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- Attitudes et opinions des soignants et de la communauté sourde à Genève | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Attitudes et opinions des soignants et de la communauté sourde à Genève 27 novembre 2017 Salle : Auditoire Albert Reynold (B01.2426) ou A190 dans le nouveau CMU, 1 Rue Michel Servet (Genève ) des panneaux MedSigne indiqueront la salle Horaire : 18.30 à 19.30, le 27 novembre 2017 Interprétation assurée ! SUIVANTE PRECEDENTE
- Sami Kanaan : « A terme, équiper toutes nos salles de boucles magnétiques » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Sami Kanaan : « A terme, équiper toutes nos salles de boucles magnétiques » 15 septembre 2016 Publié le : GENEVE - Conseiller administratif en charge de la culture et du sport à Genève, Sami Kanaan détaille les mesures prises dans sa ville en faveur de l’accès à la culture pour les personnes souffrant d’un handicap. Une ville qui offre en outre de nombreuses prestations au public malentendant. En quoi l’accès à la culture pour les personnes handicapées est-il une dimension importante dans une politique publique culturelle ? D’une manière générale, nous sommes très sensibles à l’accessibilité à la culture pour tous les publics, quels que soient les obstacles socio-culturels, matériels, financiers ou liés à un handicap qu’ils peuvent rencontrer. Genève est une petite ville-monde, c’est une mosaïque qui en tant que telle, est fragile et qu’il faut préserver. Or la culture est ce qui nous donne un sentiment d’identité individuelle et collective. Chacun peut et doit donc trouver son compte dans l’accès à la culture, et pour nous, il est insupportable que qui que ce soit en soit exclu, pour une raison ou une autre, d’où l’idée de travailler pour ouvrir cet espace à tout le monde. C’est la raison pour laquelle mon département a fait de cette question une priorité, notamment à travers son programme « Handicap et culture ». Quel politique spécifique a été mise en place pour le public malentendant ? Et à quel coût ? Grâce - entre autres - à la technologie, on peut faire beaucoup pour le public malentendant mais il faut aussi une volonté politique. Installation de boucles magnétiques, politique de surtitrage, visites en langue guidée pour les sourds, mises à disposition de kits Comfort Audio (dispositif sans fil et portatif qui permet de suivre, à distance, les visites guidées, ndlr) etc. Objectivement, l’installation de boucles magnétiques lors de travaux, par exemple, ne coûte pas très cher. Et nous saisissons l’occasion de rénovations de nos bâtiments pour les en équiper. Nous avons commencé par les scènes (théâtre, opéra etc.), et l’objectif à terme est d’équiper l’ensemble de nos salles. Avec quel résultat ? Ce qui est frappant, c’est qu’une bonne partie des innovations ont non seulement facilité la vie des malentendants, mais aussi celle d’autres publics. D’ailleurs, j’observe qu’une politique en faveur du handicap peut agir indirectement dans le sens de l’innovation et de la création d’emplois. Au final, l’ensemble des démarches entreprises ont eu des interactions positives sur nos autres actions et en réalité, si on s’y prend bien, une mesure qui bénéficie à un groupe particulier, même si elle paraît initialement très spécifique, peut toujours servir aux autres. Avez-vous des exemples ? Le surtitrage, par exemple, était considéré il y a 20 ans, comme quelque chose qui dénaturait une œuvre. Aujourd’hui, l’équipement pour le surtitrage est devenu la norme, et tous les publics en bénéficient, par exemple lorsque les pièces sont jouées dans une autre langue que le français. Idem pour le système d’audioguides Comfort Audio, qui est utilisé également, vu son côté très pratique, par des personnes entendantes. L’accès à la culture pour les personnes handicapées fait-il, dans votre ville, l’unanimité sur le plan politique ? Il y a un consensus là-dessus et sur le principe du moins, tout le monde est d’accord. Evidemment, il peut y avoir des freins, mais de moins en moins techniques, car l’enjeu en matière de handicap tend à devenir plutôt financier. Ainsi, l’accès aux fauteuils roulants par exemple, peut exiger la mise en place d’une infrastructure relativement onéreuse suivant le bâtiment dans lequel on souhaite l’installer. Et lorsqu’on compte l’argent, il est bien sûr plus difficile de faire passer certains projets dans les périodes de rigueur budgétaire. En matière de handicap, la difficulté est souvent de faire face à un public hétérogène, chaque personne souffrant d’un handicap ayant ses propres particularités, très individuelles. Comment mener une politique culturelle en tenant compte de cette difficulté ? Au fond, cette question s’applique à tous les humains, souffrant ou non d’un handicap, dès que l’on souhaite mener une politique culturelle. Le principe que nous essayons d’appliquer est d’aller aussi loin que possible. Même s’il n’est évidemment pas possible de satisfaire tout le monde, nous nous devons d’avoir une politique rassembleuse en garantissant un noyau dur, que nous essayons ensuite d’élargir au plus grand nombre, malgré les spécificités de chacun. Ensuite, c’est au Parlement bien sûr que reviennent les arbitrages. Quels seront selon vous les principaux défis à relever dans les années à venir ? D’ici 20 ou 30 ans, grâce à l’évolution de la médecine et de la technologie, les choses vont beaucoup évoluer pour les handicaps sensoriels. L’enjeu, ce sera la différenciation accrue des publics et des besoins, compte tenu en plus du vieillissement de la population. Il faudra donc réussir à conserver une politique inclusive et rassembleuse, en agissant pour que les mesures bénéficient au plus grand nombre avec le moins possible de niches d'exclusion. Cette politique était déjà lancée par mon prédécesseur et j’ai eu à cœur de la perpétuer, l’enjeu étant de créer un cercle vertueux qui ouvre la culture à chacun et chacune, sans distinction. Comme nous avons commencé très tôt, nous avons acquis une certain savoir-faire, et il s’agit de le maintenir en avançant. Propos recueillis par Charaf Abdessemed SUIVANT PRECEDENT
- Le grand défi de la prise en charge des patients malentendants ou sourds | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Le grand défi de la prise en charge des patients malentendants ou sourds 8 septembre 2022 Publié le : Quand le système de soins paraît hostile Assurer la prise en charge des personnes sourdes ou malentendantes représente un grand défi "Face aux personnes sourdes et malentendantes, le personnel soignant se trouve dans un certain désarroi. Rares sont les projets spécifiques qui proposent actuellement un accès à des soins spécialisés en Suisse." Dans cet article paru dans "Psychoscope, magazine de la Fédération Suisse des Psychologues" du mois de septembre 2022, Corinne Béran (Psychothérapeute FSP, spécialisée en surdité) relève les nombreux dysfonctionnements dans le domaine de la santé de notre beau pays, plus particulièrement, concernant la prise en charge des personnes malentendantes ou sourdes. A savoir que, d urant la période de pandémie de Covid-19, le port du masque obligatoire a été un immense frein à la communication pour les personnes malentendantes. Les personnes malentendantes lisent sur les lèvres pour réussir à comprendre les sons qu'elles n'entendent plus. En les privant de communiquer et en les isolants encore plus de la société, cette action a rendu encore plus vulnérables les personnes malentendantes. Retrouvez l'article par dans son intégralité en cliquant ici SUIVANT PRECEDENT
- AI: les chiffres de l'année 2016 montrent une stabilité des rentes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine AI: les chiffres de l'année 2016 montrent une stabilité des rentes 24 mai 2017 Publié le : Le nombre de nouvelles rentes AI reste stable et se situe autour de 14 000 rentes pour l'année 2016. Il concrétise les efforts de l’OFAS dans la lutte contre les abus, et la transformation de l'AI en dispositif de réadaptation. En 2016, le nombre de rentes pondérées nouvellement octroyées (en Suisse et à l’étranger) s’est établi à 14 100. Par rapport à 2003, où le nombre de nouvelles rentes pondérées se chiffrait à 28 200, cet indicateur a diminué de 50 %. Il s’est stabilisé autour de 14 000 depuis 2012. En janvier 2017, le nombre de rentes AI en cours était de 219 100. Par rapport à janvier 2016, cela correspond à une baisse de 2900 rentes pondérées (-1,3 %). En comparaison du niveau record atteint en janvier 2006, la baisse est de 15 %. Résultats du monitoring de l’insertion professionnelle Entre 2003 et 2012, le nombre de nouvelles rentes AI a diminué de moitié, tandis que le nombre de mesures visant la réadaptation professionnelle augmente nettement depuis 2008 (+4 % de 2015 à 2016). Ces chiffres reflètent la transformation de l’AI d’une assurance de rentes en une assurance de réadaptation. Le monitoring de l’insertion professionnelle permet d’étudier sur une période prolongée le parcours des assurés ayant bénéficié de mesures de réadaptation de l’AI, s’agissant de l’exercice d’une activité lucrative, du revenu et du recours aux prestations de l’AI, de l’assurance-chômage ou de l’aide sociale. Il est ainsi possible de faire des déductions sur l’effet des mesures de réadaptation visant l’insertion professionnelle, à défaut de pouvoir en tirer une évaluation complète et définitive. Lutte contre les abus efficace En 2016, l’AI a bouclé 1950 enquêtes ouvertes pour soupçon d’abus, lequel a été confirmé dans 650 cas, ce qui a conduit l’assurance à réduire ou à supprimer la prestation de rente en cours ou à renoncer à octroyer une rente. Il en résulte pour l’AI, par extrapolation, des économies totales de l’ordre de 178 millions de francs, pour des coûts d’environ 8 millions de francs. C’est en août 2008 que les offices AI cantonaux ont commencé à mettre en place une structure de lutte professionnelle et uniforme contre les abus. Les chiffres des dernières années montrent que les mécanismes sont bien implantés et les procédures établies. (Source: Office fédéral des assurances sociales) SUIVANT PRECEDENT
