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- À la rescousse pour le coronavirus | FoRom Ecoute
Retour au Magazine À la rescousse pour le coronavirus 25 mars 2020 Publié le : Le 20 mars 2020, le site hear-it.org, sur la déficience auditive et la surdité, a publié les lignes directrices l'Association européenne des audioprothésistes (AEA) pour les soins auditifs professionnels face au Covid-19. Elle souhaite continuer à fournir des soins de santé auditifs vitaux et ralentir la propagation du virus. En ces jours difficiles, les audioprothésistes dispensent des soins de santé essentiels car ils doivent filtrer les cas nécessitant des consultations ORL pour ne pas surcharger les médecins, mobilisés contre le virus. Plan d’action Pour les audioprothésistes, 5 étapes sont fondamentales, avec ou sans l’utilisation de masques médicaux : 1) Conseil aux clients par tous les biais, téléphone, vidéo, courriel 2) Questionner rapidement pour identifier les symptômes du coronavirus par téléphone (voyage, pays à risque, température ou contact avec une personne infectée) 3) Donner un rdv dans un centre d’écoute en respectant les normes en vigueur (distanciation sociale, etc.) 4) Port du masque de catégorie I minimum à l’entrée du centre et désinfection des mains 5) Visites à domicile avec port du masque de catégorie IIR minimum en respectant les normes d’hygiène européennes. «L'audition et la communication sont essentielles dans cette période Covid-19. Les individus, également les personnes malentendantes, doivent accéder aux reportages télévisés et à internet. À une époque où les gens pratiquent la distanciation sociale, ils doivent pouvoir communiquer virtuellement par téléphone et par le biais d'autres plateformes virtuelles avec leurs proches», préconise l’Association européenne des audioprothésistes. Comment ? En réduisant les risques de propagation du virus dans le groupe des 65 ans et plus et en s'assurant de se conformer aux directives locales de soins de santé pour Covid-19. Activité essentielle Dans la newsletter de hear-it.org figure la déclaration de Mark Laureyns, président de l'AEA: «Dans presque tous les pays de l'UE, les soins prodigués par les audioprothésistes sont considérés comme une activité essentielle, même pendant le verrouillage et l'état d'urgence du Covid-19. Il est essentiel que nous puissions fournir des soins de qualité à nos clients qui en ont besoin, en particulier s'ils travaillent également dans des fonctions hautement prioritaires ou s'ils ont besoin de leur capacité auditive pour rester informés et pour se connecter par téléphone ou par d'autres médias avec leurs proches. Il est réconfortant de voir comment toutes nos associations membres de l'AEA nous ont apporté un très bon soutien et contributions et que nous unissons tous nos forces pour élaborer des directives afin de fournir des soins appropriés aux personnes malentendantes pour faire face aux défis du Covid-19.» Les lignes directrices peuvent être consultées sur la page d'accueil de l'Association européenne des professionnels de l'audition. www.aea-audio.org. Référence : www.hear-it.org SUIVANT PRECEDENT
- Road trip dans l’hiver canadien | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Road trip dans l’hiver canadien 15 mars 2012 Publié le : Membre du Conseil de fondation de forom écoute, Marco Ecclesia a passé en janvier dernier, une quinzaine de jours au Québec. Un périple de plusieurs milliers de kilomètres à la découverte de l’immensité canadienne, mais aussi une occasion unique de nouer des contacts privilégiés avec les malentendants québécois. « J’ai réalisé un rêve d’enfant, j’ai emmagasiné des souvenirs que personne ne pourra m’enlever, j’ai vécu à cent à l’heure, et j’ai goûté chaque instant de ma présence en terre québécoise. Les Québécois sont d’ailleurs des gens très accueillants, ils savent mettre à l’aise, sont très portés sur l’humour et s’accommodent de plaisirs simples ! » Malentendant et membre du Conseil de fondation de forom écoute, Marco Ecclesia, de retour de Montréal le 27 janvier dernier, ne modère pas son enthousiasme: les deux semaines qu’il vient de passer au Canada resteront sans nul doute comme un de ses plus beaux souvenirs. L’idée d’un tel voyage est née suite à une discussion lors d’une soirée festive avec des cousins, eux-mêmes de retour d’un voyage en Amérique du Nord. Ni une ni deux, le projet d’un second périple, cette fois en compagnie de Marco, a très vite germé dans les esprits, puis s’est concrétisé en quelques mois. Cap donc, dès le 15 janvier 2012 sur Montréal, avec un objectif affiché: profiter des plaisirs de plein air offerts par le rigoureux hiver canadien. Résultat: dès l’arrivée, le petit groupe d’amis entame son séjour par un premier parcours en motoneige, suivi d’une formation et d’une sortie en… chiens de traîneaux. Avant d’enchaîner, deux jours plus tard, par de mémorables séances de descentes en bouées sur d’immenses toboggans de neige. Match de NBA Autre grand moment de ce séjour: la ville de Toronto, avec la visite de la célèbre CN Tower, si haute que le panorama permettait d’entrevoir Rochester dans l’Etat de New-York. Mais pour Marco, grand accro de sport, la métropole canadienne a surtout été l’occasion de réaliser un important projet: assister enfin à un match de basket américain (NBA), aux premières loges. « Un match de NBA assis au premier rang, cela représentait un vieux rêve d’enfant, s’exclame Marco Ecclesia. C’était magique de voir l’extraordinaire détente des joueurs, de vivre l’ambiance du stade. Ce rêve est désormais réalisé, et je suis très heureux de l’avoir vécu !» Sport, mais encore et toujours activités de plein air, car en dehors du vol Montréal-Toronto, la petite équipe d’amis s’est offert un véritable road-trip de 3000 kilomètres à travers l’immensité canadienne, traversant en voiture une multitude de villes et villages: Saint Michel des Saints, Sainte-Adèle, Saint-Antoine de Tilly, Québec, Mont-Tremblant, Valcartier, Sainte-Anne de la Pérade, etc. « La plupart du temps, nous avons dormi dans des gîtes où franchement, l’accueil était phénoménal, raconte Marco Ecclesia. En plus, le cadre était vraiment merveilleux. Imaginez un peu: dans le gîte de Mont-Tremblant, nous avons déjeuné avec une vue sur des chevreuils qui venaient manger à 20 mètres de nous. Un vrai Walt Disney grandeur nature ! » Bon enfant Et puis, le Québec n’aurait pas été le Québec sans la légendaire chaleur de ses habitants: « Je je n’ai été là-bas qu’en tant que touriste, mais les Québécois me semblent très ouverts: à l’Office du tourisme par exemple, on vous fait passer derrière le comptoir, et on cherche activement avec vous la meilleure solution... Ils ne se contentent pas de vous renseigner et souhaitent vous voir repartir avec le sourire... En Suisse, c'est très professionnel, mais pas aussi accueillant que ça ». Un accueil qui se traduit également par une attention particulière, spontanément réservée aux malentendants: « ce qui en réalité est le plus difficile, c’est plutôt l'accent très différent entre l'ancienne génération des 60 ans et plus, qui roule les « r », et les plus jeunes qui ne le font plus… sourit encore Marco. Mais on s'y fait, car les Québecois sont très patients et font tout pour que vous compreniez. Je n'ai pas connu de véritable barrière linguistique, et dès que je tardais à comprendre, je signalais que j’étais malentendant. Et là, ils font tout: ils gesticulent, montrent des objets, articulent beaucoup... c'est très bon enfant ! » Malentendants du Québec Curieux et très engagé, notre jeune globe-trotter des neiges n’a en outre pas raté l’occasion de tisser des liens avec l'Association des devenus sourds et des malentendants du Québec (ADSMQ), dont il a même interviewé le président, Michel Nadeau (lire l’interview en page 20). Car pour Marco, membre du Conseil de fondation de forom écoute, la démarche allait de soi: « c’est un contact précieux et très prometteur pour forom écoute, s’enthousiasme-t-il. Une amitié suisso-québécoise est en train de naître, ils vont d'ailleurs régulièrement nous envoyer leur magazine Sourdine qui est l'équivalent de notre aux écoutes , et nous leur enverrons également nos numéros ! » Rentré du Québec des images plein les yeux et des contacts prometteurs plein la besace, Marco entame désormais l’année 2012 avec une énergie renouvelée, afin de relever les ambitieux défis qui l’attendent: terminer ses études avec succès, et surtout lancer sa propre société pour offrir ses services de « Consultant en marketing de minorités ». « Je voulais vraiment recharger mes batteries avec ce voyage, conclut-il avec satisfaction. Mais une chose est sûre: j’entends retourner là-bas, car chaque jour, je n’avais de cesse de penser à ma famille, et je veux que mes petites filles puissent elles aussi découvrir la magie des chevreuils au petit déjeuner ! » ChA SUIVANT PRECEDENT
- Conférence ce 3 mars en direct sur YouTube : « Améliorer la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Conférence ce 3 mars en direct sur YouTube : « Améliorer la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes » 16 février 2021 Publié le : Le 3 mars prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, l’Association fribourgeoise des malentendants (AFM) et l’Hôpital cantonal de Fribourg (HFR) organisent conjointement une visio-conférence publique intitulée « Améliorer la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes ». Vos témoignages sont les bienvenus. « L’idée de cette conférence est née d’un constat , explique Christophe Lesimple président de l’AFM. La prise en charge des malentendants dans les systèmes de soins n’est pas optimale en raison des difficultés de compréhension, avec à la clé des conséquences potentiellement graves en termes de qualité des soins ». Et de raconter une anecdote très révélatrice : « Un malentendant m’avoue que faute de comprendre ce qu’on lui dit, il répond toujours « oui » à tout. Un jour il s’est retrouvé avec une aiguille plantée dans le bras, sans même avoir compris ce qui lui arrivait, ni ce qu’on lui injectait ». C’est pour sensibiliser le personnel soignant à ces enjeux majeurs que l’AFM avait prévu d’organiser, déjà l’année passée au mois de mars, une conférence en présentiel à l’hôpital de Fribourg. Mais pandémie oblige, l’évènement fut repoussé une première fois au mois d’octobre puis une seconde fois à ce printemps 2021. Mais dans l’intervalle, bien des choses ont changé. La pandémie s’est installée durablement et le port du masque est venu encore plus compliquer la vie des malentendants, ce qui rend la situation dans les parcours de soins encore plus « critique » pour eux. Et puis, il y a eu aussi la mise en place de mesures barrières et de restrictions qui rendent toute conférence présentielle impossible. Résultat : grâce aux concours précieux du service de communication de l’HFR, la conférence sera finalement diffusée en direct sur YouTube. Gros challenge « C’est un très gros challenge, et sans le soutien de l’hôpital nous n’y serions pas arrivés, d’autant que la conférence sera ouverte à tous et que le public pourra participer en posant ses questions en direct. » Car en effet, l’événement initialement destiné aux professionnels de santé sera accessible à toutes les personnes intéressées. « En fait, nous nous sommes rendu compte que la problématique ne concerne pas que le parcours de soins. Dans les EMS, mais aussi dans les administrations etc, les mêmes difficultés de communication et de compréhension se posent pour les malentendants, ajoute Christophe Lesimple. Et à partir du moment où nous avons basculé en visio-conférence, il nous a paru plus utile de rendre l’événement accessible à tout le monde ». Et ce n’est pas tout : dès le 11 mars, la conférence pourra ensuite être visionnée à la demande depuis le site internet de l’Hôpital, non sans avoir été traduite en allemand et même sous-titrée dans les deux langues, bilinguisme fribourgeois oblige. « Nous souhaitons en effet que la vidéo reste accessible après l’événement, conclut Christophe Lesimple. Certes le Covid rend actuellement la situation encore plus difficile, mais les difficultés dans la prise en charge des malentendants datent d’avant la pandémie, et elles persisteront bien après ». « Améliorer la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes ». Visio-conférence publique intitulée organisée par l’AFM et le service d’audiologie de l’Hôpital cantonal de Fribourg le 3 mars de 19h à 20h en live sur YouTube ( https://youtu.be/BSIEo4s8uuk ) sans inscription préalable. Renseignements https://www.h-fr.ch/actualites-agenda/agenda-evenements/ameliorer-la-prise-en-charge-des-personnes-sourdes-et-malentendantes et www.malentendants-fribourg.ch Votre témoignage pourrait être utile pour permettre à l’HFR d’améliorer la prise en charge des personnes malentendantes. Résumez-le en 280 caractères maximum et envoyez-le à l’adresse : secretariat@malentendants-fribourg.ch SUIVANT PRECEDENT
