’était très chouette, se souvient-il. Sauf que le public était déjà un public conquis par la lecture. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de lancer quelque chose qui permette d’amener la lecture à ceux qui d’ordinaire n’y ont pas accès ». C’est ensuite la rencontre avec le responsable de Payot Suisse romande, d’emblée enthousiaste, qui donne le coup d’envoi à l’opération. Dès la première édition, la Nuit de la Lecture réunit un budget « inespéré », d’environ 30’000 francs, assuré pour moitié sous forme d’aides financières et pour l’autre moitié sous forme de prêts de matériel.