- Egalité pour tous ! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Egalité pour tous ! 10 janvier 2019 Publié le : Un projet de loi sur l’égalité et l’inclusion pour les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite dans le canton de Neuchâtel est en cours. Explications. La plateforme d’échanges Forum Handicap Neuchâtel (FHN), association qui regroupe 24 organisations et institutions dans le domaine du social, défend depuis 2004, les intérêts des personnes souffrant d’un handicap. Elle participe activement au projet de loi sur l’égalité et l’inclusion pour les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite. « Ce processus inédit nous permet de pouvoir compter sur une large représentativité du handicap et de faire front uni pour défendre l’égalité et l’inclusion des personnes souffrant d’un handicap. Et cela va même au-delà du cercle des membres de notre association », souligne la présidente FHN, Florence Nater. La fondation romande des malentendants, forom écoute, se joint au projet ; la responsable Michèle Bruttin nous explique. « Afin de pouvoir défendre la cause des malentendants et être visible dans le canton de Neuchâtel, j’ai contacté le comité de l’Amicale de la Chaux-de-Fonds qui, par leur membre Denis Wisard, nous représentera et je les en remercie ». Historique L’intention de faire évoluer les droits des défavorisés découle d’une succession d’actions concrètes. Pour commencer, la Suisse est signataire de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), entrée en vigueur en 2014. En décembre de la même année, la motion populaire « Pour une véritable politique cantonale en matière d’égalité pour les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite », est déposée au Grand Conseil neuchâtelois. Elle est acceptée par cette autorité en avril 2015 et vise à pouvoir disposer d’une loi garantissant une égalité de traitement entre tous les résidents du canton, y compris les personnes en situation de handicap (PSH). En avril 2018, le Conseil d’Etat a publié un rapport d’information qu’il souhaitait faire valider par le Grand Conseil. Ce plan d’action prévu durant la législature aboutira dans un second temps à la création de la loi évoquée dans la motion. « Le Grand Conseil a souhaité que lui soit d’emblée soumis la loi, nous invitant à mener les démarches. J’ai ainsi lancé des réflexions nécessaires à cette loi, conviant les représentants des organismes de soutien des PSH, menés par Forum Handicap NE », annonçait le Conseiller d’Etat, Alain Ribaux. Le 27 juin dernier, une rencontre a eu lieu avec tous les protagonistes. Un groupe de travail représenté par sept délégués a permis de déterminer leur mission. « Nous allons nous initier à tout ce qui existe déjà en Suisse et étudier de près la loi en vigueur dans le canton de Fribourg et le projet de loi de Bâle-Ville, dont les contenus nous seront utiles », explique un des membres de l’Amicale de la Chaux-de-Fonds, Denis Wisard, impliqué dans ce projet. Le Conseil d’Etat a invité les représentants et organisations membres ou non de Forum Handicap Neuchâtel pour désigner la délégation du Groupe de Travail Motion Handicap, en août dernier. Parmi eux, Victoria Würtz de la Fédération suisse des sourd /Handicap auditif. « Notre service juridique a repris les choses en main en participant à ces séances. Les différentes associations présentes s’y sont mises d'accord sur des bases importantes, comme la notion d’inclusion plutôt qu’intégration et une définition du handicap non pas basée sur la déficience mais plus dans l’esprit de celle de la CDPH ». Lors des prochaines séances de travail, la Fédération Suisse des Sourds (FSS) a à cœur d’intégrer des éléments concernant plus précisément les personnes sourdes et malentendantes, comme le manque d’interprètes, les difficultés rencontrées par les enfants sourds dans le cadre scolaire, le manque d’un accueil spécialisé dans les hôpitaux, etc. Et de poursuivre : « le travail est encore long mais nous sommes ravis que le canton de Neuchâtel ait pensé à consulter le monde associatif afin de mettre sur pied une loi reflétant véritablement les besoins réels des personnes handicapées ». Législation dans le canton de Fribourg La loi en vigueur promeut l'autonomie et l'autodétermination de la personne en situation de handicap, ainsi que sa participation à la société. Elle vise aussi à la reconnaissance des compétences et des besoins de la personne en situation de handicap au sein de la société et règle l'action de l'Etat en complément des législations fédérales et cantonales existantes. L'Etat collabore avec les personnes en situation de handicap, ainsi qu'avec les partenaires privés et publics à la réalisation d'une politique coordonnée sur les plans fédéral et cantonal. Il assure également le suivi de la mise en œuvre dans le canton des législations internationale et fédérale, relatives aux droits et à l'égalité des personnes en situation de handicap. Enfin, l’Etat veille à coordonner l'offre de prestations en faveur des personnes en situation de handicap. Au menu, la formation et le développement personnel régis par la législation spéciale. A cet effet, l'Etat peut mandater des organismes privés en vue d'offrir des activités de formation continue et de développement personnel. Il soutient les entreprises dans leurs démarches visant à favoriser la participation de la personne en situation de handicap au monde du travail et institue un fonds. Pour la mobilité, l’habitat et les infrastructures, l'Etat peut mandater des organismes privés en vue de développer l'offre de transport pour les personnes qui, en raison de leur handicap, ont besoin de telles prestations. A titre subsidiaire, il peut accorder des aides financières pour soutenir des projets favorisant l'adaptation de logements et d'infrastructures aux besoins des personnes en situation de handicap. L'Etat peut également accorder des aides financières pour soutenir des initiatives favorisant la participation de la personne en situation de handicap aux activités associatives et communautaires. (Extrait de loi). Quoi de neuf dans les autres cantons ? Le Canton de Bâle s’est doté d’un service spécialisé employant une personne en charge de l’égalité pour les PSH pour son projet de loi en cours ; la Ville de Berne dispose elle aussi d’un service spécialisé et Zurich, d’une instance chargée de projets dans le domaine. Quelques cantons ont nommé des personnes responsables de l’égalité avec les PSH ou mandaté un service en tant que référant des organisations de soutien. D’autres possèdent des commissions ou des organes de coordination en charge des mesures à mettre en place en faveur de l’égalité. Zurich et Genève mentionnent une stratégie coordonnée en la matière, alors que plusieurs autres ont constitué des groupes permanents de travail dédiés à cette thématique, répondant aux exigences de la CDPH. La Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) a pour sa part adopté, en 2013, des principes relatifs à une politique en faveur des PSH 12. Toutefois, de manière générale, l’évaluation de la loi sur l'égalité pour les handicapés (LHand) par la Communauté de travail BASS/ZHAW parvient à la conclusion que le droit à l’égalité des PSH est trop peu connu, même de la part des intéressés. Gageons que le canton de Neuchâtel, les organismes et les représentants de PSH poursuivent de main de maître leur projet et leur engagement pour faire évoluer très rapidement les conditions d’égalité pour tous. Affaire à suivre… www.forum-handicap-ne.ch [border-around color="blue"] Droit à l’égalité des PSH suisses, mesures concrètes à évaluer Rédiger une loi en faveur d'une politique d'inclusion des PSH. Définir les contours d’une coordination de la mise en œuvre de dite politique, en partenariat avec les organismes de soutien des PSH. Soutenir lesdits organismes. Mettre en place un observatoire des bonnes pratiques en matière d’égalité des PSH et des discriminations. L’autonomie. L’inclusion à l’école obligatoire, voire avant, dans le cadre de l’offre préscolaire et d’activités que les enfants dans cette situation devraient pouvoir fréquenter avec un minimum de contraintes. Les PSH adultes doivent avoir la liberté de vivre où elles le souhaitent, de se déplacer librement et d’habiter dans le milieu qu'elles choisissent. La législation prescrit que les installations ouvertes au public (routes, chemins, places, jardins publics, etc., en fait l’ensemble de l’espace public) doivent être construites de façon à ce que les PSH puissent y accéder de manière autonome.[/border-around] SUIVANT PRECEDENT
- Les sons compressés sont-ils dangereux pour la santé auditive? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les sons compressés sont-ils dangereux pour la santé auditive? 22 mars 2024 Publié le : Alors que nous sommes en permanence soumis à des sons artificiels modifiés numériquement, une étude alerte : l’écoute de sons compressés peut induire une fatigue auditive aux conséquences délétères. On ne s’en rend pas compte, mais ils sont partout. De la téléphonie à la radio en passant par la télévision, la publicité, les cinémas, les annonces publiques via haut-parleurs, sans parler des plateformes de streaming musical. Avec la digitalisation, les sons compressés sont désormais omniprésents et ont envahi notre vie de tous les jours. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Compresser un son est une technique de mixage qui a pour objectif de supprimer les silences inutiles ainsi que les écarts entre les sons forts et les sons faibles. « C’est une technique vieille comme le monde mais qui a été amplifiée et généralisée avec l’avènement de l’informatique dans le traitement des sons, explique un ingénieur genevois. Elle a pour objectif de favoriser une meilleure écoute en égalisant les sons et en tempérant les bruits de fond ». Améliorer l’écoute, mais à quel prix ? Selon une étude intitulée « Compressed » menée par le Paul Avan, professeur de biophysique à l’université Clermont-Auvergne et directeur du Centre de recherche et d’innovation en audiologie humaine en France, notre audition pourrait bel et bien être impactée par la généralisation de la compression des sons. Disparition des temps de repos Ces recherches menées sur des cochons d’Inde dont le système auditif se rapproche considérablement de celui des humains, ont en effet induit un doute sur l'inocuité des sons compressés. Durant 4 heures chaque jour pendant une semaine, ces animaux ont été soumis à une écoute continue de sons compressés, sur une plage dynamique de 3 ou 4 décibels. Si, et c’est plutôt rassurant, les cochons n’ont pas présenté d’altération de leurs capacités auditives, une notion de fatigabilité a été mise en évidence. « Les animaux exposés à la musique surcompressée présentaient une fatigue plus importante des voies réflexes protectrices de l'oreille. De plus, le temps de récupération du réflexe était de plus de 48 heures » ont ainsi expliqué les chercheurs. « C’est probablement la disparition des temps de silence induite par la compression des sons qui explique cette fatigue auditive, commente un audioprothésiste romand. L’audition en tant que telle n’est pas affectée, mais les muscles autour de l’oreille moyenne sont sursollicités. Sans compter le fait que la baisse de contraste des sons peut conduire à augmenter le volume pour compenser, ce qui crée un cercle vicieux ». SUIVANT PRECEDENT
- Salon Planète Santé live | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Salon Planète Santé live 24 novembre 2016 au SwissTech Convention Center (EPFL) à Lausanne. Forom écoute y sera présente avec son stand d'information-prévention. SUIVANTE PRECEDENTE