- Et si vous soigniez vos acouphènes avec votre smartphone ? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Et si vous soigniez vos acouphènes avec votre smartphone ? 20 octobre 2020 Publié le : Une application française conçue par des ingénieurs permet aux personnes souffrant d’acouphènes d’entamer une rééducation depuis leur téléphone mobile et sur un mode ludique. On le sait. Ils sont invalidants, fatigants, usants et à la longue peuvent pourrir la vie de ceux qui les entendent. Ces sons, appelés acouphènes subjectifs, souvent permanents et correspondant à des bruits courants de la vie quotidienne (bourdonnements, sifflements, chuintements, grondements de moteur, etc.), peuvent même conduire certains d’entre nous à la dépression. Et évidemment les malentendants sont concernés au premier chef, l’association entre troubles auditifs et acouphènes étant documentée de longue date, l’altération de l’oreille interne induisant des messages auditifs parasites en direction du cerveau, et interprétés à tort par celui-ci comme des sons . Petit problème : aucun traitement à ce jour n’a fait la preuve de son efficacité dans la prise en charge de ces acouphènes dits subjectifs. La plupart des thérapies proposées visent ainsi à l’acceptation de ces sons intempestifs et à l’habituation, c’est à dire à faire en sorte de moins réagir à leur présence. Alternative numérique Inventée en 2019 par des étudiants français de l’école Centrale Supelec à Rennes qui ont dans la foulée créé une entreprise intitulée Immersive Therapy pour la commercialiser, l’application Diapason offre une alternative numérique aux méthodes thérapeutiques habituelles de traitement des acouphènes, comme par exemple la sophrologie. L’objectif de Diapason est d’abord de permettre au patient dans un premier temps de mieux cerner l’acouphène qu’il entend (intensité, fréquence, type de bruit etc.) et ensuite à mieux travailler sur les symptômes dont il souffre. En s’inspirant des techniques psychologiques de thérapies cognitivo-comportementales pour travailler sur l’acceptation de l’acouphène, l’application cherche à induire chez le patient de nouvelles manières de raisonner vis-à-vis des pensées automatiques qui lui sont associées. « Ce n’est pas parce qu’une pathologie est embêtante que le traitement doit l’être, explique dans une récente interview à la chaine de télévision France 3 Lilian Delaveau, un des créateurs de l’application. Le traitement doit être un peu amusant et nous sommes allés chercher dans la recherche liée aux acouphènes des choses qui n’avaient pas encore été exploitées ». Programmes personnalisés et ludiques Résultat : l’application propose des programmes personnalisés , présentés sous forme de jeux et autres activités ludiques. « Dans Diapason, vous serez constamment encouragé à associer votre acouphène à une émotion positive peut-on lire sur le site de l’application. Vous devrez par exemple utiliser votre acouphène pour vous guider dans un jeu ou encore l’assimiler à un environnement apaisant. Votre acouphène sera ainsi associé à la réussite. » L’autre volet de la prise en charge par l’application est le recours à la TRT (Tinnitus Retraining Therapy) qui vise également à créer un phénomène « d’habituation » à l’acouphène. Grâce à l’acouphénométrie, l’application génère ainsi un bruit à bande étroite centré sur la fréquence de chaque acouphène. Ce bruit est ensuite diffusé dans les jeux de thérapie sonore comme dans les activités de relaxation en étant systématiquement associé à une interaction positive avec l’interface. L’application Diapason est disponible sur l’App Store et Google Play forom écoute propose des cours de sophrologie et de mindfulness pour la prise en charge des acouphènes Quand : lundi de 12h30 à 13h30 Lieu : forom écoute, av. Général-Guisan 117, 1009 Pully Prix : CHF 120.-/pour les personnes en âge AVS ou étudiant et CHF 150.-/pour les personnes en âge AI Renseignements : 0800 614 614 ou info@ecoute.ch Pré-inscription : https://ecoute.ch/contact/ sous « remarques » indiquer « cours de sophrologie » SUIVANT PRECEDENT
- Boulevard Santé, des soins pour les sourds et malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Boulevard Santé, des soins pour les sourds et malentendants 1 janvier 1970 Publié le : C’est une expérience inédite en Suisse romande. Il y a une année, ouvrait à Lausanne Boulevard Santé, une structure de soins destinée à réunir dans un seul et même lieu des professionnels de la santé sensibilisés spécifiquement aux questions de surdité et de malentendance. L’équipe pluridisciplinaire qui anime Boulevard Santé, et dont la plupart des membres sont capables de communiquer en langue des signes LSF et/ou en langue parlée et complétée LPC, offre ainsi une très large palette de soins orientée en direction des personnes en situation de handicap auditif: psychologie et psychiatrie, logopédie, nutrition, sexologie, hypnothérapie, réflexologie, art-thérapie, massage, phytothérapie, etc. Bilan positif Une année après l’ouverture de Boulevard Santé, sa fondatrice, la psychologue Corinne Béran qui anime également des groupes de parole en collaboration avec forom écoute, en tire un premier bilan plutôt positif. « Malgré le fait que 2020 a été une année très particulière avec l’épidémie de Covid, nous avons au total reçu ces 12 derniers mois une septantaine de patients différents, se réjouit-elle. En général, je représente en tant que spécialiste de la santé mentale, la porte d’entrée à Boulevard Santé. Mais ensuite, une personne sur cinq fait appel à une des autres thérapies proposées, ce qui montre que les patients se rendent bien compte de l’intérêt d’une approche globale de la santé ». Autre indicateur de l’intérêt suscité par cette offre de soins particulière : le succès rencontré par la permanence organisée par visioconférence durant la période de confinement décidée en mars dernier par les autorités en raison de l’épidémie de Covid. « En proportion, nous avons reçu plus d’appels que pour une centrale normale, relève Corinne Béran. Il s’agissait d’offrir aux sourds et malentendants un soutien psychologique mais aussi de l’information fiable sur le coronavirus, grâce à la prestation, deux fois par semaine d’une assistante médicale. Une traduction en langue des signes était d’ailleurs également à disposition si nécessaire. » 2021 déjà en chantier Après une année d’activité, l’équipe de Boulevard Santé se rend bien compte que « tout reste à faire ». En particulier en matière d’accessibilité financière des prestations proposées, la grande majorité relevant des assurances complémentaires et donc non prises en charge par la LaMal. « Notre public est souvent constitué d’une population plus âgée que la moyenne, donc souvent en difficulté financière, déplore Corinne Béran. C’est la raison pour laquelle un de nos objectifs prioritaires pour 2021 est de trouver des fonds pour financer les thérapies qui ne sont pas prises en charge ». 2021 sera également une année où Boulevard Santé entend organiser chaque mois des conférences sur le thème de la santé, ouvertes à tous mais accessibles aux sourds et aux malentendants. « Une bonne information de cette population est très importante, souligne Corinne Béran. Une des grandes surprises de cette année a été de découvrir le peu de connaissances qu’avaient les personnes déficiente auditives des questions autour de la santé et du système de santé ». Boulevard Santé. Boulevard de Grancy 1, 1006 Lausanne. 0792216979. www.boulevardsante.ch SUIVANT PRECEDENT
- Une malentendante fait une réclamation et reçoit des excuses de la Coop | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une malentendante fait une réclamation et reçoit des excuses de la Coop 6 septembre 2020 Publié le : Alors qu’une caissière a refusé de retirer son masque pour lui permettre de lire sur ses lèvres, une malentendante de Versoix (GE) n’a pas hésité à écrire au service client de la Coop, pour rapporter l’incident. Récit d’une mésaventure malheureusement trop fréquente et qui s’est conclue par une réaction exemplaire du grand distributeur. C’est une petite mésaventure, mais riche d’enseignements et qui montre qu’avec un peu de volonté, de bon sens et d’intelligence de part et d’autre, tout est bien qui peut finir bien. Nous sommes au tout début du mois d’août dernier, et depuis quelques mois, l’épidémie de Covid 19 fait rage. Après un long et éprouvant confinement et moult hésitations, les autorités aussi bien fédérales que cantonales ont enfin décidé que le port généralisé du masque dans les magasins était un moyen efficace de limiter la propagation du virus. Seulement voilà : pour nombre de malentendants qui ont recours à la lecture labiale pour mieux comprendre ce qu’on leur dit, ce masque est évidemment aussi synonyme de retour au monde du silence. Marine Barrot qui a perdu plus de 90% de ses capacités auditives se rend depuis plus de 37 ans à la Coop de Versoix, non loin de chez elle, pour y faire ses courses. Pour plus de commodité, elle a désormais recours aux caisses automatiques pour régler ses achats. « Sauf que ce jour-là, la caisse me pose un problème, raconte-t-elle. Du coup, j'appelle la contrôleuse, qui me répond, mais comme évidemment je ne vois pas ses lèvres, je ne comprends pas. Je lui demande de baisser son masque, ce qu’elle refuse de faire ». Réclamation en ligne En rentrant chez elle, Marine décide de trouver une solution. Via le formulaire de contact du site internet de la grande entreprise de distribution, elle envoie une réclamation en expliquant sa mésaventure. Deux jours après, elle reçoit une réponse écrite de la centrale Coop : « Au nom de Coop et de toute son équipe, nous nous excusons sincèrement pour les faits rapportés, peut - on y lire. La qualité du service ainsi que l'accueil et la sécurité de nos clients sont très importants pour notre marque. Nous vous assurons donc que nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir ». Dans la foulée en effet, l’adjoint responsable du point de vente de Versoix est contacté et sensibilise son personnel à la question de la communication avec les personnes souffrant de déficience auditive. Et le résultat ne se fait pas attendre : « Quand je suis revenue quelques jours plus tard, j'ai en effet été très bien reçue par la responsable des caisses qui m'a bien rappelé à quel point elle était désolée et qu’elle allait encore en parler à sa hiérarchie. J'ai aussi vu de loin une caissière que je connais qui a aussitôt baissé son masque pour me parler. Cela m’a fait du bien. » Parler au nom de ceux qui n’osent rien dire Et ce n’est pas tout : le même responsable émet aussi le vœu de rencontrer Marine Barrot lors de son prochain passage en son magasin, afin de lui présenter directement ses excuses. Et non seulement ce sera chose faite, mais notre malentendante combative et déterminée se verra même offrir une jolie composition florale. Un dénouement qui ravit Marine : « Je suis intervenue non seulement pour me sentir mieux dans le magasin mais aussi parce que je voulais parler au nom de ceux qui n'osent rien dire. » « Nous vivons dans un monde où la communication est permanente pour les malentendants aussi, commente Michèle Bruttin, responsable à forom écoute. Cette mésaventure montre à quel point il est important que les malentendants n’hésitent pas à faire tomber les barrières pour défendre leurs droits. » Message reçu en tout cas au niveau de la Coop qui précise, par la voix de sa porte-parole Marilena Baiatu, avoir désormais « informé et sensibilisé l’ensemble de son département des ventes à cette problématique ». Très engagée, Marine Barrot a également participé à un reportage diffusé au TJ de la RTS et consacré aux problèmes que les masques posent aux malentendants. www.rts.ch/info/suisse/11491863-le-masque-de-protection-un-handicap-de-plus-pour-les-malentendants.html SUIVANT PRECEDENT
