info@ecoute.ch. Rens. www.ecoute.ch et www.arell.ch   Une prestation reconnue par l’OFAS La lecture labiale est une prestation reconnue par l’OFAS pour les personnes handicapées de l’ouïe. Sur prescription médicale et demande motivée adressée au préalable à l’office AI de son canton de résidence (art.7 al. 1 et 9 OMAI), les cours individuels d’apprentissage sont entièrement pris en charge, pour les personnes en âge AI. Concrètement, les pratiques diffèrent d’un canton à l’autre et certains offices accordent ces prestations de manière plus étendue. En revanche, si un malentendant souhaite entamer une formation individuelle après l’âge AVS, une jurisprudence du Tribunal fédéral confirme le refus de l’AI d’entrer en matière. Enfin, les cours collectifs qu’ils soient hebdomadaires, mensuels, ou intensifs sur un week-end ou une semaine, sont subventionnés par l’OFAS, moyennant une contribution demandée à la personne malentendante.   Ailleurs en Europe… En matière d’enseignement de la lecture labiale, chaque pays possède sa spécificité. Ainsi, en Hollande ou en France, ce sont les orthophonistes qui en ont la responsabilité, sur prescription médicale. En France, la lecture labiale est enseignée selon la méthode analytique de Jeanne Garric. Le coût des séances individuelles y est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles. Des cours collectifs, gratuits ou avec une participation minimale, sont également organisés pour leurs membres par diverses associations. En Catalogne (Espagne), des cours individuels ou collectifs sont proposés aux adultes quel que soit le degré de déficience auditive acquise. La participation des malentendants est d’environ 500 francs par an pour les cours individuels, le restant étant pris en charge par le gouvernement catalan. Enfin, dans deux pays au moins, l’Italie et la Belgique (Wallonie), les cours de lecture labiale ne sont pas remboursés par les assurances sociales, sauf exception (enfants, implants cochléaires, etc.) En Italie, la lecture labiale est considérée comme un apprentissage naturel. Elle n’y est pas enseignée, sauf rares exceptions (enfants). Dans ce cas elle doit être prescrite, et est considérée comme une session de réhabilitation qui a lieu dans le cadre hospitalier. En Belgique, la lecture labiale est enseignée dans un cadre associatif, et les cours individuels n’existent pas.   « Un métier exigeant et enrichissant ! » Fondée en 1999 par un groupe d’enseignantes en lecture labiale, l’Association Romande des Enseignantes en Lecture Labiale (ARELL) organise l’exercice d’une profession peu connue. Le point avec sa présidente Marie-Thé Sangsue. Quels sont les objectifs de votre association ? L’ARELL a pour objectif d’aider les enseignantes en lecture labiale à se concerter et à établir une ligne claire dans les relations avec les diverses institutions, dont bien entendu forom écoute et l’OFAS. Enfin, nous nous retrouvons pour mieux réfléchir aux difficultés que nous rencontrons dans l’exercice de notre profession, au quotidien, mais aussi dans le cadre de notre formation continue. Comment devient-on enseignante en lecture labiale ? La première condition est d’être déjà détenteur d’un CFC. Ensuite, nous avons suivi des cours pendant deux ans et demi, à raison d’une journée tous les dix jours, ainsi que quelques cours «blocs» durant les cours de lecture labiale de groupe. En tout, cela fait plusieurs centaines d’heures de formation, avec à la fin un examen et la rédaction d’un mémoire. Le diplôme obtenu est validé et reconnu par l’Office fédéral des assurances sociales. Comment se déroulent les cours que vous dispensez aux malentendants? Il existe des cours privés et des cours collectifs. Certains malentendants sont très fidèles et préfèrent revenir dans les cours collectifs pour conserver les acquis des cours privés et pour mieux profiter de la dynamique de groupe. Enfin, forom écoute organise chaque année des sessions sur un mode intensif, sur une semaine, comme chaque année à St-Maurice, Charmey et Tramelan, ou pendant le week-end comme à St-Maurice, Crêt-Bérard et Genève. Dans nos régions, nous animons des cours de groupe hebdomadaires ou mensuels, également sous l’égide de forom écoute. Qu’y a-t-il de plus dur pour une enseignante en lecture labiale ? Le contact avec les humains demande toujours beaucoup d’investissement. Avec le temps, la fatigue s’installe. Et puis, il faut innover à chaque cours, proposer des nouveaux thèmes aux apprenants et éviter que la lassitude ne s’installe. L’enjeu est donc de rester attentif, sans se relâcher durant tout le cours. Mais on ne va pas se plaindre: c’est toujours un véritable cadeau que de pouvoir travailler avec des personnes motivées qui ont vraiment envie d’apprendre ! Quelle est votre préoccupation principale aujourd’hui ? Incontestablement, la relève ! Nous avons évoqué la question à diverses reprises avec forom écoute et notamment en juin dernier, et nous espérons qu’un nouveau cycle de formation verra bientôt le jour. En outre, comme cette formation présente des similitudes avec celle du langage parlé complété (LPC), nous sommes en train d’envisager des synergies avec l’ALPC, l’Association Suisse pour le Langage Parlé Complété. Qu’est ce qui pourrait améliorer l’exercice de votre métier ? Avoir plus de soutien de la part des médecins ORL et des audioprothésistes ! Ces derniers sont souvent réticents, car ils interprètent à tort l’apprentissage de la lecture labiale comme le signe d’un dysfonctionnement des appareillages. Or nous ne répéterons jamais assez à quel point nos démarches sont complémentaires ! Normalement, chaque fois que l’on appareille quelqu’un, on devrait lui remettre une brochure sur la lecture labiale et l’inciter à suivre des cours. C’est rarement le cas. Rencontrez-vous d’autres difficultés ? Nous avons toujours du mal à nous faire reconnaître dans nos régions. La langue des signes ou le langage parlé complété sont mieux reconnus car mieux vus. Ce n’est pas encore le cas pour la lecture labiale ! Renseignements : www.arell.ch Propos recueillis par Charaf Abdessemed     " />