- Dolce vita balnéaire à Antalya | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Dolce vita balnéaire à Antalya 16 mars 2015 Publié le : Malentendante âgée de 21 ans, Mégane Giancamilli est étudiante à la Haute Ecole Pédagogique de Lausanne. En octobre dernier, elle a passé en compagnie d’un ami, une superbe semaine balnéaire en Turquie, avec au menu : repos, plage et farniente. Certaines vacances peuvent commencer comme ça, sur un coup de tête, ou presque. C’est ce qui est arrivé à la jeune Mégane Giancamilli, 21 ans, malentendante de Chavannes-près-Renens. A la fin du mois d’octobre dernier, c’est un camarade qu’elle ne voyait que de manière épisodique qui prend contact avec elle. Fatigué, le jeune homme en a « marre du travail » et exprime le besoin de prendre quelques jours de vacances. Il cherche quelqu’un pour l’accompagner. Evidemment, Mégane étudiante à la Haute Ecole Pédagogique de Lausanne, est toujours prête à tenter une aventure originale et elle n’hésite pas une seconde : « A la fac, il y a la liberté académique et la présence aux cours n’est pas obligatoire. Je me suis donc arrangée avec des copines pour pouvoir récupérer leurs notes par la suite, et j’ai tout de suite dit oui ! » Météo incertaine Marrakech est le premier choix des deux amis. Mais le prix est assez rédhibitoire, d’autant que Mégane paye son voyage de sa propre poche. Ce sera donc la région d’Antalya, en Turquie, et en quelques minutes, à l’agence de voyage, le choix est fait, la décision prise. Une semaine avant le départ, petit changement néanmoins, en raison d’une tempête qui, là-bas, a obligé l’hôtel de leur choix à fermer ses portes. La solution de repli, dans la même région, mais à Side, n’est pas pour déplaire à nos voyageurs, car l’hôtel est d’une gamme supérieure. « Le premier contact dès l’arrivée à l’aéroport d’Antalya a été assez décourageant » , raconte Mégane. « Le temps était encore très mauvais, il pleuvait et partout, on trouvait des traces de la tempête puisque les rues étaient encore passablement inondées ». Heureusement, l’hôtel était à la hauteur des espérances. Le complexe est immense et luxueux, doté des installations les plus modernes. Des piscines gigantesques, un SPA, un bowling, un billard, une multitude de jeux, etc., tout pour passer un séjour des plus agréables. Et c’était le but. Pour Mégane et son ami, il ne s’agissait pas de s’adonner à un quelconque tourisme culturel ou de découverte, mais bel et bien de se reposer au maximum (d’où le choix assumé d’une formule all inclusive… ), et de profiter des plaisirs de la mer. « J’adore la mer et le soleil, explique Mégane, et c’était vraiment ce que je suis allée chercher là-bas » . Sauf qu’à Side, le soleil se montre volontiers capricieux, même s’il consent à de régulières apparitions durant toute la semaine qu’a duré le séjour. Et là, c’est l’extase puisque le duo s’adonne aux joies du bronzage et du farniente. « Le service était impeccable, il y avait même une navette pour aller jusqu’à la plage, alors qu’elle était toute proche. Et la mer était magnifique, avec une température qui était même supérieure à celle de la piscine de l’hôtel ! » Jeux et sommeil Le reste du temps est bien sûr consacré au repos – Mégane est une grande dormeuse – et aux jeux. « Franchement on s’est vraiment bien amusé, sourit-elle encore. Bowling, billard, on s’est lancé de nombreux défis et on a bien rigolé ». Reste qu’évidemment, à passer une semaine en vase clos, la cohabitation n’est pas toujours facile, même si elle est forcément enrichissante. « Franchement, ça a été le côté le plus positif de ces vacances » , précise Mégane. « Passer une semaine entière avec un ami qu’on ne voit pas souvent, c’est très cool. Ça permet de découvrir des aspects que l’on ne connaissait pas. Y compris sur soi-même, d’ailleurs, car j’ai aussi compris que je pouvais être plutôt chiante !» Et d’ajouter en rigolant : « lorsqu’on voyage à deux, on n’a pas forcément les mêmes attentes, ni le même rythme. A ce moment-là, on apprend forcément à faire des compromis, et c’est très positif ! » Reste un côté négatif à ce voyage, au-delà de la compagnie, fort agréable et instructive, de la nourriture - excellente au demeurant -, et de la plage, superbe : en Turquie en effet, la conduite automobile peut être, c’est le moins que l’on puisse dire, vraiment sportive. « C’est le seul point négatif de ce voyage, conclut Mégane. Ils conduisent vraiment comme des fous, en plein milieu de la route, klaxonnent à tout va et dépassent allègrement les limitations de vitesse. Ça me rappelle un peu Malte, où j’ai effectué un séjour linguistique l’été passé. Moi qui viens d’obtenir mon permis de conduire, je me suis surprise à appuyer sur une pédale de frein imaginaire, tellement j’étais stressée ! » Croisière Après une semaine de plaisirs balnéaires et de repos, les deux amis rentrent en Suisse le 1er novembre, reposés et très contents de leur séjour. Infatigable et voyageuse dans l’âme, Mégane ne va évidemment pas en rester là. Dès le mois d’avril prochain, elle s’envolera pour la belle ville de Barcelone, avec encore un superbe programme. Si les trois premiers jours seront consacrés à la (re)découverte de cette ville qu’elle connaît déjà, Mégane va ensuite embarquer, en compagnie d’une partie de sa famille, pour une superbe croisière en Méditerranée occidentale. « J’aime trop les voyages, conclut-elle et je pars dès que j’en ai l’occasion et… les moyens. Et franchement, je ne manque pas de projets, il y a tant d’endroits que j’ai tellement envie de découvrir ! » ChA SUIVANT PRECEDENT
- Elvire Egger: « Dédramatiser pour bien vivre » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Elvire Egger: « Dédramatiser pour bien vivre » 18 juillet 2013 Publié le : Atypique et bien dégourdie, la Jurassienne Elvire Egger l’est certainement ! En première année d’université, cette malentendante de naissance espère devenir un jour climatologue. Ce qui n’empêche pas cette passionnée d’environnement de pratiquer à ses heures perdues… la flûte traversière. Et sans ses appareils, s’il vous plait ! Vous êtes en 1ère année d’université et avez reçu le Prix aux élèves malentendants en juin 2012… J’ai trouvé ça très gentil ! D’ailleurs, j’ai été très surprise quand le Principal m’a annoncé cette nouvelle… Et j’ai aussitôt accepté qu’il en parle publiquement lors de la remise des diplômes, car c’est une belle façon de montrer que ce n’est pas parce qu’on a un problème qu’on ne parvient pas à faire ce qu’on veut ! Depuis quand êtes-vous malentendante ? Depuis la naissance. Très tôt, j’ai montré des difficultés à parler, et ma maman s’est aperçue qu’il y avait un problème, dont on ignore exactement la cause… Peut-être est-ce d’origine génétique, même si je suis la seule dans la famille à être malentendante ! Êtes-vous appareillée ? Oui, bien sûr, j’ai été appareillée très tôt, ce qui m’a permis de suivre une scolarité normale depuis mon plus jeune âge. Avez-vous eu besoin d’une aide quelconque, comme une codeuse-interprète par exemple ? Non, car j’entends bien avec mes appareils. Mais bien sûr, j’ai toujours prévenu mes enseignants, qui veillaient alors à parler fort, à bien articuler… Après l’école obligatoire, j’ai d’ailleurs fait une maturité gymnasiale à la Chaux-de-Fonds. Au fond, la déficience auditive ne m’a posé aucun problème en termes de scolarité. D’ailleurs, je le vis très bien et, le plus souvent, j’oublie même que j’ai des appareils ! A vous entendre, cela a été facile… Je suis consciente que certains ont de la difficulté à s'adapter mais moi je n'en ai pas eu. En fait, cela a été facile de m'adapter car mes parents n'ont jamais dramatisé à propos de mon handicap. Et surtout à l'âge où j'ai été appareillée (école enfantine-première année obligatoire), on ne se rend pas vraiment compte de la différence… Et avec vos amis ? Ils oublient que je suis malentendante (rires) ! Et quand je le leur rappelle, ils sont toujours surpris… Pourtant, quand ils faisaient trop de bruit en classe, je ne me gênais pas pour leur rappeler de se calmer afin que je puisse entendre. Je dis franchement les choses ! Depuis septembre dernier, vous êtes désormais à l’Uni. Comment cela se passe-t-il ? A l’Uni, on est dans l’anonymat, car c’est grand ! Et on prend une claque, car c’est très différent du lycée, et aussi très exigeant au niveau intellectuel. Heureusement, les profs utilisent quasi-systématiquement un micro, donc je n’ai pas de problème pour suivre. En revanche, si j’oublie mes appareils, je n’ai plus qu’à rentrer à la maison ! (rires) Quelles études avez-vous choisies ? Je suis en 1ère année de bachelor environnement, car les questions de durabilité m’ont toujours passionnée. Il est probable que par la suite, je fasse un master à Genève. Mon but, c’est de devenir climatologue. Avec 8 mois de recul, la fac, c’est comment ? Pas facile. Comme pour la plupart des nouveaux étudiants, mes notes sont assez moyennes, mais pour une première expérience, c’est pas mal ! On verra bien par la suite, mais c’est sûr, il faut beaucoup travailler ! Vous reste-t-il du temps pour vous distraire, en dehors des études ? Pas beaucoup ! Mais quand, le week-end, je rentre chez moi dans le Jura, je revois mes amis et je joue de la flûte traversière, que je pratique depuis 8 ans. D’ailleurs, pour jouer, je ne mets jamais mes appareils auditifs, car dans ce cas je n’aime pas le son de ma flûte… Et puis, j’écoute beaucoup de musique, et même si ça surprend par rapport à la flûte traversière, j’adore le rock, le metal… Propos recueillis par Charaf Abdessemed SUIVANT PRECEDENT
- L’île Maurice, au-delà des clichés | FoRom Ecoute
Retour au Magazine L’île Maurice, au-delà des clichés 9 juillet 2014 Publié le : En novembre dernier, Simone Jeannet, malentendante et présidente de l’Amicale de la Côte, s’envole à destination de l’île Maurice, accompagnée de trois amis. Loin de l’inévitable circuit touristique, le voyage est l’occasion d’une véritable immersion au sein des coutumes et traditions locales. Sans compter bien sûr, la découverte d’une nature somptueuse et les plaisirs de la mer, avec l’indomptable Océan Indien. Certains voyages ont pour point de départ des hasards heureux. A l’AMALCO, l’Association des malentendants de la Côte, on forme un peu une petite famille, et tout le monde se connaît bien. Julia, l’une de ses membres de longue date, est une habituée de l’île Maurice. Et pour cause : son gendre est Mauricien, et c’est même le mari de Julia qui, il y a bien longtemps, a dessiné les plans de la petite propriété que celui-ci possède dans la région de Grand Bay, la très réputée station balnéaire au nord de l’île. « Giulia m’a souvent parlé de l’île Maurice, mes deux filles y avaient déjà été », raconte Simone Jeannet, malentendante et présidente de l’AMALCO. « Alors, je lui ai proposé de l’accompagner si elle devait y retourner ». Résultat : quelques mois plus tard - nous sommes en novembre 2013 -, la voici qui s’envole pour l’île Maurice, en compagnie de Julia et son mari, ainsi que de sa vieille amie Michelle, qui l’accompagne lors de la plupart de ses voyages. Très agréable, le vol, long de près de 12 heures, est entrecoupé d’une escale bienvenue à Dubaï. Etonnamment, le premier contact avec l’île n’est pas très favorable : « au départ, j’étais un peu déçue », se souvient Simone. « Le trajet en autoroute de l’aéroport jusqu’au nord de l’île ne montrait pas grand-chose. » Belles surprises Mais une fois installée dans la petite propriété de leurs hôtes, sonne l’heure des belles surprises. Loin des circuits touristiques et des gigantesques hôtels auxquels sont habitués les touristes, la découverte de l’île en habitant chez des autochtones et en compagnie d’habitués revêt une toute autre saveur. D’abord parce qu’elle a permis à Simone de partager de près la vie quotidienne des Mauriciens. « Nous avons été intégrés dans la vie familiale du beau-fils » , raconte Simone. « Nous avons vécu comme eux, mangé comme eux et participé à leurs fêtes, comme la célèbre Fête de la Lumière. C’était une famille hindouiste très religieuse, dont la vie est ponctuée de beaucoup de prières et de rites, et on a même eu la chance d’assister à une éclipse partielle de lune, avant laquelle les femmes se doivent de jeûner pour respecter la coutume » . Au-delà de la découverte des us et coutumes locales, très enrichissante sur le plan humain, la nature sur l’île est somptueuse, en particulier le magnifique Océan Indien, propice à de douces baignades et encore très chaud pour la saison. Evidemment, pour Simone, volontiers hyperactive, le temps du repos ne saurait s’éterniser. La