Plus d’Amicale à Neuchâtel, où est la relève ?

Depuis 2011, l’Amicale de Neuchâtel s’est dissoute et malgré l’importance qu’elle générerait, la relève n’est pas assurée.

Porteuse de rencontres, de projets, d’aides, de contacts humains, une Amicale permet de rassembler des personnes pour une même cause. La ville de Neuchâtel est privée de son Amicale pour les malentendants depuis 2011 et la relève fait la sourde oreille.

Rencontre avec l’ancien Président
Alors que René Schwab, ancien président de l’Amicale des malentendants de Neuchâtel, fêtait ses nonante printemps en automne dernier, retour sur ses années d’activités au sein de l’association.

L’Amicale neuchâteloise des Sourds est née en 1925. René Schwab, reprend la présidence en 1977. Quelque soixante membres y sont alors très actifs.

De nombreuses rencontres attrayantes ont lieu à cette époque. S’y déploient des projections de films, des diapositives réalisées par des amateurs et amis.

« Egalement attachés aux traditions de notre région, nous célébrions ensemble la fête du 1er mars qui marque de début de l’histoire moderne neuchâteloise. En 1848, le canton devenait indépendant, libre de choisir démocratiquement ses autorités », explique René Schwab.

Forte d’initiatives, l’ancienne Amicale a, en outre, organisé de nombreux rendez-vous destinés à des randonnées en juin et à des rencontres durant la période de Noël.

A l’époque, celles-ci rassemblaient grand nombre de personnes malentendantes, tous âges confondus.

« Malheureusement, avec la fuite du temps, l’effectif des membres s’est étiolé, principalement en raison de leur avancée en âge. Le manque d’intérêt pour revitaliser l’Amicale s’est soldé par une mise en veilleuse en 2009 par le comité et s’est éteinte en 2011″, poursuit René Schwab qui a été profondément affecté par cette dissolution. Lui-même entendant, il a, avec empathie et compassion, donné beaucoup de son temps libre à l’ancienne Amicale. Et de reconnaître :  » alors âgé de 82 ans, il m’était devenu difficile d’assumer mes responsabilités de président ».

Père de quatre enfants, René Schwab est entouré de dix petits-enfants et d’un arrière petit-fils, avec lesquels il entretient de bonnes relations. En électron libre, il vit et se gère seul. Conducteur de locomotive à la retraite depuis longtemps, il a vécu une vie associative bien remplie, en parallèle de l’Amicale.

La jeunesse malentendante de Neuchâtel saura-t-elle se renouveler et peut-être fonder de nouveaux projets, afin de pouvoir se retrouver et constituer des perspectives d’avenir ? C’est ce qu’on l’encourage à faire.

Et pour conclure, c’est à René Schwab que nous formulons nos meilleurs vœux pour la décennie à venir.