Mieux vivre grâce à la lecture labiale

Connue depuis bien longtemps, la lecture labiale a amélioré la vie quotidienne de dizaines de milliers de malentendants.
Son apprentissage implique néanmoins un important investissement personnel, tant en termes de temps que d’efforts.
Malgré ses avantages, cette technique de communication souffre d’un déficit de visibilité.

« C’est pour moi aussi bien un outil indispensable qu’un élément de confort ». « Sans elle, je suis out ou presque. Je m’appuie automatiquement et énormément sur la lecture labiale malgré l’excellent résultat de récupération auditif de mon appareillage ». « Clairement, un outil important qui me sert plus qu’il ne me dessert ! » Pour la totalité des nombreux malentendants que nous avons interrogés, le constat ne se discute même pas: la lecture labiale fait partie intégrante de leur vie quotidienne et elle représente un incontournable outil de communication.

Complément indispensable

« C’est clairement un complément indispensable, que la personne soit appareillée ou non, renchérit Marie-Thé Sangsue, enseignante en lecture labiale et présidente de l’ARELL (Association Romande des Enseignantes en Lecture labiale, lire l’interview ci-dessous). Bien qu’ils représentent aujourd’hui un véritable bijou de technologie, les appareils auditifs ne suffisent pas: dans de nombreuses situations, conversations de groupe, environnement bruyant, etc., la lecture labiale permet à la personne malentendante de comprendre ce qui se dit autour d’elle. Elle donne plus d’assurance dans la compréhension, au point qu’après en avoir acquis les bases, de nombreuses personnes me disent: ce que je regrette, c’est de ne pas être venu plus tôt !»

Comme son nom l’indique, la lecture labiale est une technique qui permet de comprendre ce que l’interlocuteur dit en identifiant les sons prononcés à partir de la forme des lèvres. Un exercice ardu qui dépend non seulement des aptitudes acquises par la personne malentendante mais aussi de nombreux facteurs extérieurs, comme la qualité de l’articulation de l’interlocuteur, la forme de ses lèvres, le port ou non d’une barbe, la présence ou non de consonnes invisibles etc.