voilà donc qui loue une voiture pour s’élancer à la découverte de l’île. Nombreux sites « C’était assez stressant car c’était la première fois que je roulais à gauche, d’autant qu’il y avait pas mal de précipices, et que les routes là-bas sont parfois vraiment très étroites ». Heureusement, avec une nonchalance qui n’est pas feinte, les conducteurs là-bas se montrent d’une politesse exquise, à mille lieues du stress routier qui prévaut sous nos latitudes. « Ils ne klaxonnent jamais et sont très fair-play », se souvient notre conductrice-aventurière. « Une fois, je me suis retrouvée nez à nez avec un minibus, et le chauffeur n’arrêtait pas de rigoler. Les Mauriciens sont vraiment toujours agréables » . [caption id="attachment_1430" align="alignnone" width="300"] Les Terres des Sept Couleurs[/caption] Longue de 65 kilomètres et large d’à peine 45 kilomètres, l’île Maurice est de dimensions modestes, ce qui permet de rejoindre rapidement les sites d’intérêts. Et ceux-ci ne manquent pas : il y a les magnifiques nénuphars du Jardin de Pamplemousse, mais aussi l’incroyable région de Chamarel qui présente l'une des principales curiosités naturelles de l'île Maurice. Au cœur d’une dense clairière, la terre y est colorée de sept teintes oscillant entre l’ocre, le marron, le rouge et le violacé. Il y a aussi au bord de la mer, dans le sud de l’île, le célèbre Souffleur, une cavité naturelle creusée dans la roche par les vagues et dans laquelle s’engouffre l’écume de l’eau, lorsque l’océan est vigoureux. Lac sacré Et puis il y a enfin, au cœur de l’île, le célèbre Lac sacré, lieu de pèlerinage qui est aux Mauriciens de confession hindouiste ce que le Gange est aux Indiens. « Chaque année au mois de février, les pèlerins y affluent par milliers en provenance des quatre coins de l’île. On y trouve de nombreuses statues sacrées, dont la plus célèbre celle de la déesse Shiva » , raconte Simone. « Nous avons pu y observer les rituels et c’était vraiment une expérience intéressante » . Seule déception du séjour : la visite aux dauphins, un des grands souhaits de Simone, soldé par une petite frustration. « Les dauphins étaient en bancs, nombreux autour de nous à virevolter et plonger, c’était superbe » , s’extasie-t-elle. « Le seul problème, c’est que tout le business que l’on fait autour d’eux attire un trop grand nombre de touristes et cela gâche un peu cet instant magique ! » Et de promettre : « lorsque je retournerai à Maurice, et j’ai bien l’intention de le faire pour assister à la Fête de la mer, j’irai encore à la rencontre des dauphins. Mais cette fois, pour pouvoir apprécier ce magnifique spectacle à sa juste valeur, je m’attacherai les services d’un pêcheur privé ! » ChA SUIVANT PRECEDENT
- Engagement bénévole: le temps des grands défis | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Engagement bénévole: le temps des grands défis 22 juillet 2011 Publié le : A l’heure où la marchandisation croissante de nos sociétés valorise de manière quasi exclusive la rémunération du travail et de l’engagement, quelle place donner désormais au bénévolat ? Pourtant reconnu comme indispensable au bien-être collectif, le bénévolat saura-t-il s’adapter à une évolution parfois inquiétante ? « Il y a quarante ans, le bénévolat était quasiment une obligation dans certains domaines, constate Denise Moser présidente de l’association forum bénévolat .ch . Aujourd’hui, les bénévoles choisissent ce qu’ils veulent faire, ils souhaitent que ça leur plaise et leur donne des relations sociales. Et c’est le principal problème auquel on est confronté aujourd’hui: les bénévoles préfèrent s’engager sur le court terme pour être libre ensuite ! » Besoins croissants Résultat: s’il est aisé de mobiliser des bénévoles en nombre considérable pour l’organisation ponctuelle de manifestations sportives ou culturelles - l’engouement suscité chaque année pour le Paléo Festival ou pour l’organisation de l’Euro en Suisse en 2008 en est un bon exemple - , il demeure très difficile pour les associations de repourvoir aux postes vacants au sein de leurs comités. « Dans certains domaines comme la santé, les besoins en bénévoles vont être croissants dans les années qui viennent, s’inquiète Denise Moser. Un des problèmes, c’est que les candidats potentiels sont de plus en plus impliqués dans leur activité professionnelle. D’où l’évidente difficulté de s’engager pour des actions à long terme ». « Certains secteurs du bénévolat, comme les ludothèques, les restaurants scolaires s’inquiètent en effet pour la relève, confirme la sociologue genevoise Morena La Barba, auteure du film « Regards sur le bénévolat ». Le véritable enjeu est de fidéliser les bénévoles, d’autant que, c’est vrai, les jeunes privilégient l’engagement ponctuel. Or, il faut leur faire prendre conscience que le bénévolat apporte non seulement les bases d’un réseau, mais qu’il est également générateur de compétences, deux éléments qui facilitent clairement l'entrée dans le monde du travail ». « Les bénévoles doivent savoir qu’ils ont des droits et des devoirs, et il est important de leur expliquer l’envergure de leur engagement, explique Marie-Chantal Collaud permanente à l’association Bénévolat-Vaud. Mais ces droits et devoirs existent de part et d’autre. Car personne ne doit être exclu du bénévolat, c’est aux institutions qui requièrent les services de bénévoles de leur trouver les actions qui correspondent le mieux à leur profil. Mais c’est difficile, car de nombreuses associations cherchent des bénévoles très compétents et capables de se couler aisément dans leur moule. » Risques Des bénévoles capables de se couler dans le moule, mais également de plus en plus susceptibles de faire l’objet… d’exploitation, tant il n’est pas rare de voir des engagés bénévoles travailler plus… que les salariés. Un problème de plus en plus récurrent à l’heure des diminutions de subventions, et qui implique la mise en place de nombreux garde-fous. « Je travaille dans le monde du bénévolat depuis une vingtaine d’années et j’ai rarement vu des bénévoles se faire exploiter, tout simplement parce que les gens savent se défendre, nuance Marie-Chantal Collaud. En réalité tout dépend de la personne de référence qui encadre le bénévole, et c’est une grande difficulté principalement dans le monde du bénévolat, où les politiques de ressources humaines sont aussi complexes que défaillantes ! » Dernier enjeu et non des moindres: le risque non négligeable de voir les pouvoirs publics, en ces temps de restrictions budgétaires, déléguer de plus en plus leurs tâches régaliennes aux bénévoles, que ceux-ci soient organisés en structures associatives ou non. « Jusqu’à présent, constate la responsable d’une importante association genevoise, l’Etat déléguait des tâches sociales aux fondations et autres organisations non gouvernementales, moyennant l’octroi de subventions conséquentes. Ces dernières années, ce contrat implicite semble voler en éclat car les pouvoirs publics souhaitent le maintien de prestations qu’ils ne financent plus à hauteur des besoins ! » ChA [zone]Une personne sur quatre en Suisse Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), une personne sur quatre en Suisse exerce au moins une activité non rémunérée dans le cadre d’organisations ou d’institutions, soit plus de 1,5 millions de personnes ! L’OFS tient néanmoins à distinguer le bénévolat formel du bénévolat informel, qui recouvre l’aide au voisinage, la garde d’enfants ou les services et soins à des parents ou amis qui ne font pas partie du ménage et qui mobilise près de 20% de la population suisse. Etonnamment, les hommes sont plus engagés dans le bénévolat formel et organisé dans le cadre d’institutions que les femmes (28% contre 20%), qui elles évoluent plus volontiers dans le monde du bénévolat non organisé. Effet miroir « Ceux qui s’engagent dans le bénévolat organisé en structures sont en général des personnes âgées entre 45 et 60 ans, donc en pleine activité professionnelle. En réalité, le bénévolat transcende les classes sociales et les générations, observe la sociologue Morena La Barba de l’Université de Genève. Le bénévolat a un effet miroir sur la société, il peut mettre en évidence les limites, les manques que l’on rencontre dans la vie familiale ou professionnelle. De nombreux stéréotypes collent à l’image du bénévolat et le grand public pense souvent que l’engagement bénévole se fonde sur une sorte d’hypocrisie qui est totalement fausse ». Une hypocrisie en vertu de laquelle l’engagement bénévole impliquerait un don sans attente de contre-partie. « Dans mon film (« Regards sur le bénévolat », ndlr), explique Morena La Barba, tous les bénévoles interrogés admettent volontiers qu’ils s’engagent d’abord pour eux-mêmes, qu’ils cherchent à réaliser les désirs et les besoins qu’ils ne peuvent réaliser ailleurs, qu’ils souhaitent mettre en pratique les valeurs qu’ils ne peuvent plus retrouver dans la vie familiale et sociale ». « J’aime bien donner, même si en fait je n’ai pas l’impression de donner, confirme tranquillement Marie-Louise Rabier, malentendante et bénévole à l’Amicale des malentendants de Morges. M’engager m’apporte beaucoup du point de vue social et me permet d’initier des amitiés. En réalité je reçois plus que je ne donne et ça me fait plaisir car c’est un échange ! » 700 millions d’heures Un échange certes fécond et enrichissant, mais qui représente un important volume de travail, près de 700 millions d’heures chaque année en Suisse. « En matière de bénévolat, nous n’aimons pas beaucoup articuler des chiffres car cela peut être dangereux et recouvrir des réalités très différentes, avertit Denise Moser, présidente du forum bénévolat.ch . Mais certains expriment que les 700 millions d’heures données dans le cadre du bénévolat peuvent être estimés à près de 20 milliards de francs ! »[/zone] Année européenne du bénévolat : ouvrir un nécessaire débat Le Conseil des ministres et le Parlement européen ont décrété l’année 2011 comme l’« Année européenne des activités de volontariat pour la promotion de la citoyenneté active », ou plus simplement, « Année européenne du bénévolat ». Une reconnaissance qui pourrait faire avancer les choses… Bonne nouvelle pour les millions de personnes qui donnent gratuitement chaque année de leur temps pour une association, pour une cause, ou tout simplement pour leur prochain. L’année 2011 a été consacrée par le Conseil des ministres et le Parlement européen, « Année européenne des activités de volontariat pour la promotion de la citoyenneté active », ou plus simplement, « Année européenne du bénévolat ». L’objectif de cette action est de donner à l’ensemble des organisations actives dans le domaine du bénévolat, et elles sont légion, les moyens d’améliorer la qualité et la reconnaissance des actions bénévoles, de sensibiliser l’opinion publique à la valeur et à l’importance de leur action et, pourquoi pas, de susciter de nouvelles vocations. Utile La Suisse ne reste pas étrangère à l’événement, loin de là. Dans tous les cantons, de nombreuses associations s’associent pour célébrer cette Année, avec de nombreuses manifestations. Pour la Romandie, c’est d’ailleurs l’association Bénévolat-Vaud qui a été mandatée pour coordonner et promouvoir l’ensemble des activités (www.anneedubenevolat2011.ch ). Avec une question: journée du sida, journée de ceci, semaine de cela. De telles manifestations ont-elles un réel impact sur le public ? Servent-elles réellement les causes qu’elles sont