- Ce que la TV du futur réserve aux malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Ce que la TV du futur réserve aux malentendants 20 mars 2015 Publié le : En mars 2013, la Radio Télévision Suisse lançait un nouveau service de télévision à la carte, baptisé RTS+, basé sur un télétexte moderne, interactif et enrichi. Ce nouveau télétexte va bouleverser la consommation classique de programmes télévisés, jusqu’à présent basée sur un mode chronologique. Alors que le sous-titrage s’apprête à être ajouté à ce nouveau service dès ce mois d’avril, un grand nombre d’innovations attendent les sourds et les malentendants. Regarder la télévision d’un côté, ou alors avoir recours à un ordinateur pour pouvoir surfer sur le web d’un autre côté. Ce choix limité imposé aux téléspectateurs depuis une vingtaine d’années va bientôt appartenir au passé. Car à l’instar de ses consœurs européennes, la SSR (Société suisse de radiodiffusion et télévision) qui gère les télévisions dans les 3 langues nationales, est en train de faire le pari d’une nouvelle technologie, la HbbTV. Derrière cet acronyme un peu barbare (lire encadré), se cache un nouveau service de télévision interactive, né de l’association dans un seul et même téléviseur, des contenus TV et du contenu internet. Dans ce cas de figure, la télécommande de votre téléviseur fait (un peu) office de souris d’ordinateur puisqu’elle est le moyen d’accéder et de naviguer dans le menu affiché sur l’écran de la télévision. Résultat : le nouveau service de télévision que la RTS a lancé depuis le mois de mai 2013 sous le nom de RTS + permet non seulement de consulter les pages d’informations comme sur l’ancien télétexte, mais d’enrichir celui-ci de nombreuses images, et également de revoir à volonté et à la carte un grand nombre des programmes diffusés par RTS Un et RTS Deux. Pour les téléspectateurs, l’avantage de cette offre, qui ne va cesser de s’étoffer dans les mois à venir, est évident : en plus des services habituels du bon vieux télétexte, il n’y aura plus besoin de programmer et d’enregistrer les émissions que l’on n’a pas pu voir en diffusion directe, de même qu’il n’y aura plus besoin non plus de chercher à les retrouver sur internet : tout sera immédiatement disponible, à portée de télécommande. Grandes promesses Bonne nouvelle pour les malentendants : pour eux aussi, la HbbTV est riche de promesses. D’abord, elle va intégrer tous les programmes qui ont déjà été sous-titrés par la SSR. Une prestation d’ores et déjà disponible depuis le mois de septembre pour la télévision tessinoise, et à venir dès le mois d’avril pour la RTS. « La SSR dispose d’une banque de données dans laquelle tous les sous-titrages diffusés ont été stockés et sauvegardés » , explique Gion Linder, responsable de secteur des services d‘accès à Swiss Txt. « Depuis cette source, les sous-titrages peuvent être réinjectés dans les différents vecteurs de médias disponibles, qu’il s’agisse de la diffusion par TNT, sur internet ou sur la future HbbTV » . Sur le plan de la qualité du sous-titrage proprement dit, quelques améliorations – mineures et anecdotiques - sont à attendre à la faveur de cette nouvelle norme. Ainsi la possibilité de faire apparaître les « umlauts » allemands dans les sous-titrages en français, ou les accents graves dans un sous-titrage en langue allemande, ou encore de faire apparaître des notes de musique, prestations impossibles jusqu’à présent. Pour un malentendant, l’intérêt sera bien sûr ailleurs, puisqu’il aura en fait la possibilité de visionner directement sur l’écran de son téléviseur et assortis de sous-titrages, les programmes de son choix. Ceci à tout moment et indépendamment de l’horaire de diffusion réelle de l’émission concernée. Une possibilité qui existait jusqu’à présent, mais qui était réservée à ceux qui allaient surfer sur internet pour retrouver le programme qui les intéressait. « C’est clairement une prestation qui va d’abord s’adresser à des personnes relativement âgées qui disposent d’une connexion internet mais qui n’ont pas le réflexe smartphone ou ordinateur pour aller sur le web, ou qui préfèrent visionner les émissions sur l’écran de leur téléviseur, plus agréable », observe Gion Linder. Une prestation non négligeable pour la SSR, dont l’âge moyen des téléspectateurs ne cesse de s’élever (voir encadré), et qui tout en cherchant à fidéliser ceux-ci, souhaite faire revenir devant le petit écran les plus jeunes, adeptes du visionnage de vidéos sur youtube et autres plateformes sur le web… Langue des signes L’autre intérêt majeur concerne au premier chef les sourds et/ou ceux qui ont recours à la langue des signes. Via la HbbTV, et uniquement celle-ci, un certain nombre de programmes seront doublés en langue des signes. « La HbbTv va nous permettre d’offrir du contenu supplémentaire signé, annonce ainsi Gion Linder. Un test sera d’ailleurs mené lors du prochain concours de l’Eurovision en mai prochain ». Reste enfin qu’à ce jour, nul ne peut prédire exactement quel sera le développement de cette technologie, en réalité encore à ses prémices. Qui aurait ainsi pu prédire, au lancement d’internet il y a une vingtaine d’années, la multitude d’offres et de possibilités que ce nouveau média a pu générer. « Cela se passe toujours ainsi avec une technologie débutante » , conclut Gion Linder. « La HbbTV va faire l’objet d’une multitude d’évolutions que l’on ignore encore et dont on ne mesure pas complètement les développements. Par exemple, je suis convaincu que le volume des émissions signées va énormément se développer au cours des années à venir. Les malentendants, à l’instar des autres usagers verront sans conteste arriver de nouvelles possibilités, encore largement insoupçonnées ! » ChA [zone]Un enjeu majeur pour les télévisions suisses Comme toutes les télévisions généralistes d’Europe, les 3 chaines de la SSR (romande alémanique et tessinoise) sont depuis une dizaine d’années confrontées à une érosion de leur audience et à une baisse de la durée de consommation de leurs programmes. En cause, les modifications de comportement des téléspectateurs, en lien bien sûr avec les changements générationnels. « Clairement, les nouveaux modes de consommation sont un danger pour les télévisions publiques », explique Gion Linder. « Les personnes les plus âgées ont l’habitude de consommer la télévision de manière chronologiquement linéaire et de regarder leur montre pour ne pas rater leur programme préféré. Les jeunes en revanche, sont rompus au multimédia via internet. C’est la raison pour laquelle les télévisions publiques doivent nécessairement proposer des offres tournées vers les nouvelles technologies si elles veulent les attirer à nouveau. C’est clairement une question de survie pour les télévisions d’aujourd’hui » . Dans la mise en place de la technologie HbbTV, la RTS a fait office de pionnière puisqu’elle a, dès le mois de mars 2013, lancé son projet pilote intitulé RTS+, qui permet de consulter sur sa télé et à la demande, ses émissions phares : Mise au point, Infrarouge, Temps présent, A bon entendeur, TTC, Signes, sport, météo, téléjournal, etc. Ce projet, qui a servi de test à l’échelon national, a été étendu à la télévision suisse alémanique SRF en novembre 2013, puis enfin à la télévision tessinoise, la RSI. Dernière arrivée, la RSI aura pourtant été la première à introduire le sous-titrage via la HbbTV, bénéficiant de l’expérience et des tests effectués par ses grandes consœurs.[/zone] [zone]La HbbTV, mode d’emploi L’acronyme HbbTV signifie Hybrid broadcast broadband TV et désigne un nouveau télétexte entièrement refondu, qui ajoutera au contenu rédactionnel classique, des images, des vidéos et des services interactifs. Une prestation gratuitement offerte par RTS Un et RTS Deux dès lors qu’elles sont diffusées en HD. Pour en bénéficier, il faut être équipé d’un téléviseur compatible (70% du parc suisse aujourd’hui, la totalité des appareils achetés après 2012), et connecté à internet sur un mode haut débit. Sans cette connexion internet, les services HbbTV ne sont disponibles que d’une manière limitée, avec seulement textes et images, mais sans vidéos. Enfin, il faut que l’information HbbTV soit intégrée dans le signal de diffusion par le fournisseur. Si vous recevez la télévision par satellite, c’est déjà le cas. Une grande majorité des 240 câblo-opérateurs suisses offrent également ce service, et Swisscom TV, pour ce qui concerne la télévision par internet, devrait très bientôt se joindre au mouvement. Si vous recevez la télévision par TNT en revanche, point de HbbTV disponible, en raison de l’étroitesse de la bande passante. Enfin, l’accès au menu et aux services de ce nouveau télétexte se fait via la télécommande du téléviseur, avec principalement, les célèbres touches en croix (haut, bas, gauche et droite), la touche OK et les touches en couleur. A noter enfin que la HbbTV n’est pas un navigateur internet classique et n’offre pas la possibilité d’aller librement surfer sur le web, comme il est possible de le faire via un ordinateur ou une tablette. La plupart des constructeurs de télévision ajoutent cependant cette possibilité en intégrant leur propre navigateur, mais qui n’a rien à voir avec la HbbTV. Enfin, le télétexte actuel sera encore maintenu en service durant quelques années en parallèle de la HbbTV, le temps que l’ensemble des téléviseurs équipant les ménages suisses soient compatibles avec la nouvelle norme.[/zone] [zone]Près de 50% des émissions sous-titrées Comme chaque année, la société Swiss TXT qui gère le télétexte a présenté, en janvier dernier, le bilan de son action de sous-titrage pour la télévision suisse. Et ce bilan est incontestablement très positif, puisqu’on se situe au-delà des objectifs légaux qui imposent le sous-titrage d’un tiers des émissions au minimum. Ainsi, en 2014, la quantité globale d’émissions sous-titrées a augmenté dans les trois régions linguistiques du pays. Au total, 28371 heures ont été sous-titrées (49,1% des émissions) soit une augmentation de 5,8% par rapport à l’année précédente.[/zone] [zone]Et la publicité ? Va-t-on via l’offre RTS+, échapper aux publicités qui depuis des décennies ont envahi nos programmes télévisés et la toile internet ? A court terme en tout cas, la publicité via la HbbTV n’est pas envisagée par le Conseil fédéral, pour des raisons essentiellement politiques, et sous la pression des grands éditeurs de presse écrite, soucieux de préserver leur part du marché publicitaire. Ainsi, dans un communiqué publié en août dernier, l’association Médias Suisses, qui représente les éditeurs privés romands, déclarait : « permettre à la SSR d’étendre une offre en ligne financée par la redevance, la publicité et le parrainage reviendrait à créer une nouvelle distorsion de concurrence dans le paysage médiatique suisse, au détriment des médias privés».[/zone] [zone]Un standard européen Soutenue par un consortium de diffuseurs et de fabricants de télévision, la norme HbbTV a été mise en place par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER), dont fait partie la Suisse. Le 1er juillet 2010, les 60 membres du consortium HbbTV ont adopté des spécifications techniques et la HbbTV a été officiellement promulguée par l’ETSI, l’Institut européen des normes de télécommunication, de manière à garantir la compatibilité et la sécurité d’exploitation. Pionnières en la matière, les télévisions publiques de France et d’Allemagne ont été suivies par de nombreux autres pays, et la majorité de l’ouest du continent européen propose aujourd’hui ce service. Exception notable, l’Italie qui, héritage des années Berlusconi, avait souhaité adopter une norme différente mais devrait s’aligner sur le standard commun à l’horizon 2017-2018.[/zone] SUIVANT PRECEDENT