« En Suisse, nous pratiquons la lecture dite globale, explique Anne-Marie Pont, enseignante en lecture labiale, car on ne peut pas lire sur les lèvres comme on lit un livre. On doit lire globalement, à partir de la forme des lèvres que l’on peut déchiffrer grâce à l’apprentissage de la lecture labiale. Bien entendu, lorsque des mots ont la même image labiale, seul le sens de la phrase permet d’orienter la compréhension. C’est ce que l’on appelle la suppléance mentale ! » Une suppléance mentale qui conduit en réalité à interpréter l’essentiel du message, tant le déchiffrage sur les lèvres ne permet à lui seul que de comprendre 30 à 40% de ce qui est prononcé.

Confiance

Moment fondamental dans la vie de la personne malentendante, l’apprentissage de la lecture labiale est l’élément qui bien souvent lui permet d’acquérir une véritable confiance dans l’établissement de sa communication, tant sur le plan professionnel que personnel. Et au-delà de la maîtrise technique de cet art ancestral, le processus d’apprentissage joue également un rôle psychologique indéniable. « C’est clair, il est très fréquent que nous accompagnions le ou la malentendant-e sur le chemin de son deuil, en permettant d’exprimer la souffrance liée à la perte de son audition », constate Marie-Thé Sangsue. Et d’ajouter, en forme de boutade: « le médecin s’occupe de l’aspect médical, l’audioprothésiste de la technique, et nous du reste ! »

Etonnamment, en dépit du rôle fondamental que lui reconnaissent unanimement les malentendants, la lecture labiale souffre d’un déficit de visibilité, loin derrière la langue des signes (LSF) ou le langage parlé complété (LPC), très reconnus. En cause, une certaine réticence des médecins ORL et des audioprothésistes (lire ci-dessous l’interview de Marie-Thé Sangsue): « c’est comme pour les boucles magnétiques, les malentendants ignorent souvent l’existence de la lecture labiale, constate Anne Grassi de forom écoute. Les audioprothésistes et les médecins ORL devraient jouer un rôle de relais plus actif, ce qui n’est pas toujours le cas ! » Autre élément d’explication, le fait que les progrès en lecture labiale demeurent difficilement quantifiables. « Sur le plan scientifique, on ne sait pas encore mesurer l’amélioration de la compréhension consécutive à l’apprentissage de la lecture labiale, conclut l’enseignante Anne-Marie Pont. Or nous vivons dans un monde où seul ce qui se mesure a droit de cité ! »

Un apprentissage difficile

C’est un peu comme Monsieur Jourdain et sa célèbre prose, dans le Bourgeois Gentilhomme de Molière: tout le monde fait de la lecture labiale sans le savoir. Car tout un chacun, y compris les bien-entendants, dispose d’aptitudes innées à la lecture labiale, que l’on pratique sans même sans rendre compte. D’ailleurs, une grande majorité de malentendants reconnaît avoir développé en solo des stratégies de lecture labiale, avant même d’en avoir maîtrisé les fondements théoriques.

En dépit de ce penchant naturel, l’apprentissage de la lecture labiale reste un chemin long et exigeant de nombreux efforts, même s’il revêt des degrés variables de difficulté selon les profils des apprenants. « L’apprentissage dépend de l’âge, des capacités et de l’envie du ou de la
malentendant-e. Si la personne est trop âgée, ou si elle à moins de mémoire, l’apprentissage sera plus difficile, avertit l’enseignante valaisanne Anne-Marie Pont. C’est la raison pour laquelle j’encourage les malentendants à se mettre assez rapidement à l’apprentissage de la lecture labiale, sans attendre par exemple que la déficience auditive s’installe complètement ! J’observe que plus les gens sont malentendants, plus ils apprennent vite, car la lecture labiale devient dans ce cas leur bouée de sauvetage »