supposées soutenir ? « L’intérêt d’une année comme celle-ci, est qu’elle permet de rendre visible le bénévolat, précise Denise Moser, présidente de forum bénévolat.ch . Beaucoup de gens ignorent ce qu’est réellement le bénévolat. Ils pensent que c’est ennuyeux, qu’il s’agit de travailler avec des personnes âgées, etc. La réalité est tout autre, et cela peut vraiment être passionnant ! Et puis sur le plan national, cela a permis une reconnaissance officielle du phénomène. Même si cela a été difficile, le Conseil fédéral a octroyé un budget pour l’organisation de la manifestation en Suisse. Et de fait, de nombreux parlementaires prennent conscience du fait que sans le travail bénévole, la société est perdue ». « Bien sûr qu’un tel événement sert à quelque chose », renchérit Marie-Chantal Collaud, permanente à Bénévolat-Vaud, dont l’objectif est, comme son nom l’indique, la promotion du bénévolat. « Grâce à cette Année, on parle du bénévolat, on évoque son importance dans la société et on ouvre un débat qui permet de poser des questions importantes. La meilleure illustration de cet état de fait est que les journalistes s’intéressent désormais à ce phénomène, ce qui était rarement le cas par le passé ». Susciter l’envie De nombreux acteurs du domaine s’inquiètent néanmoins que cette « Année du bénévolat », pour mobilisatrice qu’elle soit, ne soit qu’un simple feu de paille. « Le but n’est pas que ce soit un simple événement croustillant, puis que tout s’arrête une année plus tard, s’inquiète Marie-Chantal Collaud. Il faut que les actions mises en place dans le cadre de cette Année se pérennisent, qu’elles se placent dans une dynamique qui s’inscrit sur le long terme ! » « Bien sûr, il est clair que nous souhaitons que toutes les actions engagées en 2011 se projettent dans le futur, admet Denise Moser. Le bénévolat fait face à de nombreux défis dans nos sociétés et il est important que le débat et les manifestations se perpétuent ! » Bénévole à l’Amicale des malentendants de Morges, Marie-Louise Rabier, exprime de son côté avec simplicité la voix de ceux qui, sur le terrain, s’engagent au quotidien. « Cette Année du bénévolat, c’est un peu comme toutes ces journées que l’on organise régulièrement sur le sida, et les différentes maladies, etc., constate-t-elle. J’estime qu’il faut rester discret et savoir garder une certaine pudeur, car il n’y a pas besoin d’être reconnu pour ce que l’on fait ! » Et d’ajouter, avec philosophie: « mais j’imagine que ces manifestations sont nécessaires pour que les choses se sachent, pour susciter l’envie de s’engager auprès du public ! » ChA SUIVANT PRECEDENT
- L’AGM présente à la « Semaine des proches aidant-e-s » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine L’AGM présente à la « Semaine des proches aidant-e-s » 29 octobre 2017 Publié le : L’Association Genevoise des Malentendants, l’AGM, encourage les proches aidant-e-s qu’elle accueille sur son stand le 3 novembre prochain. La « Semaine des proches aidant-e-s », qui se déroule du 30 octobre au 4 novembre 2017 à Balexert Genève, est soutenue par le département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), par des associations et des institutions. Elle a pour but de renseigner les proches aidant-e-s sur toutes les prestations disponibles afin d’accompagner au mieux leurs actions. Il peut être parfois contraignant d’aider autrui ; des soutiens sont disponibles à ces fins dans le canton. L’AGM au rendez-vous Le vendredi 3 novembre prochain entre 12 et 16 heures, sur son stand « Je suis tout ouïe, parle avec moi ! », l’AGM propose de tester de manière interactive une bande sonore afin de se rendre compte de ce que représente une perte auditive légère, moyenne et grave. La simulation d’une conversation dans un environnement calme ou au contraire dans un lieu bruyant permettra aux visiteurs d’apprendre à mieux communiquer face à la malentendance omniprésente. Plusieurs services, fondations et associations s’attèlent à soutenir ce handicap trop peu reconnu. Selon un rapport de la Fédération Suisse des Sourds, FSS, paru cette année, plus de dix mille personnes sont atteintes de surdité totale et un million d’autres présentent des troubles auditifs à différents degrés dans notre pays, sans compter les personnes qui n’ont pas conscience de leur défaillance ou qui sont dans le déni. « L’AGM se veut porte-parole des malentendants à travers diverses actions, comme sa présence le 3 novembre », plaide le Dr Pierre Liard, Président de l’AGM. www.agm.ch Proches aidant-e-s à Genève A Genève, quelque 55'000 personnes, particulièrement les femmes âgées de 15 ans et plus, accompagnent un proche à raison d’une à sept fois par semaine. Il paraît donc essentiel que ces aides tiennent compte de leurs propres besoins. C’est pourquoi, la semaine des proches aidant-e-s propose des expositions, des conférences, de l’information et des animations, afin de les soutenir. Plus d’infos sur : www.proches-aidants.ge.ch Copyright DEAS SUIVANT PRECEDENT
- Des nouvelles fraîches | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Des nouvelles fraîches 28 février 2019 Publié le : Les nouvelles « brèves » de la Fondation forom écoute permettent de découvrir les récentes nouvelles de personnes en situation de perte auditive. Lucie Froidevaux donne le ton. La nouvelle rubrique « Brèves » est dédiée aux personnes malentendantes ayant témoigné dans un précédent article paru dans le magazine en ligne de la Fondation forom écoute. Celle-ci permet de transmettre des nouvelles du jour et tend à encourager tout un chacun à relever la tête, croire en ses désirs et les réaliser. Lucie Froidevaux est makeup artist et travaille pour L’Oréal Suisse, pour sa marque sélective Urban Decay. Engagée pour une durée déterminée d’un an, ce même contrat a été renouvelé une seconde fois. (Lire ou relire l’article « Embauche et malentendance » dans la rubrique « Les Jeunes ont la parole » paru le 17 janvier 2018). La jeune femme se dit aujourd’hui ravie d’avoir obtenu son contrat à durée indéterminée, CDI, auprès de L’Oréal Suisse en décembre dernier. Sa bi-implantation subie il y a quelques années, lui a permis de s’ancrer solidement dans la vie professionnelle. « Je suis tellement fière et soulagée d’avoir un travail stable et savoir où je me dirige dans la vie. Cela fait un bien fou. Certes, ce n’est pas facile tous les jours, mais lorsqu’on on est bien entourée, ça aide énormément ! ». Lucie, qui vient de fêter ses 30 ans le 5 février dernier, ajoute encore : « mon amoureux m’est d’un grand soutien et je l’en remercierai toujours ». Toutes nos félicitations et bonne suite Lucie ! SUIVANT PRECEDENT
- Les chiens d’assistance écouteurs, une aide bienvenue pour les malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les chiens d’assistance écouteurs, une aide bienvenue pour les malentendants 3 mai 2024 Publié le : En France, une association éduque des chiens pour venir en aide aux malentendants et sourds dans leur vie quotidienne. Inspirée d’expériences similaires en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord, la démarche rencontre un franc succès. On connaissait les chiens d’assistance pour aveugles, les chiens de soutien émotionnel pour les victimes de violences… Mais peu de gens connaissent l’existence de chiens d’assistance écouteurs pour personnes sourdes ou malentendantes. En France depuis une dizaine d’années, l’association « Les Chiens du Silence », située dans les Hautes-Pyrénées forme et met à disposition des malentendants des animaux spécialement éduqués à leur venir en aide au quotidien. Tout a commencé il y a un peu plus d’une dizaine d’années lorsque les deux fondateurs de l’association, Cathy et Frédéric, apprennent, lors d’un séjour au Canada, l’existence de ces chiens d’assistance, couramment utilisés en Amérique du Nord et en Grande Bretagne, mais pas du tout en France. Séduits, ils fondent de retour chez eux, « Les Chiens du Silence » avec pour objectif de combler ce manque. Aide concrète… « Comme les chiens pour aveugles viennent suppléer un sens manquant, les chiens écouteurs viennent remplacer l’ouïe lorsqu’elle est défaillante ou absente » explique Mickaël Ros le chargé de communication de l’association. Concrètement, ces chiens ont pour tâche d’apporter aux malentendants un soutien dans les actes ordinaires de la vie quotidienne. En intérieur, ils sont éduqués pour réagir et avertir leur maître lorsqu’un téléphone ou un micro-onde sonne, un bébé pleure etc. Et en extérieur, leur apport est encore plus vital : « Il y a un aspect ''mise en sécurité'' lorsque le malentendant évolue hors de chez lui, observe Mickaël Ros. Ainsi, si une voiture surgit, le chien pourra soit stopper son maître soit même le décaler pour éviter une collision. Et cet aspect est fondamental car même les appareils les plus puissants ne permettent pas toujours de bien entendre ou de localiser l’origine d’un son ». Pour arriver à de telles performances, ces chiens particuliers devront avoir été dressés pendant au moins deux années par des éducateurs spécialisés, dont la propre formation aura elle-même exigé deux à trois ans. C’est dire si un tel projet implique un investissement conséquent – la formation d’un chien écouteur coûte environ 20’000 francs -, et l’association les Chiens du Silence, financée exclusivement pas des dons privés, parvient grâce à ses 4 éducateurs, à former et remettre chaque année une quinzaine d’animaux. Dossier à fournir Une goutte d’eau pour un pays grand comme la France qui explique que, pour espérer obtenir un chien d’assistance écouteur, il faut, si l’on ose dire, montrer patte blanche et fournir un dossier complet. « Pour attribuer nos chiens, nous examinons plusieurs dimensions, explique Mickaël Ros. Il y a le type de besoin exprimé par la personne bénéficiaire bien sûr, mais aussi son mode de vie car elle devra pouvoir sortir et prendre soin du chien qui lui sera confié » Deux types d’animaux sont actuellement formés par « Les Chiens du Silence ». En premier lieu, le berger australien, chien par excellence pour l’assistance d’écoute : il s’attache facilement et surtout sait très bien trier les sons. En revanche, son besoin d’exercice le rend peu approprié pour d’éventuels bénéficiaire plus sédentaires. Ceux-là se verront donc plutôt remettre un labrador ou un Golden retriever, un peu moins performants en termes d’identification des sons, mais qui suffiront aux besoins des moins actifs. En dix ans d’exercice, et avec une moyenne de carrière de 8 ans pour les chiens écouteurs qui sont systématiquement mis à la retraite à l’âge de 10 ans en raison de l’importante charge de travail qu’ils auront consentie, l’association a enregistré une multitude de retours très positifs, au point que de nombreux bénéficiaires la sollicitent à nouveau lorsque leur animal a été mis à la retraite. Aide départementale « Il y a deux types de bénéficiaires qui sont particulièrement satisfaits. Les jeunes de 14-15 ans qui par exemple ont vu leurs terreurs nocturnes liés à leur surdité disparaître grâce à la présence du chien, mais aussi les personnes très isolées qui n’osaient pas sortir à cause de leur handicap auditif, récapitule Mickaël Ros. Pour ce type de publics, les chiens écouteurs ont encore plus fait la preuve de leur utilité car ils changent la vie de ceux qui en ont vraiment besoin ». Une fois remis à son maître, le chien est à la charge de celui-ci, même si en France les Maisons départementales du handicap accordent une subvention mensuelle de 50 euros qui permet de couvrir une partie des frais, nourriture et vaccins par exemple. Forte de son succès et en dépit de ses difficultés chroniques à financer ses activités l’association « Les Chiens du Silence » entend continuer à se développer. « Nous espérons recruter et former encore 2 ou 3 éducateurs pour ouvrir d’autres centres d’éducation en France et doubler le nombre de chiens mis à disposition, conclut Mickaël Ros. Ce sera encore peu par rapport aux besoins exprimés, mais ce serait déjà un énorme progrès ». SUIVANT PRECEDENT