- « On est fait pour s’entendre », une délicieuse comédie inspirante sur le thème de la perte auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « On est fait pour s’entendre », une délicieuse comédie inspirante sur le thème de la perte auditive 2 novembre 2021 Publié le : Sortie cinéma : « On est fait pour s’entendre » raconte avec tendresse et humour les difficultés de la condition de malentendant. Et pour cause : son réalisateur et acteur principal Pascal Elbé souffre lui-même de déficience auditive. Sortie en salles le 17 novembre et en avant-première le 12 à Genève et le 17 à Yverdon. C’est un film tendre drôle et délicat comme seuls les Français savent en faire. Un film bourré de quiproquos d’humour et bien sûr d’amour. Antoine est professeur d’histoire et un tantinet gaffeur. Un beau métier certes mais qui devient de plus en plus difficile à exercer lorsqu’il se rend compte que peu à peu il perd son audition. Alors évidemment, ses relations avec ses élèves deviennent plutôt compliquées. Sans compter Claire sa jolie voisine de palier, veuve, déjantée et à la limite de la névrose, qui ne supporte pas un bruit et avec laquelle les choses semblent bien mal parties. Adaptation et acceptation Parce que c’est un fait : Antoine a mal à son audition et il n’accepte pas de la perdre, d’autant plus qu’il découvre peu à peu le côté infantilisant de la condition de malentendant. Quand après avoir fait longtemps « comme si », il finit par se résoudre – enfin – à se faire appareiller, commence un long processus d’adaptation que tous les malentendants connaissent bien : amplifiés, tous les bruits l’agressent : le tic-tac de l’horloge, les bruits de pas, le pigeon qui roucoule, le bruit de la pluie, tout l’insupporte… C’est qu’il les déteste ces appareils qui coûtent si cher, mais il les déteste aussi d’en avoir autant besoin : « C’est un enfer s’écrie-t-il dans le film, mais si je ne les mets pas, c’est le monde du silence. Et entre l’enfer et le silence je préfère encore l’enfer ». Heureusement dans l’enfer des appareils, il finira – évidemment, romance oblige -par trouver l’amour grâce à l’entremise de la petite fille de Claire, elle-même muette et pourtant tellement capable de comprendre ceux qui n’entendent pas… « Il y avait d’abord l’envie, après être passé par le drame et le polar, de renouer avec mes premiers amours et d’écrire une comédie… » lance l’acteur Pascal Elbé, lui-même malentendant et qui joue avec brio le rôle d’Antoine. « Le sujet ? Ce sont mes enfants qui m’ont dit qu’il était sous mon nez : la malentendance, ma malentendance. Je n’avais jamais pensé qu’un élément de ma vie pourrait un jour donner un film. J’ai été d’abord hésitant. C’est la lecture du livre de David Lodge – La vie en sourdine – qui a fini par me convaincre que cela avait du sens. Toute la gageure consistait à trouver une histoire qui ne conduise pas à ne faire qu’un état des lieux clinique de la vie d’un malentendant ». Malentendus Et d’ajouter : « au début, le film s’appelait « Les malentendus ». Ce handicap est très ingrat parce que c’est agaçant de faire en permanence répéter à son interlocuteur ce qu’il vient de dire. Donc, vient le moment où l’on en a marre de demander et où l’on baisse les bras. On fait alors semblant de comprendre ce qui se passe. Il faut donner le change. Ou pas: on décide de ne plus participer. On s’exclut. Et parfois, on passe pour un con ». « On est fait pour s’entendre », un film de et avec Pascal Elbé, Sandrine Kimberlain. Sortie en avant-première à Genève le 12 novembre à 18h15 au cinéma Cinélux (Boulevard de Saint-Georges 8, Genève) et le 17 novembre à 18h30 au Cinéma Bel-Air d’Yverdon. (Pl. Bel-Air 6). A Genève et Yverdon, l’avant-première sera suivie d’un débat public. Sortie en salles le 17 novembre. SUIVANT PRECEDENT
- Myriane Friedel: «développer des stratégies!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Myriane Friedel: «développer des stratégies!» 15 mars 2014 Publié le : Elle a 16 ans et déjà un caractère bien affirmé, avec un tempérament de battante. Myriane Friedel est aujourd’hui en première année de gymnase à Préverenges (VD). Malgré des soucis de santé et d’audition, cette jeune fille franche et déterminée, solidement soutenue par sa famille, a fait de l’adaptation son maître mot. En juin dernier, vous avez reçu le Prix aux élèves malentendants décerné par forom écoute… Cela m’a beaucoup touchée que l’on se rende compte du travail et de la concentration que demandent les études pour une personne malentendante ! Ce prix est vraiment une bonne idée ! Il est la reconnaissance du fait que l’on s’est battu et que ça valait le coup. Comment êtes-vous devenue malentendante ? En fait, c’est dû à une autre maladie dont je souffre et qui a eu un retentissement sur mes tympans. Mes problèmes d’audition se sont déclarés quand je devais avoir 7-8 ans et depuis, j’ai dû subir quatre interventions chirurgicales. Aujourd’hui, je n’entends pas du tout d’une oreille et à 60% de l’autre ! Visiblement, vous ne portez pas d’appareil auditif… Non. D’une part je n’en ai pas envie, d’autre part cela pourrait poser des problèmes à mes oreilles. Comme je communique très bien comme ça, mon ORL a dit: « OK, mais on en rediscute en cas de besoin ! » Comment communiquez-vous dans ce cas ? Très facilement en réalité, car je me suis adaptée (sourire). J’ai développé des stratégies pour me placer du côté où j’entends, que ce soit dans la vie quotidienne ou en classe ! A ce propos, comment s’est déroulée votre scolarité ? Tout à fait normalement ! Sauf bien sûr, pendant les périodes où j’ai été opérée des oreilles. Et là, ça a vraiment été très difficile, car non seulement j’ai loupé pas mal de cours, mais en plus, j’entendais beaucoup moins bien, voire même parfois presque plus !!! Heureusement, j’ai été suivie et aidée pour rattraper le retard. Et la lecture labiale m’a beaucoup apporté ! Enfin, en ce qui concerne les camarades, quand on est un peu différent, il faut toujours se battre un peu pour faire sa place ! Après tout va bien… Et votre famille ? A cause des problèmes d’audition, on a parfois connu des périodes un peu drôles, où on ne s’entendait pas, au sens propre (rires). Plus sérieusement, ma maman m’a énormément soutenue, elle a toujours été là pour me réconforter, et me pousser à devenir encore plus autonome… Et puis, j’ai un grand frère plutôt protecteur ! Vous semblez en effet être une battante, plutôt indépendante… En fait, l’expérience de la maladie forge et rend plus mûr, plus fort. Du coup, je suis plutôt quelqu’un de franc, qui aime l’authenticité. En revanche, ce que je n’aime pas, c’est la discrimination, ou alors qu’on se plaigne pour de petits bobos (rires) ! Où en êtes-vous aujourd’hui dans vos études ? Depuis la rentrée, je suis au gymnase et tout se passe bien. Mes profs ne sont même pas au courant de mes problèmes d’audition, car je me place d’emblée au bon endroit dans la classe et tout se déroule normalement, avec de bons résultats. Et quels sont vos projets pour la suite ? Terminer le gymnase ! Je suis en voie commerciale, et ce que je veux pour plus tard, c’est travailler en agence de voyages. J’ai pas mal voyagé en Europe, et même en Thaïlande et, d’une manière générale, j’adore le monde du voyage. Au plus tôt en septembre 2017, je chercherai du travail dans ce domaine. Et quels sont vos hobbies ? Je suis assez solitaire, même si j’ai des amis. Je fais pas mal de gymnastique, je lis beaucoup de mangas, j’écoute de la musique, je regarde des films. Comme tous les jeunes, en somme ! Propos recueillis par Charaf Abdessemed Légende photo: Faire de l’adversité un atout. CA SUIVANT PRECEDENT
- Mathieu Sabot : « Je suis un vrai accro de sport ! » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Mathieu Sabot : « Je suis un vrai accro de sport ! » 26 novembre 2022 Publié le : Né à Genève il y a 40 ans, Mathieu Sabot est sourd profond. Après 20 ans dans le monde de la sérigraphie, cet amoureux de sport et de grands espaces rêve de se reconvertir dans le coaching sportif. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis né sourd. A ma naissance, je suis resté 10 jours à l’hôpital, avec beaucoup de fièvre. Le médecin a annoncé à mes parents que j’allais être soit sourd, soit aveugle… Ensuite j’ai été appareillé à l’âge de 4 ans. Comment s’est déroulée votre scolarité ? A l’âge de 5 ans, j’ai été inscrit à l’Ecole pour enfants sourds de Montbrillant, ici à Genève. Mais comme mes parents ont voulu que j’oralise, après une année je suis allé dans une école pour entendants… Et cela s’est bien passé ? Plus ou moins. J’y suis resté 5 ans, mais à l’âge de 10 ans, comme malgré tous mes efforts je n’arrivais pas à suivre, j’ai demandé à mes parents de pouvoir retourner à Montbrillant. C’est là que j’ai appris la langue des signes et c’était génial, car dès ce moment-là, j’ai pu mieux communiquer, avancer et apprendre. Avec les deux langues j’étais heureux… On ne vous a pas proposé une implantation cochléaire ? Si, mais je n’ai pas souhaité la faire, car avec mon appareil je me débrouille très bien ! Que faites-vous ensuite ? A 17 ans, je me lance dans un apprentissage de carreleur, mais j’ai arrêté au bout d’une année, car c’était un travail que je n’aimais pas beaucoup, trop répétitif et pas assez intéressant pour moi. En plus j’avais un patron autoritaire, qui ne faisait aucun effort pour m’expliquer les choses. Et à ce moment-là ? Après un stage d’une semaine en sérigraphie, le patron m’embauche pour un apprentissage ! Et là tout se passe bien, même si pour obtenir mon diplôme, il m’a fallu une année en plus des 3 ans prévus, car ce n’étais pas facile. Mais j’étais heureux, le patron était sévère mais bienveillant et grâce au soutien d’interprètes en langues des signes trois fois par semaine, j’ai décroché mon CFC en 2004 ! Cela a-t-il été facile de trouver un travail ensuite ? Ça va... J’ai travaillé quelques années, puis avec des amis, nous avons lancé notre propre atelier pour travailler comme indépendants. Finalement, il y a une année j’ai décidé d’arrêter car c’était trop pénible, avec les odeurs permanentes de dissolvants etc… Du coup, quels sont vos projets actuellement ? J’ai 40 ans et désormais j’aimerais bien me lancer comme coach sportif. Depuis l’école, je suis un grand passionné de sport, que je pratique de manière intensive, musculation, fitness, escalade, vélo, course à pied, je suis quasiment accro (rires) ! Je viens d’ailleurs de participer au triathlon de Genève ! Du coup, même si ce ne sera pas facile, je vais chercher du travail et tenter d’entamer une formation en parallèle. J’adorerais développer un concept de coaching sportif pour les sourds ! Finalement, quel rapport entretenez-vous aujourd’hui avec votre surdité ? Au départ c’était évidemment difficile à accepter, j’aurais préféré être entendant bien sûr. Maintenant j’accepte d’être sourd, conscient de la chance que j’ai eue d’avoir le soutien de ma famille et particulièrement de mon frère, dont je suis très proche. En dehors du sport, que faites-vous de votre temps libre ? J’adore voyager et découvrir le monde. J’ai été dans de nombreux pays : Amérique, Espagne, Japon, Australie. D’ailleurs, j’adore ce pays car les gens y sont très ouverts et la communication y est très facile ! Mon rêve finalement, ce serait de devenir coach sportif en Australie ! (rires). SUIVANT PRECEDENT