En moyenne, l’apprentissage des rudiments de la lecture labiale exige une vingtaine d’heures de formation et implique de grandes capacités d’observation et de concentration, d’où son caractère exigeant et fatigant. L’appel à la suppléance mentale qui permet de compléter avantageusement le déchiffrage des mots sur les lèvres, joue un rôle fondamental. « Moins la personne a de vocabulaire et plus la lecture labiale est ardue car il est très difficile, voire impossible, de lire sur les lèvres les mots inconnus, ajoute Anne-Marie Pont. D’ailleurs, on pousse volontiers les malentendants à lire beaucoup pour se mettre à jour, car la langue évolue régulièrement avec l’apparition de nouveaux mots ! »

Forom écoute aux premières loges

Depuis de longues années, forom écoute s’implique activement dans l’apprentissage et la reconnaissance de la lecture labiale comme technique de communication pour les malentendants. D’abord en élaborant et en diffusant un grand nombre d’affiches et de brochures d’information et de sensibilisation, aussi bien à destination du grand public qu’aux professionnels de la malaudition, médecins ORL et audioprothésistes. Ensuite, en organisant plusieurs fois par an, en collaboration avec l’ARELL (Association Romande des Enseignantes en Lecture Labiale), des cours intensifs et collectifs de formation, agendés soit sur des week-ends, soit sur une semaine entière. Ces cours ont lieu un peu partout en Suisse romande: Genève, St-Maurice, Crêt-Bérard, Tramelan, et Charmey. Grâce à une subvention de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS), forom écoute finance la majeure partie de ces formations qui, à chaque session, regroupent entre 10 et 15 malentendants. Seul l’hébergement est à la charge des malentendants. Enfin, forom écoute a joué un rôle important dans la formation de la dernière volée d’enseignantes en lecture labiale, en 1999. Pour assurer la relève, une seconde session est en discussion.

Les brochures d’information sur la lecture labiale, ainsi que le programme des cours intensifs 2012, peuvent être commandés au secrétariat de forom écoute, la fondation romande des malentendants: par téléphone au 021 614 60 50 ou par email info@ecoute.ch. Rens. www.ecoute.ch et www.arell.ch

 

Une prestation reconnue par l’OFAS

La lecture labiale est une prestation reconnue par l’OFAS pour les personnes handicapées de l’ouïe. Sur prescription médicale et demande motivée adressée au préalable à l’office AI de son canton de résidence (art.7 al. 1 et 9 OMAI), les cours individuels d’apprentissage sont entièrement pris en charge, pour les personnes en âge AI. Concrètement, les pratiques diffèrent d’un canton à l’autre et certains offices accordent ces prestations de manière plus étendue. En revanche, si un malentendant souhaite entamer une formation individuelle après l’âge AVS, une jurisprudence du Tribunal fédéral confirme le refus de l’AI d’entrer en matière. Enfin, les cours collectifs qu’ils soient hebdomadaires, mensuels, ou intensifs sur un week-end ou une semaine, sont subventionnés par l’OFAS, moyennant une contribution demandée à la personne malentendante.

 

Ailleurs en Europe…

En matière d’enseignement de la lecture labiale, chaque pays possède sa spécificité. Ainsi, en Hollande ou en France, ce sont les orthophonistes qui en ont la responsabilité, sur prescription médicale. En France, la lecture labiale est enseignée selon la méthode analytique de Jeanne Garric. Le coût des séances individuelles y est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles. Des cours collectifs, gratuits ou avec une participation minimale, sont également organisés pour leurs membres par diverses associations.

En Catalogne (Espagne), des cours individuels ou collectifs sont proposés aux adultes quel que soit le degré de déficience auditive acquise. La participation des malentendants est d’environ 500 francs par an pour les cours individuels, le restant étant pris en charge par le gouvernement catalan.

Enfin, dans deux pays au moins, l’Italie et la Belgique (Wallonie), les cours de lecture labiale ne sont pas remboursés par les assurances sociales, sauf exception (enfants, implants cochléaires, etc.) En Italie, la lecture labiale est considérée comme un apprentissage naturel. Elle n’y est pas enseignée, sauf rares exceptions (enfants). Dans ce cas elle doit être prescrite, et est considérée comme une session de réhabilitation qui a lieu dans le cadre hospitalier. En Belgique, la lecture labiale est enseignée dans un cadre associatif, et les cours individuels n’existent pas.