- Lausanne : Conviviale journée des amicales romandes… | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Lausanne : Conviviale journée des amicales romandes… 15 septembre 2014 Publié le : Quand le truculent Richard Vuille, président de l’Amicale des sourds et malentendants de Lausanne organise un événement, on peut être sûr que c’est dans la bonne humeur et la convivialité. Inutile donc de préciser que les amicaliens qui se sont retrouvés le 13 septembre dernier, pour la traditionnelle rencontre annuelle des amicales romandes, ont passé une journée exceptionnelle. C’est à un double événement que les malentendants ont été conviés, en ce samedi 13 septembre. D’abord, la traditionnelle rencontre annuelle des amicales romandes, mais aussi le 90ème anniversaire de l’Amicale des sourds et malentendants de Lausanne et environs, fondée le… 22 janvier 1924 ! « C’est un plaisir de fêter à la fois notre anniversaire et d’accueillir nos amis des autres amicales » , se réjouit le truculent président de l’amicale lausannoise, Richard Vuille, d’excellente humeur comme à son habitude. « 90 ans, c’est tout de même quelque chose pour une association, qui est avec celle de Genève, la plus vieille des amicales romandes de malentendants. Et dans ce cadre, pour nous, ce qui compte avant tout, c’est le partage et la convivialité ! » [caption id="attachment_1372" align="alignnone" width="300"] Le Municipal Lausannois Marc Vuilleumier, Michèle Bruttin et Richard Vuille[/caption] Partage et convivialité ont incontestablement été au rendez-vous dès 9h15 à la salle des cantons de la gare CFF de Lausanne, puisqu’une bonne centaine d’amicaliens en provenance d’un peu partout (Fribourg, Jura, la Chaux-de-Fonds, Morges, Genève, mais aussi Pontarlier en France voisine) se sont retrouvés autour d’un sympathique café-croissant d’accueil. Après l’allocution de bienvenue prononcée par Richard Vuille, qui a tenu à rendre hommage à la présence d’André Capt, doyen, du haut de ses 95 printemps, de l’amicale de Lausanne, ce fut ensuite au tour du Municipal Marc Vuilleumier, au nom de la Ville de Lausanne, de prendre la parole. « Faire des ponts entre les différences » « Faire des ponts entre les différences, telle est la vocation des associations », a ainsi lancé le magistrat. « Entre jeunes et moins jeunes, entre pauvres et moins pauvres, mais aussi entre handicapés et valides, car les associations participent à une politique générale d’intégration qui permet d’apprendre à vivre ensemble et à nous connaître malgré nos différences ! » [caption id="attachment_1371" align="alignnone" width="225"] Andre Capt, le doyen[/caption] Un souci de l’autre qui a conduit l’édile à rendre un hommage appuyé à la présence des Jurassiens français de Pontarlier, qui lui ont répondu par une très belle ovation. Il faut dire aussi que Marc Vuilleumier, et il a tenu à le rappeler publiquement, est également particulièrement sensible à la question du handicap, lui qui souffre notoirement d’un gros problème de vue. Ce fut ensuite au tour de Michèle Bruttin, présidente de forom écoute, de rendre hommage aux amicaliens et de remercier Richard Vuille pour son accueil exceptionnel et la qualité de l’organisation de la journée de rencontre. Car en dépit de sa bonhomie, Richard Vuille, ancien sergent tout de même, a fait preuve, d’ailleurs brillamment secondé par sa très vigilante vice-présidente, d’un sens de l’organisation quasi-militaire, le déroulé de la journée étant minutieusement minuté. « Vous savez, avoue-t-il sur le ton de la confidence, organiser tout cela va assez vite : trouver une salle, des moyens de transport, etc. Ce qui est plus long et plus délicat au fond, c’est d’acheminer l’information auprès de tous les membres et de collecter leurs réponses ! » Veuf depuis quelques années, sans frères ni sœurs, l’homme qui déborde d’enthousiasme, donne de son temps avec beaucoup de générosité : « je n’ai plus de famille et mes amicaliens, sont donc un peu mes chéris ! Il est tout à fait normal que je leur rende ce qu’ils me donnent ». Une fois la partie officielle terminée, les invités se sont rendus en bus spécial des transports lausannois (Richard Vuille est un ancien de la maison !), jusqu’au restaurant du Port de Paudex. « Au départ, nous avions pensé nous y rendre tous en bateau depuis Ouchy » , explique le président de l’amicale de Lausanne. « Mais en raison des incertitudes liées au temps, en cet été plus que maussade, nous avons privilégié l’option du bus » . Port de Paudex Après un magnifique apéritif partagé dans la bonne humeur sur la terrasse du restaurant, les convives se sont retrouvés autour d’un succulent repas avec au menu, excusez du peu, saladine de rucola et artichauts aux éclats de Parmesan et suprême de poularde au thym et limoncello. Le reste de l’après midi a été consacré à une très agréable déambulation le long des berges du lac, permettant aux amicaliens, dont certains ne s’étaient pas rencontrés depuis une bonne année, de prendre des nouvelles les uns des autres. Avant de se quitter non sans se donner rendez-vous l’année prochaine, les invités ont reçu un petit cornet-souvenir, comportant non seulement des prospectus offerts par l’Office du tourisme de Lausanne, mais aussi un très sympathique message d’espoir de Richard Vuille retraçant l’extraordinaire avancée de la technologie en matière d’aide auditive depuis la fondation de l’amicale en 1924. Cerise sur le gateau, chaque convive a également reçu en souvenir de la journée, un superbe porte-clés – en série limitée - estampillé de la cathédrale de Lausanne. Une jolie manière de donner rendez-vous à tous dans 10 ans, pour le centenaire d’une belle amicale ! ChA SUIVANT PRECEDENT
- Le cinéma pour tous | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Le cinéma pour tous 27 septembre 2018 Publié le : Regards Neufs poursuit ses activités pour rendre accessible la culture cinématographique aux personnes souffrant d’une déficience visuelle ou auditive. Géré par l'association Base-Court créée en 1999, Regards Neufs a trouvé son public au fil des ans. Initialement, cette plateforme est dédiée uniquement à la programmation de films courts suisses et internationaux. Depuis 8 ans, elle propose également des longs métrages avec audiodescription en salle et sous-titrage. Elle promeut ainsi l’accès à la culture cinématographique aux personnes déficientes visuelle ou auditive. En 2015, la fondation forom écoute publiait un article à ce sujet. Le point aujourd’hui, deux ans après l’entrée en scène de l’application Greta en Suisse et la formation d’audiodescripteurs romands. Regards Neufs propose des films sous-titrés dans différentes salles de cinémas romandes depuis 2010. Dans un premier temps, cette prestation était offerte aux personnes malvoyantes ; l’offre s’est ensuite étendue à Genève et Martigny dédiée aux personnes sourdes et malentendantes. Celle-ci restait tout de même restreinte, car elle concernait quasi exclusivement les personnes en situation de handicap visuel ou auditif ; l’audiodescription était audible dans la salle et le sous-titrage présent à l’écran. L’audiodescription des longs métrages documentaires et de fiction financés par l’Office fédéral de la culture étant obligatoire, une formation d’audiodescripteur professionnel a été donnée en 2016 et 2017. Depuis deux ans, l’association prend son essor au niveau national, grâce aux applications Greta (audiodescription) et Starks (sous-titrage). Dès lors, trois nouveaux films par mois sont proposés à leur sortie en salle, ainsi que dans le cadre de festivals. Greta deux en un A l’origine, l’application mobile Greta permettait d’accéder uniquement à l’audiodescription et Starks au sous-titrage dans toutes les salles suisses lors des séances tout public. Le téléphone se synchronise automatiquement à la bande son du film sans connexion wifi. L’audiodescription est audible dans un simple casque branché au smartphone et la lecture du sous-titrage s’effectue sur l’écran. Depuis 2018, ces deux applications sont regroupées sur l’application Greta. Il suffit de choisir si l’on souhaite accéder à l’audiodescription ou au sous-titrage lors de la première connexion. La lecture du sous-titrage pour les personnes sourdes et malentendantes sera encore améliorée avec la sortie prochaine de lunettes connectées. Au service de la sensibilisation Depuis 2014, Regards Neufs organise des ateliers de sensibilisation à l’audiodescription dans des classes primaires. L’objectif est de rendre attentives les personnes valides aux questions du handicap et à l’importance de l’accessibilité de la culture au plus grand nombre. Les élèves écrivent eux-mêmes l’audiodescription d’un court métrage avec le concours d’une pédagogue formée. Cette démarche leur permet de se mettre dans la peau d’une personne aveugle ou malvoyante en situation de projection, afin de décrire de la manière la plus pertinente les actions et les éléments nécessaires à la bonne compréhension du film. La recherche du mot juste pour une description précise et respectant l’esprit de l’auteur implique un travail rigoureux de la langue. Suite à l’écriture, les élèves interprètent et enregistrent leur audiodescription dans un studio son ; une occasion de travailler l’interprétation et la diction. Un making-of et un DVD édité complètent ce dispositif. Ils présentent ensuite le fruit de leur travail durant une séance publique en salle de cinéma. Elle aura lieu le samedi 13 octobre à la Cinémathèque Suisse à 11h. Le Génie de la boîte de raviolis de Claude Barras sera projeté avec l’audiodescription réalisée par les élèves. Leur travail sera également visible le même jour à la Bibliothèque d’Yverdon. Entre 10h30 et 11h30, Bruno Quiblier, directeur de Base-Court y présentera le film et le travail de sensibilisation réalisé par Regards Neufs. Droit d’écoute Si depuis 2016 l’audiodescription fait partie des exigences de l’Office Fédéral de la culture auprès de producteurs de films par le biais d’une ordonnance, les sous-titrages pour personnes sourdes n’ont pas l’obligation d’être produits. Il reste encore du travail pour que le public sourd et malentendant ait accès à un plus grand nombre de films. Les milieux du handicap visuel, notamment la Fédération Suisse des Aveugles, se sont fortement mobilisés pour que la production d’audiodescriptions progresse tant à la télévision qu’au sein de la production cinématographique helvétique. Alors que la création de sous-titres est bien moins chère, le cadre légal ne spécifie rien en la matière. Regards Neufs encourage les associations qui représentent les intérêts du public touché par un handicap auditif à se mobiliser pour obtenir que les films suisses soient également sous-titrés lors de leur sortie en salle. Elle poursuit ses efforts dans le but de voir la loi évoluer. Bouillon de culture Regards Neufs collabore tout au long de l’année avec des festivals de films tels que Visions du réel, Le Festival de Locarno, le GIFF à Genève ou encore le Festival du Film de Zurich. Durant sa 14ème édition qui se déroule du 27 septembre au 7 octobre 2018, Regards Neufs y propose deux films avec audiodescription et sous-titrage en allemand : Les ailes du désir de Wim Wenders et Wolkenbruch de Michael Steiner. « Nous intervenons également sur invitation d’autres institutions culturelles, dont la Biennale Out of the Box, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ou le CHUV, afin de faire mieux connaître les méthodes d’accessibilité du cinéma pour les personnes touchées par un handicap », précise l’équipe de Base-Court. Pour les projections en festival et les sorties de films en salle ou toute autre activité, les informations sont disponibles sur le site : http://www.regards-neufs.ch/ [border-around color="blue"]A voir et à entendre Samedi 13 octobre 2018 Projection : Le Génie de la boîte de raviolis de Claude Barras, Cinémathèque Suisse à 11h. Présentation : résultats du travail des élèves de classes primaires de l’Atelier de sensibilisation à l’audiodescription, Bibliothèque d’Yverdon-les Bains de 10h30 à 11h30. Présentation : film et travail de sensibilisation réalisé par Regards Neufs, avec le directeur de Base-Court, Bruno Quiblier.