- Voyage de noces à l’Île Maurice | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Voyage de noces à l’Île Maurice 15 janvier 2014 Publié le : Sourds profonds et appareillés, Hadja Kaba et Boris a Marca se sont mariés en juillet 2012. Six mois plus tard, les voilà qui s’envolent pour l’Île Maurice, pour leur voyage de noces. Une nature d’une beauté à couper le souffle, des habitants d’une gentillesse hors du commun et une cuisine savoureuse ont fait de ce voyage un véritable enchantement. A les voir ainsi se couper la parole, s’échanger des regards amoureux et compléter chacun les propos de l’autre, ils font incontestablement penser à Chouchou et Loulou, protagonistes de la célèbre série qui avait cartonné sur France 2 et la TSR il y a quelques années. Hadja Kaba a 26 ans et est éducatrice spécialisée. Mécanicien de véhicules d’entretien d’exploitation, Boris a Marca a 38 ans. Elle, née à Berne, est un melting-pot à elle seule, avec ses origines française, ivoirienne, espagnole, autrichienne. Lui, né à Porrentruy est, avec son patronyme à l’italienne, originaire des Grisons. Les deux, sourds profonds, mais qui, comme ils le disent, « perçoivent une partie de ce que nous autres entendons » et s’expriment très bien grâce à leurs appareils auditifs, s’aiment, depuis longtemps, depuis qu’ils se sont connus, un soir de 2004, dans le cadre d’un congrès organisé par l’ASPEDA (Association Suisse de Parents d’Enfants Déficients Auditifs). Depuis 2008, ils font donc ménage commun, et ont pris le temps de s’apprécier, de se découvrir, d’être sûrs que chacun convenait à l’autre. En 2012, nos deux tourtereaux décident, enfin, de se marier et signent devant le maire, le 14 juillet de cette même année. Île paradisiaque Restait… le plus agréable: trouver une destination pour le voyage de noces. « L’idée, explique Hadja, était de trouver un endroit où nous n’étions jamais allés. Et si possible dans un pays chaud, puisqu’on voulait partir en décembre ». Maldives, Seychelles et autres destinations défilent sur les catalogues et les sites internet. Et c’est finalement l’Île Maurice qui est retenue, d’autant plus facilement que la mère d’un ami du couple est originaire de là-bas. 11 heures de vol, et les voilà qui débarquent en décembre 2012 sur cette île paradisiaque, pour 16 jours de vacances et de découvertes. Bien organisés, les deux jeunes gens divisent leur séjour en deux. La première semaine à Grand Baie au nord de l’île, consacrée à la découverte, et la deuxième dévolue au repos et au farniente dans le sud du pays, au sein de la très réputée station balnéaire de Flic en Flac. Et en matière de découvertes, Hadja et Boris vont être servis. C’est d’abord pour Hadja, l’occasion de réaliser un vieux rêve: nager avec des dauphins. « Nous étions 4 couples à aller en haute mer, raconte Boris et nous avons été les derniers à nager avec les dauphins. Il y en avait une vingtaine autour de nous et c’était aussi magique qu’impressionnant. D’autant que les moniteurs ont été très compréhensifs avec nous, faisant l’effort de nous parler bien en face, alors que nous avions dû retirer nos appareils auditifs ». Exceptionnelle gentillesse C’est en effet une des caractéristiques, très appréciée des Mauriciens. Leur gentillesse, leur sens de l’accueil en font des hôtes exceptionnels. « Contrairement à ce que nous avons pu observer dans d’autres pays, ils ne mettent aucune pression sur les touristes, sont patients, et répètent volontiers dès qu’ils savent que vous êtes malentendant. Je n’ai jamais eu l’impression de les agacer, c’est tellement agréable ». Pour le jeune couple très communicatif et avenant, les rencontres s’enchaînent. Avec la population locale bien sûr, mais aussi avec d’autres touristes, avec lesquels repas et grillades sont volontiers partagés. Car Maurice se distingue également par une tradition culinaire d’une saveur sans précédent, et passablement relevée, surtout pour Boris, peu habitué à de telles sensations gustatives. « Eux, disent que ce n’est pas piquant, rigole Hadja, mais en réalité c’est plutôt fort. Heureusement, Boris a pu se rabattre sur leurs extraordinaires fruits exotiques, plus faciles à manger ». Nature hors du commun Menée au pas de charge, la première semaine de nos nouveaux mariés a également été marquée par la découverte d’une nature hors du commun. « Jamais, racontent-ils, nous n’aurions soupçonné que ce pays pouvait être aussi beau. Nous l’avons parcouru du nord au sud car il n’est pas très grand, visité bien des villages et des parcs, et la nature, les paysages y sont d’une incroyable richesse et diversité, avec la mer bien sûr, propre et enchanteresse, mais aussi les montagnes, les cascades et la végétation très exubérante ». Sous le charme de l’eau turquoise et transparente, nos deux amoureux se livrent même à la plongée avec masque et tuba, une première pour eux et, à la clé pour Boris, une extraordinaire rencontre avec l’incroyable poisson-clown, popularisé par le célèbre film d’animation Nemo . « A l’Île Maurice, l’océan est clair et calme avec peu de vagues, et on a souvent pied très loin, c’est l’idéal pour la plongée, explique-t-il. Et les fonds marins sont vraiment superbes ». A Flic en Flac, la deuxième semaine du séjour est beaucoup plus détendue. Balades à pied ou en vélo, longues promenades à la rencontre des villageois sont au programme. « C’est le moment où nous nous sommes mélangés aux Mauriciens pour découvrir leur culture et leur mode de vie. Le dimanche est par exemple pour eux une journée très importante », raconte Hadja, qui ajoute: « adorable, le taxi-guide qui nous accompagnait nous a même invités chez lui, nous offrant des fruits, sans rien attendre en retour. Cette gentillesse est tellement exceptionnelle ! » « Moi qui adore skier, la Suisse ne m’a jamais manqué, plaisante Boris. Car l’Île Maurice et ses habitants sont vraiment extraordinaires, j’y retournerais volontiers, et avec beaucoup de plaisir ». « Ce voyage de noces a été le voyage d’une vie, conclut Hadja qui y a même fêté son anniversaire, pour la première fois loin de sa famille. On y a fait le plein de soleil, de gentillesse et d’énergie, on s’y est vraiment ressourcé et reposé. C’est clair, on ne va jamais l’oublier ! » ChA SUIVANT PRECEDENT
- La Suisse n’applique pas correctement la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La Suisse n’applique pas correctement la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées 17 mai 2024 Publié le : Ce mercredi 15 mai, la Suisse a fêté le dixième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées. En la ratifiant, la Confédération s'est engagée à mettre pleinement en œuvre les droits des personnes handicapées. Cet objectif est encore loin d’être réalisé. En mars 2022, le Comité compétent de l'ONU a réalisé sa première évaluation des progrès de la Suisse dans la mise en œuvre de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées ratifié par la Suisse au printemps 2014. Le rapport émis par ce Comité critique la Suisse à la fois sur le plan national et international. Sur le plan national, l’inclusion exigée par la CDPH n’est pas encore une réalité avec une large palette d’obstacles : manque d’accès à la formation, barrières architecturales, discriminations au travail ou dans l’accès aux services fournis au public, retrait des droits politiques. « Il n’existe pas de plan d’action global au niveau fédéral et cantonal visant à éliminer ces obstacles expliquait alors Maya Graf, coprésidente de l’association Inclusion Handicap. Aujourd’hui, les lois existantes ne sont ni systématiquement examinées à la lumière de la CDPH, ni édictées ou révisées avec la participation des personnes handicapées en tenant compte de leurs revendications et besoins ». En ce qui concerne spécifiquement la coopération internationale de la Suisse, le Comité a formulé à l'attention de la Confédération plusieurs recommandations, suggérant notamment d’élaborer des plans d’action, d’impliquer activement les personnes handicapées et leurs organisations représentatives dans l'élaboration de ses stratégies et de ses programmes de coopération internationale et d’adopter des directives pour s'assurer que tous ses projets garantissent les droits des personnes handicapées tout en étant conformes à la CDPH de l'ONU. 190 Etats Depuis la publication de ce rapport, la Direction du développement et de la coopération (DDC) dépendant du Département fédéral des affaires étrangères, n'a que partiellement mis en œuvre une des recommandations, en évaluant désormais tous ses projets en fonction du handicap. Cependant, malgré cette mesure, la qualité des données doit être encore améliorée et les résultats demeurent décevants : selon les données de la DDC, seuls 3 % de ses projets sont spécifiquement axés sur les personnes handicapées. 190 Etats ont désormais ratifié la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées, dont la Suisse au printemps 2014. Ces Etats s'engagent à garantir les droits fondamentaux des personnes handicapées. Par ailleurs, deux articles de la CDPH traitent spécifiquement de la coopération internationale et visent à ce que les acteurs de l'aide humanitaire (article 11) ou de la coopération au développement (article 32) intègrent activement les personnes handicapées dans tous leurs projets et programmes. SUIVANT PRECEDENT
- Entendants-malentendants : le grand malentendu | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Entendants-malentendants : le grand malentendu 15 mai 2014 Publié le : A l’origine de bien des quiproquos et des situations parfois cocasses, les couacs de la communication entendants-malentendants engendrent une grande frustration. Partagée de part et d’autre, cette frustration conduit au final à l’isolement, grand ennemi de la personne malentendante. Retour sur les mécanismes d’un malentendu historique, que seules patience et bonne volonté peuvent dissiper. C’était en janvier dernier, à l’issue du traditionnel apéritif organisé chaque année à Lausanne par forom écoute. Solène et Fiona, jeunes malentendantes et membres de la Commission Jeunesse de forom écoute, et leur amie Bérangère, entendante, décident de terminer la journée dans un petit bar branché de Lausanne. Mais, comme souvent dans ce genre d’endroit, la musique est forte. Beaucoup trop forte, au point que l’on ne s’entend plus. Et c’est là que l’anecdote devient intéressante. Car lorsque l’on ne s’entend plus, les malentendants ont une petite longueur d’avance et les entendants sont… perdus. « C’était une situation tout à fait paradoxale, raconte Bérangère, un rien amusée. Fiona et Solène sont habituées à lire sur les lèvres. Mais pour le faire, elles doivent un peu reculer. Du coup, moi qui entendais déjà très peu de ce qu’elles disaient à cause de la musique, je n’entendais plus rien, et je devais tout le temps leur rappeler de se rapprocher vers moi. C’est vraiment très bizarre comme sensation : je me suis sentie très différente, minoritaire, un peu exclue, et obligée de me concentrer tout le temps pour arriver à saisir quelque chose. Pour la première fois de ma vie, j’ai vécu ce que vivent d’habitude les malentendants. C’est une expérience que je conseillerais à tout le monde ! » Solitude du malentendant A elle seule, cette expérience aussi originale qu’imprévue vient révéler, mais de manière inversée, ce que peut être la solitude du malentendant. Le sentiment d’exclusion, la fatigue devant la nécessité de se concentrer au maximum, la frustration de ne pas tout comprendre, l’épuisement à demander aux autres de faire des efforts, de bien articuler et de bien vouloir répéter… Elle montre également l’importance de se mettre réellement à la place de l’autre pour comprendre ce qu’il vit vraiment et dévoile un peu plus le fossé d’incompréhension qui trop souvent, réside entre entendants et malentendants. « Les représentations des entendants vis-à-vis de la déficience auditive sont, et c’est bien normal, largement fausses », observe un psychologue clinicien aujourd’hui à la retraite et qui a longtemps travaillé avec des malentendants, au sein d’une institution spécialisée genevoise. « Par exemple, les entendants pensent que l’environnement sonore d’un malentendant est calme et silencieux. C’est dans la grande majorité des cas faux. On pense qu’ils ne font pas assez d’efforts pour comprendre ce qu’on leur dit. C’est faux. On