 

« Un métier exigeant et enrichissant ! »

Fondée en 1999 par un groupe d’enseignantes en lecture labiale, l’Association Romande des Enseignantes en Lecture Labiale (ARELL) organise l’exercice d’une profession peu connue. Le point avec sa présidente Marie-Thé Sangsue.

Quels sont les objectifs de votre association ?

L’ARELL a pour objectif d’aider les enseignantes en lecture labiale à se concerter et à établir une ligne claire dans les relations avec les diverses institutions, dont bien entendu forom écoute et l’OFAS. Enfin, nous nous retrouvons pour mieux réfléchir aux difficultés que nous rencontrons dans l’exercice de notre profession, au quotidien, mais aussi dans le cadre de notre formation continue.

Comment devient-on enseignante en lecture labiale ?

La première condition est d’être déjà détenteur d’un CFC. Ensuite, nous avons suivi des cours pendant deux ans et demi, à raison d’une journée tous les dix jours, ainsi que quelques cours «blocs» durant les cours de lecture labiale de groupe. En tout, cela fait plusieurs centaines d’heures de formation, avec à la fin un examen et la rédaction d’un mémoire. Le diplôme obtenu est validé et reconnu par l’Office fédéral des assurances sociales.

Comment se déroulent les cours que vous dispensez aux malentendants?

Il existe des cours privés et des cours collectifs. Certains malentendants sont très fidèles et préfèrent revenir dans les cours collectifs pour conserver les acquis des cours privés et pour mieux profiter de la dynamique de groupe. Enfin, forom écoute organise chaque année des sessions sur un mode intensif, sur une semaine, comme chaque année à St-Maurice, Charmey et Tramelan, ou pendant le week-end comme à St-Maurice, Crêt-Bérard et Genève. Dans nos régions, nous animons des cours de groupe hebdomadaires ou mensuels, également sous l’égide de forom écoute.

Qu’y a-t-il de plus dur pour une enseignante en lecture labiale ?

Le contact avec les humains demande toujours beaucoup d’investissement. Avec le temps, la fatigue s’installe. Et puis, il faut innover à chaque cours, proposer des nouveaux thèmes aux apprenants et éviter que la lassitude ne s’installe. L’enjeu est donc de rester attentif, sans se relâcher durant tout le cours. Mais on ne va pas se plaindre: c’est toujours un véritable cadeau que de pouvoir travailler avec des personnes motivées qui ont vraiment envie d’apprendre !

Quelle est votre préoccupation principale aujourd’hui ?

Incontestablement, la relève ! Nous avons évoqué la question à diverses reprises avec forom écoute et notamment en juin dernier, et nous espérons qu’un nouveau cycle de formation verra bientôt le jour. En outre, comme cette formation présente des similitudes avec celle du langage parlé complété (LPC), nous sommes en train d’envisager des synergies avec l’ALPC, l’Association Suisse pour le Langage Parlé Complété.

Qu’est ce qui pourrait améliorer l’exercice de votre métier ?

Avoir plus de soutien de la part des médecins ORL et des audioprothésistes ! Ces derniers sont souvent réticents, car ils interprètent à tort l’apprentissage de la lecture labiale comme le signe d’un dysfonctionnement des appareillages. Or nous ne répéterons jamais assez à quel point nos démarches sont complémentaires ! Normalement, chaque fois que l’on appareille quelqu’un, on devrait lui remettre une brochure sur la lecture labiale et l’inciter à suivre des cours. C’est rarement le cas.

Rencontrez-vous d’autres difficultés ?

Nous avons toujours du mal à nous faire reconnaître dans nos régions. La langue des signes ou le langage parlé complété sont mieux reconnus car mieux vus. Ce n’est pas encore le cas pour la lecture labiale !

Renseignements : www.arell.ch

Propos recueillis par Charaf Abdessemed