[/border-around] Copyright : Base-Court 1 Application mobile Greta, mode d’emploi. Audiodescription et sous-titrage avec les contenus disponibles au même endroit. Lors de la première connexion, choisir la version souhaitée des films dans les cinémas. L'utilisation de l'application et son interface restent inchangées : même identifiant et accès au catalogue des audiodescriptions ou sous-titres disponibles. Pour installer la dernière mise à jour de Greta, télécharger la nouvelle application sur App Store ou Google Play et choisir l'option audiodescription ou sous-titrage lors de la première utilisation. 2 sans légende SUIVANT PRECEDENT
- Jeu, mots et images parlants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Jeu, mots et images parlants 11 juin 2018 Publié le : Destiné tant aux personnes malentendantes, sourdes et entendantes, le livre « Conversations en mille-feuille », paru récemment, est le premier du genre. « Conversations en mille-feuille » invite le lecteur au jeu de la narratrice qui est sourde. Des informations visuelles, écrites et graphiques reflètent la perception des échanges entre les gens. Francine Collet Poffet, elle-même malentendante, et Patricia Crelier, à la tête des éditions du goudron et des plumes ont réalisé cet ouvrage ensemble. Entretien à deux voix, sans détour ni tabou. Comment s’est manifesté le début de votre aventure à quatre mains ? FCP : « Conversations en mille-feuille » est né de l’envie de partager un vécu différent. Raconter des anecdotes de la vie d’une enfant malentendante et de la jeune femme qu’elle est devenue, qui a construit tout un système visuel et mental pour pallier à sa surdité. PC : C’est le premier livre que nous écrivons ensemble. Nous avons pu profiter de nos expériences sensorielles différentes, l’une étant sourde et l’autre entendante. Toute cette démarche a été très enrichissante et porteuse de sens. Nous avons souhaité une approche ludique et gaie pour témoigner d’une réalité peu connue, parfois douloureuse. Quel est le concept ? FCP : L’idée est de faire alterner une page de texte avec une double-page de gravures, qui fonctionne comme une métaphore visuelle de ce que perçoit Paula, le personnage malentendant du livre. C’est pourquoi certaines images sont tronquées ou décalées. Le mouvement de va-et-vient que suppose cette lecture non linéaire est une expérience pour le lecteur. Elle pourrait rejoindre ce que vivent certains malentendants toujours à la recherche d’indices. Ils vont et viennent entre les différents morceaux du discours qu’ils ont perçus pour tenter de constituer un message cohérent. Dans quels contextes le livre a-t-il pris forme ? FCP : Le projet de transcrire visuellement mon vécu quotidien au milieu des conversations a mûri progressivement. J’ai commencé avec un livre d’occasion. Comme je comprends un mot sur deux, j’ai découpé un mot sur deux dans le texte et j’ai collé les mots enlevés dans les bords de la feuille. Avec d’autres livres, j’ai découpé les déterminants, puis les consonnes sifflantes, etc. Tout ce que je n’entendais pas. Ces trous et ces blancs formaient comme un puzzle aléatoire. Peu à peu j’ai expérimenté d’autres procédés, toujours en lien avec le papier et la matière des mots écrits. Creuser dans l’épaisseur des conversations et voir apparaître un ou plusieurs mots sans liens apparents. Empiler des couches de textes, avec un liseré ou une dentelle graphique. Effiler des lignes de mots. Le texte entrelacé perd sa signification initiale. Il devient un matériau brut. Le résultat donne envie de toucher, de passer le doigt dessus pour découvrir ce nouveau graphisme à la fois tactile et visuel. Ces mots qui s’entrechoquent, se juxtaposent deviennent une métaphore visuelle de ma perception des échanges entre les gens : des conversations en mille-feuille. Peut-on l’associer à une autobiographie voire une thérapie ? FCP : Il s’agit d’une fiction, inspirée de ma vie. La rédaction de ce livre ainsi que le travail en duo avec Patricia pour les images résonnent en moi. C’est une activité créative qui me procure beaucoup de joie et de plaisir. Quand et quelle forme de surdité vous a été diagnostiquée ? FCP : Je subis une surdité sévère à 95 % depuis ma petite enfance et suis appareillée depuis l’âge de 7 ans. Est-ce que l’écriture est votre principale activité professionnelle ? FCP : Ecrire a toujours été une grande ressource, et à titre professionnel je suis la rédactrice responsable du journal de l’institution où je travaille. Comment vivez-vous votre quotidien ? FCP : J’entends un mot sur deux, ne perçois pas les déterminants des noms, les noms propres sont du charabia. Le flot des mots m’arrive avec ses blancs et ses trous. Les mots sont hachés, les syllabes ajourées, les voyelles en relief et les consommes sifflantes invisibles. Je dois inventer du sens entre ces pièces sonores sans queue ni tête, assembler des bouts de conversations qui tombent devant mes yeux à toute vitesse et je perds souvent le fil de ces galimatias. Quel est l’objectif principal de cet ouvrage ? PC : J’espère qu’il permettra au lecteur de vivre en quelque sorte le mode opératoire de Paula, la jeune femme sourde atypique, qui regorge de « trucs » pour comprendre le monde qui l’entoure, avec ses sons brouillés. Nous avons inventé Paula et Margot, une femme sourde et l’autre non. Ces personnages nous ont emmenées sur les chemins de l’amitié, de la gourmandise et du jeu. Les images sont inspirées des découpages et collages de Francine, qui tente de transcrire visuellement ce qu’elle capte des sons dans sa vie quotidienne. De vraies dentelles, avec des vides et des pleins, comme dans sa bande-son ! Quelle a été votre motivation principale ? PC : Francine Collet Poffet est une amie de longue date. Depuis 35 ans, elle me raconte à quoi ressemble sa vie, les quiproquos et les malentendus liés à sa surdité atypique, mais aussi les stratégies perpétuelles développées pour « être sur la même longueur d’onde que son interlocuteur », le décalage fréquent, l’effort constant que cette vigilance suppose, la fatigue. Ces phénomènes sont invisibles et peu connus du grand public. Vu l’ampleur et la richesse de ce « matériau », j’ai proposé à Francine que nous imaginions une fiction, qui aborderait le sujet en transparence. Comment ont réagi les personnes présentes lors du vernissage en avril dernier ? PC : Nous avons de nombreux retours de lecteurs qui aiment être acteurs dans la démarche. Les jeux visuels qui dialoguent avec le texte sont appréciés car ils suscitent le doute voire la controverse et c’est exactement ce que nous avons souhaité avec Francine ; proposer une image intrigante, insolite, qui ne soit pas claire tout de suite, pour rendre compte des sons mal captés, partiellement entendus, mal devinés. Beaucoup de lecteurs nous disent qu’ils n’imaginaient pas cette réalité. Ils apprennent vraiment quelque chose. Il pourrait y avoir une suite vu l’intérêt que ce livre suscite. Est-ce les éditions du goudron et des plumes éditent d’autres livres de ce genre ? PC : C’est le premier livre que nous éditons sur la malentendance. Notre fil rouge est la gravure. Nos livres sont imprimés à la main sur les presses de notre atelier de gravure à Chevenez. Le sujet de la surdité se prêtait merveilleusement bien aux possibilités qu’offre la linogravure avec ses creux et ses reliefs, ce qu’on voit, ce qu’on devine, ses vides et ses pleins, l’inversion gauche - droite. Quand on grave, le résultat n’est pas visible immédiatement. Il faut l’imaginer. Vous l’aurez compris, ce livre est destiné à tout public, sourd, malentendant ou entendant. Les uns découvriront un monde qu’ils ignorent, les autres se reconnaîtront dans l’un ou l’autre des passages de l’ouvrage. A dévorer sans modération ! www.dugoudronetdesplumeseditions.ch . SUIVANT PRECEDENT
- Constat d’échec pour le remboursement forfaitaire des appareils auditifs | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Constat d’échec pour le remboursement forfaitaire des appareils auditifs 27 octobre 2020 Publié le : Une étude publiée ce mois-ci par l’OFAS le confirme : contrairement à ce qui était escompté, le remboursement forfaitaire des appareils auditifs n’a pas fait baisser leur prix, loin s’en faut. Un échec annoncé de longue date par les associations en lien avec le handicap auditif et par Stefan Meierhans, Monsieur Prix. Ni plus ni moins qu’un constat d’échec. Dès sa mise en œuvre en 2011, forom écoute avait pointé les risques que la réforme en plus d’être injuste, allait être franchement inefficace . Publiée ce 22 octobre par l’OFAS, une étude intitulée « Analyse der Preise und der Qualität in der Hörgeräteversorgung » (analyse des prix et de la qualité de la fourniture d’appareils auditifs) qui suit l’évolution des prix de la fourniture d’appareils auditifs (appareils et services) depuis 2011, vient renforcer s’il en était besoin, ce constat : le remboursement forfaitaire des appareils auditifs n’a pas permis la baisse escomptée du prix des appareils auditifs. Pour faire simple, le système de remboursement forfaitaire est fondé sur un principe : sauf cas de rigueur, les assurances sociales allouent à chaque malentendant un montant forfaitaire (840.- francs pour un appareil auditif et 1'650.