pense qu’une fois appareillés, tout rentre dans l’ordre, comme par magie. Et c’est encore faux ! » « Mon mari a beau savoir que je suis malentendante, il s’obstine à me parler depuis une autre pièce », témoigne de son côté Françoise, une malentendante quadragénaire originaire du Valais. « Ça m’agace qu’il le fasse et bien sûr, ça l’agace que je ne lui réponde pas » . « Moi, je ne fais même plus d’efforts pour demander aux autres de répéter », renchérit son amie Marthe, qui souffre d’une perte auditive profonde. « Ça me fatigue, ça les énerve, et parfois ça les fait rigoler quand je comprends autre chose que ce qu’ils disent. Franchement, je préfère plutôt me réfugier dans mes livres ». Différence d’appréciation L’incompréhension qui prévaut entre entendants et malentendants peut, il est vrai, faire la part belle aux quiproquos et parfois même à des situations qui peuvent prêter à sourire. Sauf que bien sûr, derrière l’humour, se cache une véritable détresse psychologique… que les entendants tendent à sous-estimer. Ainsi en France, une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES 2007), du Ministère de la Santé et des Affaires sociales, montre que si 48% des personnes sourdes ou malentendantes interrogées déclarent être en situation de détresse psychologique, seuls 35% des entendants estiment qu’elles le sont. Une différence d’appréciation que l’on observe volontiers dans la sphère familiale où des remarques du genre « Il n’entend que ce qu’il veut entendre » (lire encadré) ne sont pas rares. Car c’est d’abord au sein de la famille que les conséquences de la perte d’audition se font sentir. L’exclusion de la personne en situation de perte auditive est en effet le premier écueil à éviter, l’effort supplémentaire de communication que celle-ci induit pouvant conduire les entendants à renoncer à toute interaction. A l’inverse, l’autre risque est que l’entourage familial développe, par excès de sollicitude, une surprotection, dont l’effet infantilisant est tout aussi délétère pour le malentendant surtout s’il est âgé. Sur le plan de la vie en société, la malaudition impacte également très durablement le quotidien du malentendant qui, faute de répondant de la part des entendants qui l’entourent, aura tendance à se replier sur lui-même, afin de ne pas avoir à affronter l’impatience ou l’incompréhension dont peuvent faire preuve ses interlocuteurs. Une impatience qu’il ne s’agit pas de minimiser, ou de pointer du doigt, mais dont il faut bien comprendre les ressorts. Car dans les relations entendants-malentendants, la frustration est tout simplement… partagée, quoique asymétrique. « La personne entendante vit aussi une frustration face à la rupture de communication avec une personne qui est un parent cher, un ami ou un collègue », déclarait ainsi le chercheur canadien René Rivard, au cours de la Première conférence canadienne sur la santé mentale et la surdité, organisée à Ottawa en 2004. « Cette frustration est tout aussi réelle que celle que connaît la personne qui subit la perte de l’ouïe ». Différence d’appréciation Marié depuis 20 ans à une malentendante, lui-même entendant, Jacques, employé de banque à Genève, témoigne ainsi : « au début, cela a été très difficile pour chacun d’entre nous et pour le couple. J’avais l’impression que mon épouse m’en voulait de ne pas être malentendant, comme si c’était de ma faute. Et tous les efforts que je faisais pour rendre mes propos intelligibles se heurtaient à son incompréhension puis à son agressivité. Il nous a fallu beaucoup d’amour et de compréhension mutuelle pour arriver à trouver un modus vivendi. Heureusement, nous avions réglé tout ça avant l’arrivée des enfants ». Jeune étudiante à l’université, Emma ajoute : « de peur de passer pour une sourde, ma grand-mère n’a pas osé nous avouer qu’elle souffrait d’une presbyacousie. Alors comment voulez-vous que l’on répète, si l’on n’est pas informé du problème ? Ce n’est que quand les choses se sont vraiment aggravées que l’on a pris conscience de ce qui se passait ! » Une frustration partagée donc, mais qui demeure fondamentalement asymétrique, comme le souligne encore René Rivard. « Nous devons tous nous rappeler que l’époux/épouse ou le/la collègue entendant/e doit faire face à un problème de communication avec une seule personne, tandis que la personne qui subit la perte auditive a ce problème avec tous les gens qu’elle connaît. En outre, la personne qui subit une perte auditive est également aux prises avec tous les problèmes de la perte et du deuil ». Et de conclure : « faute de comprendre la situation, entendants et malentendants peuvent facilement accumuler des sentiments de frustration et de ressentiment envers l’autre. C’est la principale raison pour laquelle la perte de l’ouïe peut détruire des relations qui ont été sincères, attentives et de longue durée ». ChA [zone]Petit florilège de phrases « cultes » Récoltées au gré des lectures et des rencontres, voici un petit florilège des principales phrases « cultes » qui résument l’incompréhension que l’on peut rencontrer entre entendants et malentendants. « Il n’entend bien que ce qu’il veut entendre » « Tu n’écoutes pas quand on te parle » « Si elle était plus attentive, elle comprendrait mieux » « Je ne suis pas sourde, je n’entends rien, c’est tout ! » « Vous n’entendez pas bien, ces études ne sont pas pour vous » « Tu n’entends rien, comment pourras-tu conduire une auto ? » « Vous n’entendez pas les voitures, il vaut mieux que je vous aide à traverser » « Tu n’as pas compris ? Mais à quoi servent tes cours de lecture labiale ? » « Dans les soirées familiales, je n’existe pas, je suis transparente » « Quelle chance tu as parfois de ne pas entendre ! » « Ne t’inquiète pas, je t’expliquerai plus tard » « Tu lis sur les lèvres ? Il va falloir faire attention à ce que l’on dit » « Tu n’entends toujours pas ? Mais à quoi sert ton appareil ? » « Lui, il est complètement sourd et il a bien fait des études. Pourquoi pas toi ? » « Tu n’entends pas ? Mais tu parles très bien ! » « Vous ne m’avez pas répondu. Vous me snobez ? » « Les entendants ne font aucun effort pour nous » « Tu as de la chance, si tu avais été aveugle, ça aurait été bien pire »[/zone] [zone]Que se passe-t-il au cours d’une conversation entre entendant et malentendant ? Contrairement à la plupart des personnes sourdes de naissance, un malentendant ou devenu sourd maîtrise la langue orale et écrite. Sa communication reste donc naturellement fondée sur le mode verbal, mais celui-ci est plus ou moins largement péjoré par sa déficience auditive. De nombreuses études menées, entre autres, par les chercheurs Claire Prouteau, René Rivard ou Georges Laboulais, toutes consacrées aux interactions verbales entre entendants et malentendants, permettent d’expliquer les mécanismes de cette péjoration aux conséquences délétères. Voici les plus fréquents : Perte de la linéarité de la conversation : les entendants communiquent de manière linéaire. Or, la perte de l’ouïe laisse des trous ou des « blancs » dans le contenu exprimé. Ainsi, là où dans la phrase d’un entendant tous les éléments sont présentés de manière linéaire, certains des éléments sont perdus par le malentendant qui doit improviser avec ces manques, ceci d’autant plus qu’il perçoit moins bien les consonnes que les voyelles. Une perte d’autant plus difficile que le malentendant ne perd pas que des mots, il perd également ce que les chercheurs appellent les éléments supra-segmentaux de la parole, c’est-à-dire toutes les subtilités qui permettent de comprendre le sens réel d’une phrase : intonations, pauses, hésitations, traits d’humour. Le résultat est qu’en fonction du contexte et du niveau de perte auditive, le malententant recevra un message partiel voire même carrément erroné qui peut être à l’origine de bien des fous-rires mais surtout de graves frustrations. Ralentissement du processus de conversation : là où une personne entendante peut presque à coup sûr deviner la fin d’une phrase, le malentendant doit attendre que son interlocuteur ait fini de parler avant d’essayer de rassembler les pièces. Cet intervalle ralentit d’autant plus la communication que, frustré du manque de réponse, l’entendant, sans même s’en rendre compte, est déjà passé à la formulation d’une nouvelle idée. C’est le fameux problème de la gestion des tours de parole. A long terme, le cercle vicieux : au fur et à mesure du développement de la déficience, le malentendant ne fait pas que « ne plus comprendre ». Il cesse au fil des ans, d’intégrer les nouveautés linguistiques que toute langue vivante invente régulièrement, se plaçant en marge de l’évolution linguistique, en matière de mots, d’expressions et même de tournures d’humour. En croyant bien faire, et sans même s’en rendre compte, l’entendant qui s’adapte au langage de son interlocuteur, contribue à aggraver encore plus cet appauvrissement linguistique.[/zone] [zone]Comment « bien » parler à un malentendant… Cela peut paraître évident, mais bien peu de personnes y pensent avant d’avoir été confrontées à la situation, et la plupart l’oublient au moment opportun. On ne parle pas à une personne malentendante comme on parlerait à quelqu’un qui jouit de ses pleines capacités d’audition. Voici donc un petit rappel des règles élémentaires à essayer de respecter pour que la communication entre entendants et malentendants soit la plus harmonieuse possible. Ne jamais parler depuis une autre pièce. Attirer l’attention de la personne, par un petit geste, avant d’entamer la conversation. Privilégier un environnement le moins sonore possible, et penser à fermer la fenêtre pour limiter les bruits extérieurs. Veiller à se placer bien en face, de façon à ce que le mouvement des lèvres du locuteur soit bien visible. Ne pas manger ou fumer en parlant. Veiller à bien articuler. Veiller à s’exprimer d’une voix posée et naturelle, avec un débit assez lent. Répéter si besoin est, particulièrement dans le cas où on lit une incompréhension dans le regard de son interlocuteur. Enfin, faire preuve de patience et NE PAS S’ENERVER. Le site www.voirpourcomprendre.ch et son affiche rappellent de manière visuelle ces quelques conseils pour une meilleure communication. [/zone] [zone]Congrès annuel de forom écoute le 24 mai Pour son 14ème congrès annuel, forom écoute a choisi de traiter ce thème de la cohabitation entre malentendant et entendant qui est une expérience aussi difficile qu'enrichissante, et s’attachera à présenter des pistes afin de mieux se comprendre et vivre ensemble. Isabelle Fruchart, comédienne et malentendante (auteur du spectacle « Journal de ma nouvelle oreille » joué à Vidy-Lausanne en mars dernier) et Jean-Louis Dorey, psychologue clinicien, partageront leur expérience de cette thématique. Le congrès aura lieu au Bâtiment Anthropole de l’Université de Lausanne, de 9h à 16h.[/zone] SUIVANT PRECEDENT
- Loto - Amicale des Malentendants de La Chaux-de-fonds | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Loto - Amicale des Malentendants de La Chaux-de-fonds 28 avril 2018 Loto de l'amicale de La Chaux-de-fonds SUIVANTE PRECEDENTE