- francs pour deux appareils). Libre ensuite à chacun et à chacune d’aller acquérir où il le veut – y compris à l’étranger-, l’appareil de son choix et même – espoir illusoire –, d’empocher la différence s’il venait à ne pas dépenser l’entier de son forfait. Coup de fouet à la concurrence ? L’objectif était donc de donner un coup de fouet à la concurrence et ce faisant, de faire peu à peu baisser le prix des appareils sur le marché. « L’OFAS, peut-on lire dans le communiqué publié sur son site internet s’attendait à ce que le nouveau système renforce la concurrence sur le marché des appareils auditifs en suscitant l’intérêt croissant des personnes assurées pour des appareils meilleur marché grâce aux nouveaux forfaits. Cela aurait permis de baisser les prix des appareils et des services et de décharger financièrement les assurances sociales sans que la qualité de la fourniture en pâtisse ». Seulement voilà. Après les associations de sourds et malentendants, qui avaient immédiatement averti de l’inefficacité probable de la mesure , Stefan Meierhans le Surveillant des prix au niveau de la Confédération, dressait déjà dès 2015 dans les colonnes de notre magazine aux écoutes un clair constat d’échec. « Le vendeur, j’entends ici au sens large fabricants d’appareils et audioprothésistes, détient une expertise que l’acheteur ne peut par définition pas acquérir, constatait-il. Les sourds et les malentendants ne sont évidemment pas en situation de marchander et ne peuvent que s’en remettre à l’expertise du vendeur, dont ils dépendent pour leur vie et leur bien-être. C’est cette asymétrie qui fausse la concurrence et, partant, empêche d’aboutir à une baisse des prix ». En clair, le malentendant, par définition dépendant de ses fournisseurs de soins et d’appareils, ne peut être en mesure de faire jouer la concurrence, encore moins en s’adressant à l’étranger, où le suivi et les prestations en cas de problèmes ne pouvaient que décourager les plus hardis. Résultat : les coûts de la fourniture d’appareils auditifs dans l’AI, après un bref recul à la suite du passage au système forfaitaire, sont remontés à leur niveau antérieur. 95% hors du forfait Pour une raison simple, d’ailleurs pointée du doigt par le rapport et souvent avancée par forom écoute : seuls 5 % des adultes assurés à l’AI adoptent une fourniture d’appareils auditifs dans le cadre du forfait alloué, sans supplément de prix. L’écrasante majorité choisit en effet des appareils nettement plus chers, payant de sa poche la différence de coût et ce dans l’espoir logique d’obtenir la meilleure amélioration possible de leurs performances auditives. « Depuis 10 ans forom écoute et d'autres acteurs du monde de la malentendance et de l'économie ont régulièrement alerté sur l'incapacité de cette réforme à faire baisser le prix des appareils auditifs, et dont les malentendants ont malheureusement assumé le coût financier, déplore Michèle Bruttin, responsable du bureau de forom écoute. Nous espérons que l'OFAS et les autorités fédérales prendront la mesure de cette situation et proposeront un mode de financement à la fois plus efficace mais aussi plus juste pour les malentendants". L’OFAS annonce en tout cas des changements à venir dans le domaine de l’ensemble des moyens auxiliaire, incluant une évaluation de la fourniture d’appareils auditifs. L’objectif est de répondre au postulat « Personnes atteintes d’un handicap. Garantir l’accès aux moyens auxiliaires modernes » de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États. SUIVANT PRECEDENT
- Relations OFAS-forom écoute : « Des subventions, mais de lourdes contraintes !» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Relations OFAS-forom écoute : « Des subventions, mais de lourdes contraintes !» 15 mai 2015 Publié le : Forom écoute vient de renouveler le contrat de prestations qui la lie à l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) jusqu’en 2018. Présidente de la fondation romande des malentendants, Michèle Bruttin revient sur les conséquences d’un contrat qui, en échange d’une subvention publique, impose de nombreuses obligations. Le 19 février dernier, la fondation romande des malentendants signait son nouveau contrat de prestations avec l’OFAS, valable pour les années 2015-2018. Quel est l’objectif d’un tel contrat? Depuis de longues années, forom est liée à l’OFAS via un contrat de prestations redéfini tous les 4 ans. Celui de 2011-2014 étant arrivé à échéance, nous étions en négociations depuis plusieurs mois pour mettre au point celui de la période 2015-2018. D’une manière générale, ce contrat définit les prestations que doit fournir forom écoute et son sous-contractant la fondation A Capella, en échange d’une subvention annuelle versée par l’OFAS. Comment s’est déroulée cette négociation ? Les échanges avec l’OFAS se sont déroulés dans une bonne atmosphère. Mais l’Office a, au fil des années, considérablement renforcé ses exigences, devenues beaucoup plus rigides. Il a, par ailleurs, revu ses tarifs horaires dont certains ont été baissés, ceux de la lecture labiale, par exemple. Du coup, la négociation nous a demandé un énorme travail, à la fois intellectuel et administratif. Quelles sont les nouveautés du contrat 2015-2018 ? Comme je l’indiquais, l’OFAS se montre beaucoup plus restrictif que par le passé. La subvention qui nous est allouée est la même, mais le contrôle de son utilisation et de sa répartition est très renforcé, forom devant rendre compte chaque année des prestations qu’elle assure, en particulier celles qu’elle accorde directement et exclusivement aux malentendants, « les personnes cibles » selon la terminologie de l’OFAS. Quelles sont les conséquences pour forom écoute ? Elles sont multiples. La première et la plus évidente est l’énorme charge administrative qui retombe sur la fondation et en particulier sur le personnel. Nous devons suivre les activités que nous finançons de manière beaucoup plus rigoureuse, et même chronométrée, que par le passé. C’est un gros travail supplémentaire, d’autant qu’il faut répondre à des critères très précis. Ainsi, pour être financé et reconnu comme prestation, notre congrès perçu comme trop « international » dans sa dénomination ancienne, doit désormais être baptisé « Journée à thème », histoire de montrer que cette prestation est clairement destinée aux malentendants suisses. Idem pour l’apéritif annuel des bénévoles, requalifié en « Rencontre »… Et puis, une mesure est particulièrement symbolique du changement que l’on doit gérer : depuis le début de cette année, l’OFAS ne verse plus à forom écoute la subvention qu’il accordait pour financer un poste de travail destiné à l’emploi d’une personne souffrant d’un handicap ! Forom écoute a tout de même pu obtenir une répartition différente du financement des boucles magnétiques… Oui, et de haute lutte, alors que depuis des années, l’OFAS ne finance plus aucune nouvelle prestation. Nous nous sommes battus pour démontrer que si une prestation s’appliquait directement aux malentendants, c’était bien les boucles magnétiques et que celles-ci devaient se trouver dans le même tableau de répartition que les conseils et cours destinés principalement au malentendants et non pas noyés dans la masse de nos autres prestations qui ont moins de valeur aux yeux de l’OFAS ! Mais il a tout de même fallu qu’une commission de l’OFAS se réunisse pour validation ! Quels autres changements sont entrés en vigueur ? En fait, l’autre grande conséquence est financière avec un grand impact sur notre fonctionnement à l’interne et avec nos partenaires. Ainsi, si une prestation assurée par forom est évaluée selon des montants qui sont supérieurs à la moyenne statistique suisse, l’OFAS intervient aussitôt. A l’inverse, si pour une raison ou une autre, forom écoute ne parvient pas à assurer une prestation pour laquelle elle a reçu une subvention, il n’y a plus de possibilité d’effectuer des provisions : la subvention est aussitôt supprimée, ou révisée à la baisse par l’OFAS si la prestation n’a été assurée que partiellement. C’est d’ailleurs pour cela que pour cette année, et afin que les malentendants ne perdent pas la subvention correspondante, forom écoute, en tant que faîtière, a pu décider de rétrocéder 50'000 francs à son sous-contractant, la fondation A Capella. L’OFAS a d’ailleurs validé cette démarche. Finalement, forom écoute va-t-elle pouvoir remplir ses missions pour les quatre années à venir ? On fera tout pour cela ! Mais au rythme où vont les choses, il nous faudra peut-être mettre en balance l’intérêt des subventions accordées par l’OFAS et l’énorme charge de travail administratif qu’elles génèrent désormais, tant la pression est grande. L’autre grande question, c’est que forom écoute assure de nombreuses autres prestations qui elles, ne sont financées que partiellement ou pas du tout par l’OFAS et par les pouvoirs publics. De fait et contrairement à notre pratique du passé, il n’est plus possible à la fondation de financer des prestations à perte. En outre, nous devons mener un inlassable travail de recherche de fonds auprès des donateurs privés qui, lorsqu’ils entrent en matière, ne financent que des projets précis et pas forcément dans son intégralité. Une chose est sûre : nous ne pouvons pas tout faire avec le budget dont nous disposons, et nous devons régulièrement faire des choix ! [zone]563'188 francs annuels Au titre du contrat de prestations 2015-2018, l’OFAS accorde chaque année une subvention de 563'188 francs, répartie entre forom écoute en tant qu’organisation faîtière à hauteur de 363'188 francs, et la fondation A Capella pour un montant de 200'000 francs, en tant que sous-contractant. Afin de justifier de l’usage des sommes allouées, forom écoute et A Capella doivent fournir chaque année à l’OFAS des données chiffrées et détaillées (activités effectuées, nombre d’heures allouées, reporting etc.) relatives aux prestations assurées par la fondation. Enfin, c’est à forom écoute que revient la responsabilité d’envoyer les données consolidées avec celles d’A Capella au 30 juin de l’année suivante.[/zone] SUIVANT PRECEDENT
- Une 17ème Journée à thème très réussie | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une 17ème Journée à thème très réussie 11 juin 2017 Publié le : La 17ème Journée à thème de forom écoute s'est déroulée hier samedi 10 juin au Musée Olympique de Lausanne, en présence d'une bonne centaine de participants, venus de toute la Suisse romande. L'intégralité des propos échangés peut être téléchargée ici en fichier word. Le thème "Proches aidants de malentendants, en quoi est-ce différent?" n'a pas manqué d'interpeler les nombreux convives qui ont largement participé à la table ronde de l'après-midi, autour Christophe Darioly et Anne-Catherine Merz, représente de l'Association suisse des parents d'enfants déficients auditifs , de Gilberto Betti, conjoint de malentendante et de Sabrina Grassi, fille de malentendante. Après un café-croissant d'accueil sous un ciel radieux dans la magnifique esplanade du Musée Olympique, suivi d'une allocution de bienvenue du Président de forom écoute, Laurent Huguenin, la matinée à commencé par une intervention de Mme Stéphanie Pin, de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Lausanne (téléchargez ici son intervention ) et qui a axé son propos sur « Le concept de proche aidant, sa genèse, son histoire, son utilité ». [caption id="attachment_2297" align="alignnone" width="495"] Anne-Claire Vonnez, Christine Burki et Stéphanie Pin[/caption] Ce sont ensuite deux oratrices de terrain, Christine Bürki directrice de l'association vaudoise espaces proches et Anne Claire Vonnez de pro infirmis qui ont présenté l'approches de leurs institutions respectives, dans la prise en charge et le soutien apporté aux proches aidants. (téléchargez les interventions de Christine Burki et d'Anne-Claire Vonnez ). Pour avoir suscité un large débat, la Journée s'est conclue sur un constat unanime. Largement peu étudiée sur la plan académique, la problématique des proches aidants de malentendant mériterait aussi bien de faire l'objet de recherches bien plus approfondies en termes de santé publiques, que de prestations plus spécialisées de la part des institutions de soutien. [caption id="attachment_2300" align="alignnone" width="516"] Les membres de la Commission Jeunesse de forom écoute ont activement participé à la préparation de la Journée[/caption] SUIVANT PRECEDENT