- Remboursement des appareils auditifs: Un saut dans l’inconnu | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Remboursement des appareils auditifs: Un saut dans l’inconnu 15 mars 2011 Publié le : Dès le 1er juillet prochain, dans un souci d’économies, un nouveau système de remboursement des appareils auditifs entrera en vigueur. L’AI versera un montant forfaitaire de 840 francs pour un appareil, ou 1650 francs pour deux appareils auditifs. Audioprothésistes, fabricants et médecins ORL font entendre leur voix pour déplorer une baisse de la qualité des prestations fournies aux patients. Quant aux malentendants, ils devront se débrouiller tout seuls pour trouver le meilleur appareil à moindre coût, et le faire régler par un acousticien de leur choix. Un défi qui n’est pas gagné d’avance. C’est une petite révolution, et l’annonce en a été faite en décembre dernier, juste avant les fêtes de fin d’année. Dès le 1er juillet prochain en effet, les modalités de remboursement des appareils auditifs vont complètement changer. Il ne s’agit pas seulement d’une simple modification du mode de remboursement, mais d’un changement profond dans la philosophie qui jusque-là présidait au fonctionnement du système. Dès le 1er juillet, l’assurance-invalidité octroiera pour le remboursement des appareils auditifs, un montant forfaitaire de 840 francs pour un seul appareil et de 1650 francs pour deux appareils. Grande nouveauté: ces montants seront directement versés à la personne malentendante qui devra elle-même en superviser l’usage. En clair, elle devra puiser dans cette somme pour choisir un appareil y compris à l’étranger, choisir un audioprothésiste et financer les diverses consultations destinées au réglage de la prothèse auditive. Au bout du compte, si la somme est insuffisante, elle devra débourser la différence, tandis qu’elle pourra en revanche empocher le solde s’il s’avérait que ses dépenses étaient inférieures au montant alloué. Inconvénient « Notre objectif est d’aller vers une réduction des coûts », explique Yves Rossier, le directeur de l’Office fédéral des assurances sociales, l’OFAS. « Et nous ne souhaitions pas que cette réduction soit à la seule charge du patient malentendant. Le but est de responsabiliser les patients. Avec les forfaits, nous faisons en sorte qu’ils deviennent des acteurs du système et soient capables de mettre en concurrence les fabricants et les audioprothésistes. Car, dès que le patient gère l’argent, cela met indirectement une pression sur les prix ». Pour mesurer l’ampleur du changement qui s’annonce, il faut avoir à l’esprit qu’auparavant, l’achat d’un appareil auditif était directement réglé par l’AI à l’audioprothésiste, lequel se trouvait lié à l’assurance invalidité par un système complexe de convention tarifaire. Dans un tel mode de fonctionnement, et pour être reconnus par l’AI, les audioprothésistes devaient de fait se soumettre à un certain nombre de critères, dont une des conséquences était la garantie, pour le patient, de la qualité des services fournis. Cette garantie disparaîtra de facto avec la mise en place du système par forfaits, ce qui suscite la colère des audioprothésistes et des fabricants d’appareils auditifs. Dans un communiqué commun avec Pro Audito Suisse, la Société Suisse d’Oto-Rhino-Laryngologie et de Chirurgie cervico-faciale, et les fabricants d’appareils auditifs, Akustika, l’association suisse des audioprothésistes, dénoncent un « renoncement irresponsable à la qualité », « l’OFAS ne fixant plus d’exigences minimales en ce qui concerne le moyen auxiliaire financé et les personnes fournissant le service ». Qualité en jeu De leur côté, les fabricants d’appareils auditifs ne cachent également pas leur mécontentement. « Nous ne remettons pas en cause le système de forfaits à proprement parler, mais le renoncement à la qualité », rappelle Patrick Müller, chef de vente d’Amplifon pour la Suisse romande. « Le contrat avec l’OFAS définissait clairement ce que nous devions fournir en termes de prestations, de services, mais aussi de formation continue pour les audioprothésistes et même les normes pour les cabines d'audiométrie, pour garantir un réglage de l’appareil au plus près des besoins du patient. Avec le nouveau modèle, le métier n’est plus protégé et il y a un risque pour que les patients les plus atteints soient prétérités ! Pourtant, une étude de l’université de Bâle, commandée par l’OFAS lui-même montrait que les normes de qualité actuelles étaient excellentes ! » « On n’attend pas de l’Etat qu’il fixe des critères de qualité pour les garages lorsque le public souhaite acheter une automobile », rétorque Yves Rossier, le directeur de l’OFAS. « Les acousticiens attendent de l’Etat qu’il fixe des critères et qu’il vérifie leur application, ce qui a des conséquences en termes de renchérissement des coûts. La qualité au sein d’une profession est d’abord de son propre ressort. En revanche, nous sommes prêts à soutenir, même financièrement, le monitoring de la qualité ! Mais c’est aux acousticiens de se prendre en main et de venir vers nous avec un concept ! » Mécontentement Audioprothésistes et fabricants ne sont pas seuls à ruer dans les brancards, puisque le mécontentement a également atteint le milieu d’ordinaire très discret des médecins ORL. « Lorsqu’on change de système et que l’on supprime l’évaluation des prestations assurées par le précédent système, la qualité baisse immanquablement », pronostique le docteur Claudine Gysin, présidente de la Société Suisse d’Oto-Rhino-Laryngologie et de Chirurgie cervico-faciale (SSORL). Des ORL qui, dans le précédent système, gardaient la haute main sur l’évaluation des prestations fournies aux malentendants, puisqu’ils pouvaient vérifier, au terme du processus d’appareillage et lors d’une dernière visite de contrôle, la qualité de la correction audiométrique assurée au patient. « C’est vrai, cette deuxième expertise va en effet disparaître », admet Yves Rossier, le directeur de l’OFAS. « Mais il faut savoir que la plupart des pays européens n’en font pas et que selon les données en notre possession, elle est superflue dans 95% des cas ! » « De manière implicite, il est clair que l’on va vers une médecine à deux vitesses, et c’est le patient qui va payer », constate le docteur Claudine Gysin. « Beaucoup de gens n’ont pas compris ce que le nouveau système implique réellement. Mon souci le plus important est donc que les associations de patients se mobilisent, car il va être très difficile pour les malentendants de se retrouver là-dedans, d’autant qu’ils présentent des profils très hétérogènes ! » Un souci d’autant plus crédible qu’il paraît difficile en effet d’imaginer certains malentendants âgés ou diminués physiquement être capables d’entamer en solo l’ensemble des démarches nécessaires à l’obtention et au réglage de leur appareil auditif. Pour ceux-là, livrés à eux-mêmes, la recherche d’un audioprothésiste de confiance et l’identification d’un appareil auditif approprié au prix le plus bas, y compris à l’étranger, risque bien de s’apparenter à un véritable chemin de croix. [zone]Baisse des coûts Les nouvelles mesures de remboursement des appareils auditifs conduiront-elles à une baisse effective des coûts consentis par l’assurance invalidité ? Yves Rossier, directeur de l’OFAS, semble en tout cas le croire. « Les mesures d’économies doivent être atteintes, rappelle-t-il. Et le meilleur moyen de savoir si on va faire baisser les coûts, c’est d’essayer. D’autant que ces nouvelles dispositions vont permettre d’économiser de nombreux frais administratifs, ainsi que les frais liés aux factures ». Stefan Meierhans, alias « Monsieur Prix » ne semble pas partager cet optimisme. Selon une prise de position publiée dans sa dernière newsletter, le système par forfaits « ne permettra pas de faire baisser les prix par une concurrence accrue ». « Le Surveillant des prix n’est pas convaincu que ce système sera plus efficace, confirme son porte-parole Marcel Chavaillaz. Nous avons remarqué par exemple qu’en Allemagne, où l’on a testé un tel système, les prix n’ont pas baissé. En matière d’appareillages auditifs, les technologies avancent très vite et nous ne sommes pas convaincus que les patients aient les compétences techniques pour faire évoluer le rapport prix/prestations. Nous préconisons plutôt que l’Etat achète les appareils par une mise au concours des prix auprès des différents producteurs. » « Si on se rend compte que la charge est trop lourde pour les malentendants, nous ferons autre chose, assure Yves Rossier. Mais une chose est certaine: nous ne reviendrons pas à l’ancien système basé sur la convention tarifaire. Celui-ci impliquerait que l’on diminue les remboursements aux patients, et cela équivaudrait à faire reposer toute la charge des économies sur les malentendants. »[/zone] Deux exceptions Deux catégories de malentendants devraient échapper au nouveau système de remboursement forfaitaire qui doit entrer en vigueur en juillet prochain. En premier lieu les enfants, pour lesquels on maintiendra le système de convention tarifaire avec prise en charge de l’ensemble des coûts, et en second lieu, ceux que l’on appelle les « cas de rigueur », autrement dit les cas très complexes. « Nous avons souhaité sortir les cas compliqués du système forfaitaire car leurs frais sont trop élevés, assure Yves Rossier le directeur de l’OFAS. Mais ces cas doivent rester des cas particuliers ». A l’heure actuelle, des discussions sont en cours afin de déterminer les critères destinés à définir ces cas, ainsi que le pourcentage qu’ils représenteraient par rapport à l’ensemble des personnes ayant recours à un équipement audio-prothétique. [zone]forom écoute prend position Dans son communiqué du 17 décembre 2010, l’OFAS nous informe, entre autres, que l’AI remboursera les appareils auditifs directement aux personnes malentendantes au moyen de forfaits: Fr. 840.- pour un appareil auditif et Fr. 1'650.- pour deux appareils, ce qui constitue une diminution drastique des prestations. Comme bon nombre d’organisations faitières concernées par cette cause, nous ne voyons pas en quoi ce système donnera plus de responsabilités aux personnes concernées. Et encore une fois, la diminution des coûts est reportée sur les assurés. En outre, toute nouvelle diminution de prestations quant à la prise en charge des moyens auxiliaires va à l’encontre d’une bonne intégration des personnes malentendantes dans le monde du travail. Nous ne pouvons que nous opposer à toutes mesures drastiques en leur défaveur et nous associer aux autres organisations suisses concernées par la perte auditive. L’objectif est d’obtenir une révision de cette ordonnance, particulièrement pour les personnes ayant une surdité moyenne à sévère afin qu’elles puissent continuer à bénéficier au moins des mêmes prises en charge financières qu’à ce jour. Lire notre éditorial en page 5 ainsi que l’ensemble de la prise de position de forom sur notre site www.ecoute.ch [/zone] SUIVANT PRECEDENT
- « On ne devient pas riche avec ce métier » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « On ne devient pas riche avec ce métier » 24 novembre 2021 Publié le : Concurrence des grandes enseignes, risque économique, prix et remboursement des appareils auditifs, achats à l’étranger, liens avec les patients… Ancien professeur de musique, audioprothésiste indépendant installé à Yverdon-les-Bains depuis 8 ans, Raphaël Furioux revient sur tous les sujets qui touchent à son métier. Pourquoi avoir choisi le métier d’audioprothésiste ? A la base, je suis pianiste et professeur de musique, que j’ai enseignée au collège pendant 12 ans. A un moment, j’ai eu envie de faire autre chose, mais dans un domaine qui allie à la fois la musique, le son et la technique. L’audioprothèse avait ce double aspect. Après 3 années d’études, j’ai donc obtenu mon brevet fédéral en 2010, puis j’ai travaillé chez Amplifon, puis à Acousticentre ,l’actuel Acuitis. En novembre 2014, j’ai décidé de me mettre à mon compte. Pourquoi avez-vous fait le choix de l’indépendance ? Pour travailler comme je le souhaite, décider du temps que je consacre à chaque patient, choisir quel examen ou quel test je peux faire, même si la prestation n’est pas forcément lucrative… A titre d’exemple, l’adaptation des musiciens, ou l’accompagnement de personnes acouphéniques, sont très chronophages. Cela a été difficile de franchir le pas ? Ce qui a été difficile, c’était de vivre sans sécurité financière visible. Ainsi, je me suis endetté pour me lancer, avec un prêt à la banque et en investissant mon 2ème pilier. Ensuite, les premiers mois, il a fallu vivre sans salaire, le temps que la clientèle vienne. On vit bien en tant qu’audioprothésiste indépendant ? On ne devient pas riche avec ce métier, d’autant qu’avec un système où je facture à l’acte, je ne m’en mets pas plein les poches. Cela dit, je vis correctement même si avec la pandémie, cela a été un peu serré et il faut toujours faire attention quand on fait ses courses... Vous travaillez beaucoup ? J’essaye de ne pas dépasser les 45 heures de travail chaque semaine pour préserver mon équilibre personnel et ma famille. Ce qui compte pour moi, c’est de continuer à aller travailler avec le même plaisir, de faire en sorte que chaque client retrouve la joie d’entendre et de vivre… L’autre satisfaction est la diversité de mon travail : je suis non seulement audioprothésiste avec mes patients, mais aussi manager d’une petite entreprise qui gère un personnel, des fournisseurs, même si ce travail en dehors du client me prend facilement deux heures par jour… Quel lien entretenez-vous avec les patients ? C’est très personnel, un lien se crée pendant le travail et même si certains clients sont très exigeants, la plupart finissent par se rendre compte que c’est au niveau du cerveau que beaucoup de choses se jouent et pas seulement en termes de réglages des appareils. Pour moi, ce qui compte c’est d’être le plus pédagogue possible car un patient bien informé acceptera mieux de faire le chemin indispensable pour qu’au final son appareil lui convienne bien. Que dites-vous à ceux qui pensent que l’appareillage auditif est trop cher ? Je comprends très bien, mais il faut aussi se dire qu’il s’agit d’un matériel de haute technologie, même si, c’est vrai, il y a en Suisse, pour un même appareil, une grosse différence de prix par rapport aux autres pays. Quant au service de l’audioprothésiste, je considère qu’il n’est pas très cher, compte tenu du fait que l’on assume des charges de niveau suisse, loyer, personnel, assurances et frais de marketing. Sans compter qu’en tant qu’indépendant, il faut aussi tenir compte des formations continues que l’on suit, sur son temps libre ou sur son temps de travail, pendant lequel on n’est pas payé. Au final, tout travail a un coût et si une prestation est proposée gratuitement, comme un test auditif par exemple, il faut toujours se demander qui la paye… Que pensez-vous du dispositif forfaitaire de l’AI qui permet d’acquérir des appareils à l’étranger ? J’ai de plus en plus de personnes qui ont eu recours à cette possibilité et qui viennent chez moi car il est de plus en plus compliqué d’aller en France avec le covid, etc. A l’étranger, l’appareil est moins cher en soi, c’est vrai, mais ce n’est plus vraiment le cas si on prend en compte le coût des trajets et le temps consacré. En tout cas, ici ou à l’étranger, j’encourage toujours le client à se renseigner et à demander le détail de sa facture, car on y met tout et n’importe quoi. Lorsque le client demande le détail, aussi bien l’audioprothésiste que le fournisseur de l’appareil doivent justifier leurs prix, ce qui évite des surprises et des coûts cachés. Comment le métier a-t-il évolué au cours de la dernière décennie ? On vit clairement un marketing de plus en plus agressif de la part des grandes chaînes. Avant, cela se passait bien, mais je trouve maintenant que cela glisse vers le déloyal : elles mettent désormais de gros moyens en téléphonant directement aux clients pour présenter des avantages comparatifs par rapport aux indépendants qui ne sont pas toujours justes. Comment vous adaptez-vous ? Je dois augmenter mon budget marketing chaque année, car le bouche-à-oreille ne suffit plus, il faut être présent sur les réseaux sociaux, montrer aux médecins qu’on est là, alors que les grandes chaînes ont des représentants partout. Disons que ce n’est pas l’aspect que je préfère dans le métier… En dix ans, les appareils aussi ont évolué… Et comment ! On a désormais la chance d’avoir des appareils de grande technologie avec une grande qualité sonore et la possibilité de faire de nombreux réglages. Ces possibilités nous imposent en tant qu’audioprothésiste, d’investir dans du matériel, mais c’est un vrai plus pour les malentendants, même si bien sûr, nous ne sommes pas des magiciens… Au final, le système fonctionne-t-il bien en Suisse ? Les dernières études montrent qu’il fonctionne bien pour la majorité des gens. En ce qui me concerne, je constate cependant que nos interlocuteurs du côté des assurances, AVS, AI, SUVA etc., ne sont pas suffisamment formés pour juger de la pertinence de tel ou tel appareillage selon le cas de chaque patient. SUIVANT PRECEDENT
- Week-end lecture labiale à Yverdon-les-Bains | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Week-end lecture labiale à Yverdon-les-Bains 15 octobre 2022 Alors ceci s'adresse à VOUS ! forom écoute vous propose un week-end de lecture labiale au Grand hôtel & centre thermal d'Yverdon-les-Bains. 📅 Délai d’inscription fixé au 19 septembre 📅 Week-end lecture labiale à Yverdon-les-Bains Vous êtes malentendant/e ou êtes un proche d'une personne malentendante ? Vous aimeriez mieux comprendre la malaudition et comment communiquer avec des personnes malentendantes ? PROGRAMME Samedi 15 octobre Matinée consacrée à la lecture labiale Repas de midi avec les participants et les enseignantes Après-midi consacrée à la lecture labiale Temps libre (possibilité de visiter Yverdon ou d'aller aux bains) Repas du soir avec les participants et les enseignantes (boissons alcoolisées à la charge des participants.) Dimanche 16 octobre Petit déjeuner avec les participants et les enseignantes Matinée consacrée à la lecture labiale Repas de midi avec les participants et les enseignantes (boissons alcoolisées à la charge des participants.) Départ des particpants (possibilité de visiter Yverdon ou d'aller aux bains) SÉJOUR Chambres Simples ou doubles (à préciser lors de l'inscription) Lumineuses de 24m2, avec balcons Serviettes, peignoirs et pantoufles à disposition Repas Petit déjeuner sous forme de buffet inclus Collations du matin et de l'après inclus Repas de midi inclus (eau minérale/café/thés inclus) Repas du soir inclus (boissons en supplément) Transports Transport jusqu'à Yverdon à la charge du participant Navette possible depuis la gare Temps libre Possibilité de visiter Yverdon ou d'aller aux bains Public cible Le week-end est ouvert à tous les âges et à tous les niveaux, de débutant jusqu'à avancé. Les participants qui suivent déjà des cours de lecture labiale peuvent également participer. Tarif Le prix du week-end est de CHF 150.- par personne (inclus dans le prix : une nuit à l'hôtel, repas, cours de lecture labiale, accès aux bains, parking, navette). INSCRIPTIONS Nous avons besoin des renseignements suivants : Nom Prénom Adresse NPA + localité Numéro de natel Adresse e-mail Année de naissance Malentendant/sourd/entendant Mobilité réduite ? Moyen de transport, train ou voiture ? Prends la navette ou a besoin du parking ? Avez-vous déjà suivi des cours de lecture labiale ? Si oui, merci de préciser votre niveau et le nombre de sessions de cours effectuées. Chambre simple ou double ? Allergies ou intolérances alimentaires ? Menu traditionnel ou végétarien ? DÉLAIS 💰 Délai de paiement 26 septembre 💰 Passé ce délai, nous ne ferons aucune exception, pour des raisons d’organisation et de réservation. Après confirmation de votre inscription, nous vous ferons parvenir nos coordonnées bancaires afin d'effectuer le paiement. Le programme détaillé du week-end vous parviendra quant à lui, fin septembre. Nous restons à votre disposition si vous avez des questions. Merci de bien vouloir nous transmettre votre inscription en répondant à toutes les questions à l'adresse e-mail : info@ecoute.ch SUIVANTE PRECEDENTE
- Appel à témoignages | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Appel à témoignages 24 mai 2021 Publié le : Les structures d’appel aux urgences sanitaires sont-elles adaptées aux malentendants ? Une future ambulancière vaudoise a choisi de consacrer son mémoire de fin d’études à cette problématique ô combien épineuse pour toute personne en déficience auditive. Vos témoignages sont les bienvenus. Voici un projet de recherche qui ne manquera pas d’interpeler nombre de malentendant(e)s. Après une première vie comme décoratrice – « plutôt une passion qu’un métier ! »-, Charlotte Anex, âgée aujourd’hui de 29 ans et qui vit à la Tour-de-Peilz, a choisi de se reconvertir et d’entamer une formation d’ambulancière à l’Ecole supérieure ASUR, au Mont-sur-Lausanne. Après deux années et demi d’études, là voici qui sollicite les malentendants romands pour leur témoignage. Et pour cause : elle a choisi de consacrer son travail de fin de formation à la thématique : « Les personnes malentendantes ont-elles une structure d’appel d’urgence adaptée à leurs besoins ». Peu de documentation « C’est un sujet pas facile à traiter car il y a très peu de documentation là-dessus, explique-t-elle. La seule chose que j’ai trouvée, ce sont des articles de presse qui racontent que les malentendants sont confrontés à des difficultés dans leurs interactions avec les urgences. C’est la raison pour laquelle je suis à la recherche de témoignages qui me permettront de mieux évaluer la situation et surtout de montrer qu’il y a réellement un problème ». Évidemment, Charlotte, très sensibilisée à la question de l’audition pour avoir fréquenté depuis son plus jeune âge des voisins malentendants, espère qu’à terme, son travail permettra d’améliorer l’interaction des personnes déficientes auditives avec les services d’urgence. « Mon but est de pouvoir établir des statistiques pour faire en sorte qu’ensuite, les besoins des personnes malentendantes soient mieux pris en charge dans le cadre des urgences , explique-t-elle. Car pour beaucoup, il est très compliqué de se faire comprendre ou même de joindre la centrale d’urgence 144 , au moment même où elles font face à un grave problème de santé. Ceci d’autant plus que l’application dédiée n’est elle-même pas facile d’emploi ». Forte du soutien de ses enseignants, heureux de la voir « se faire la porte-parole d’une minorité », la jeune femme espère terminer son travail de diplôme dans les mois à venir. Si vous souhaitez contribuer à cette recherche par votre témoignage, vous pouvez contacter Charlotte Anex par email : charlotte.anex@es-asur.education SUIVANT PRECEDENT
- Le 25 avril est la journée internationale de sensibilisation au bruit | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Le 25 avril est la journée internationale de sensibilisation au bruit 25 avril 2018 Publié le : Le bruit peut nuire à notre santé de plusieurs façons et constitue l'une des principales causes de la déficience auditive. Le 25 avril est la journée internationale de sensibilisation au bruit Le 25 avril 2018 est la journée internationale de sensibilisation au bruit. Lors de la Journée internationale de sensibilisation au bruit, les gens sont encouragés à faire quelque chose contre le bruit lorsqu'ils travaillent et lors des moments de détente et des loisirs. La Journée internationale de sensibilisation au bruit est une campagne mondiale visant à accroître la sensibilisation au bruit et son incidence sur notre vie et notre santé. Le bruit peut entraîner une déficience auditive Il existe un lien étroit entre le bruit excessif et la déficience auditive. L'exposition au bruit et les niveaux sonores élevés peuvent entraîner une déficience auditive induite par le bruit (NIHL) et les acouphènes. Selon le Centre pour l'ouïe et la communication (CHC), des activités de sensibilisation au bruit excessif, comment il nous affect et comment réduire les nuisances sonores, ont été organisées pendant cette journée dans plusieurs pays du monde, comme aux États-Unis, au Brésil, au Chili, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Lettonie. Au cours des dernières années, des événements connexes ont été initiés en Australie et en Asie, notamment à Singapour. Fondé par le Centre d'audition et de communication La journée internationale de sensibilisation au bruit a été fondée en 1996 par le Center for Hearing and Communication (CHC) aux États-Unis. L'objectif est de d’augmenter la sensibilisation au bruit et le bien-être ainsi que la santé des personnes. La journée est commémorée le dernier mercredi d'avril de chaque année. En savoir plus sur la Journée internationale de sensibilisation au bruit ici . source: https://www.hear-it.org SUIVANT PRECEDENT